Le « club » des chefs d’états de la CEDEAO face aux enjeux électoraux de 2015.

31 03 2014

indexRéunis à Yamoussoukro en côte d’ivoire, dans le cadre de leur 44èm sommet, les présidents bien élus et mal élus de la communauté des états d’Afrique de l’ouest semblent préoccuper par les processus électoraux auxquels doivent faire face l’année prochaine cinq (05) pays de la communauté notamment le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Nigeria, et le Togo. Hormis le Nigéria qui s’efforce d’organiser des élections démocratiques, les quatre autres sont habitués aux processus mouvementés avec une palme d’or pour le Togo champion en holdup électoral avec l’aval de la CEDEAO et autres organisations par le biais d’observateurs véreux.
« Dans la perspective des importantes élections prévues en 2015 au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Nigeria, et au Togo, la Conférence a exprimé sa ferme détermination à contribuer à ce que ces scrutins se tiennent dans un environnement paisible, consensuel et en conformité avec les normes régionales ».
Peut-on lire entre autre dans le communiqué des chefs d’états ouest africains. Le langage reste diplomatique certes mais les normes régionales dont fait mention le communiqué sont celles de la démocratie. A cet effet, les dispositions du protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance sont claires, notamment en son article 1er en son point petit b, « toute accession au pouvoir doit se faire à travers des élections libres honnêtes et transparentes ».
Les chefs d’états dont la plupart ne savent que faire de la notion d’élections transparentes doivent dépasser l’étape de la préoccupation et travailler à ce que leurs pairs atteints du « virus du pouvoir éternel » abandonnent toute velléité de tronquer la volonté du peuple contre la leur et celle de leur clan qu’il serve au détriment de la grande majorité. Dans ce registre figure en première ligne Faure Gnassingbé qui n’a jamais gagné d’élections de même que son père qu’il a succédé dans le sang dans une mascarade électorale inouïe. Les observateurs de la CEDEAO de connivence avec la dictature dynastique du Togo ont donné un blanc seing à ce coup d’état électoral qui reste une innovation sur le noir continent.
En termes de légitimité la CEDEAO a fort à faire pour convaincre qu’elle est une force communautaire capable de faire respecter la vérité des urnes. Pour l’instant du moins dans le cas togolais, elle reste une communauté caution de la tricherie, de la fraude et du gangstérisme en matière d’élections.
Elle laisse un douloureux souvenir, qui entache sa renommée pour avoir cautionné le holdup et le génocide de 2005 inaugurant l’ère de la « démocratie dynastique » juste pour permettre à un fils des leurs, Faure Gnassingbé de capter le fauteuil présidentiel.
Les chefs d’états d’Afrique de l’ouest parlent dans leur communiqué du caractère paisible que doit avoir ces scrutins. Ces patrons ouest africains sont sensés savoir que si la volonté populaire est respectée le caractère pacifique est acquis. Les violences viennent souvent du fait que leurs homologues foulant au pied le bon sens et les normes démocratiques se maintiennent vaille que vaille au trône et ouvrent la porte à toutes les dérives.
C’est de la légitime défense pour un peuple de revendiquer que sa volonté soit respectée. La plupart des constitutions des pays de la communauté intiment l’ordre aux peuples souverains d’obliger les régimes de non droit à se conformer à leur volonté. Disposition reprise dans le préambule de la déclaration universelle des droits de l’homme en son alinéa 3, « Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression ».
2015, reste une année de tous les dangers en analysant les dirigeants en poste dans les pays qui iront aux urnes l’année prochaine, la CEDEAO doit mettre les bouchées double pour que la démocratie puisse triompher. Un pari hautement risqué pour une institution de plus en plus non crédible aux yeux des peuples ouest africains.
Le président ghanéen, John Mahama qui vient de prendre la présidence de la communauté s’aura-t-il redoré le blason d’une CEDEAO au service d’une démocratie en demi-teinte ? Les rendez électoraux de 2015 nous édifieront.

 

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