Togo, l’association des victimes de la torture dénonce les bavures policières.

8 04 2014

Dans une lettre ouverte en date du 07 avril 2014 et adressée aux directeurs généraux de la police, de la gendarmerie et des douanes nationales, l’association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO), du commandant Olivier Amah Poko, interpelle ces responsables en charge de la sécurité et de l’intégrité des citoyens togolais et de tous ceux qui sont sur le territoire togolais à prendre des mesures idoines pour la sécurité et l’intégrité de tous.

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L’Association des Victimes de la Torture au Togo, (ASVITTO), dit constater « la recrudescence de la violence et des actes de terreurs délibérément orchestrés par les éléments des forces de l’ordre et de sécurité ». Parmi les exemples énumérés l’association pointe du doigt l’opération entonnoir 2, qui est censé lutter contre le trafic du carburant frelaté mais est transformée selon ASVITTO « en opérations d’incivilités notoires caractérisées par des actes de barbarie entre autres les bastonnades, les violations de domiciles, la chasse à l’homme et par des comportements inouïs et abjects entrainant des conséquences affreuses et horribles dont les victimes sont souvent les populations civiles et quelques rares fois certains éléments des forces assignées à l’opération ».
Ensuite le commandant Olivier Amah et ses membres reviennent sur un incident qui s’est produit le dimanche 30 mars dernier dans le quartier Vakpo Logomé, l’une des banlieues de la ville de Lomé.
« Madame LIKILOUN Abna, âgée de 47ans, revendeuse de la boisson locale communément appelée ‘‘Tchoukoutou’’ a été sauvagement rouée de coups par cinq (5) de vos éléments, lui occasionnant des blessures ouvertes au cou, des hématomes au pied droit, des douleurs à la gorge et dans tout le corps ».
Tout en s’indignant du comportement sauvage et d’une autre époque dont font montre souvent les forces de l’ordre et de sécurité du Togo, ASVITTO ne manque pas de rappeler les dispositions de la convention contre la torture que le Togo a pourtant ratifié, notamment son article 2 qui engage clairement la responsabilité de l’Etat et condamne toute circonstance pouvant servir de justificatif à ces genres de comportement.
L’association des victimes de la torture au Togo, demande instamment aux directeurs généraux de mettre un accent particulier sur la sensibilisation des agents des forces de l’ordre « dont les agissements provoquent des pertes en vies humaines et laissent des séquelles gravissimes sur les populations ».
ASVITTO ne manque pas de rappeler qu’au delà des instruments internationaux, le Togo dispose dans sa loi fondamentale des arguments qui permettent aux forces de l’ordre de lutter efficacement contre ce manque de respect de la vie, à ce titre l’association rappelle aux directeurs généraux leur entière responsabilité dans ces bavures que commettent leurs éléments et les invite à prendre des mesures et dispositions urgentes pour les faire cesser.

 


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