De nouvelles grèves en perspectives dans le secteur de l’éducation après les congés de pâques.

6 04 2014

L’USET, l’Union des Syndicats des Enseignants du Togo (USET) annonce les hostilités face à la politique de dilatoire que mène le pouvoir togolais qui s’obstine à ne pas répondre aux revendications qu’il juge lui-même légitime, des acteurs de l’éducation togolaise. L’un des griefs qui tient à cœur aux futurs grévistes, le gouvernement a amputé d’un certain montant le salaire de janvier de certains enseignants alors même qu’aucun mouvement de grève n’a été observé.

Selon l’USET, si prélèvement il devrait y avoir, le gouvernement le ferait sur les salaires des mois où la grève a eu lieu, comme tel, les autorités togolaises ont violé le texte de 1991 qui réglemente le droit de grève dans les services publics. Il est à souligner l’attitude du gouvernement togolais qui se comporte comme si les travailleurs togolais ont tort d’exercer le droit de grève comme méthode de revendication par essence, alors même que depuis le 19èm siècle l’humanité reconnait ce droit aux salariés d’une entreprise, d’un secteur économique, d’une catégorie professionnelle. Brandir la menace de rétention sur salaire alors même que le pouvoir de Faure ne montre aucune volonté de répondre aux revendications des grévistes c’est faire preuve de mauvaise foi.
Si rien n’est fait d’ici la semaine prochaine, les enseignants n’hésiteront pas à entrer en grève », a martelé pour sa part Abalo Akéta, rapporteur général de l’USET.
Le gouvernement face à ces cris de détresse a réagit par la voix du très zélé ministre Florent Maganawé, des enseignements primaires et secondaires, qui se dit prêt à rembourser les enseignants qui se sont vus indument prélevés leur salaire s’ils apportent la preuve de ce manquement du pouvoir en place.
Pendant que les travailleurs continuent de crier à la satisfaction de leurs légitimes revendications, de véritables litanies auxquelles les gouvernements successifs du père et du fils n’ont jamais satisfait, la minorité continue de s’enrichir au dos de ces contribuables qui sont maltraités.
Il ne faut surtout pas oublier que la mère du chef de l’état aurait été dévalisé à hauteur de trois milliards de francs CFA, que la présidence de la république va consommer de l’électricité à hauteur d’un milliard trois cents millions pour le compte de cette année 2014 pendant que les pauvres togolais tirent le diable par la queue.
L’année académique qui s’est déroulée dans des conditions approximatives et ne répond que très peu aux standards requis en la matière risque de connaitre d’autres soubresauts notamment les examens de fin d’années si l’état togolais continuer de jouer au sourd au lieu de satisfaire les revendications légitimes des acteurs de l’éducation qui sont laissés sur le carreau au nom d’une politique néfaste et improductive axée aveuglément sur la pérennisation au pouvoir.

 

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