Togo, un an après l’assassinat de Douti et d’Anselme, les auteurs de ces crimes jouissent d’une totale impunité.

17 04 2014

imagesLe 15 avril 2013, dans la vague des manifestations qui ont secoué le milieu scolaire où les élèves réclamaient leurs enseignants en grève, les forces de l’ordre, championnes en répressions se sont encore illustrées et abattu froidement un enfant de 11 ans, Anselme Sinandaré et battu à mort cet autre jeune de 21 ans, Douti Sinalengue. Un an après, malgré les prêchi prêchas du ministre Yark Damehane qui a la propension d’annoncer des enquêtes à tout va qui n’aboutissent jamais, douze mois après, aucune suite de cette fameuse enquête dite ouverte et les assassins de ces deux jeunes innocents sont libres comme de coutume dans un pays où l’impunité est garantie pour les barbouzes du régime.
Anselme et Douti comme de milliers de togolais ont quitté cette vie en martyr sans que leurs proches et tout le peuple togolais ne sachent rien sur les circonstances exactes de ces disparitions tragiques. De plus en plus le régime togolais n’à que faire de la vie. Pour le pouvoir cinquantenaire elle peut être achetée avec quelques billets de banque. est ce d’une certaine compensation financière aux familles que le gouvernement ne daigne faire aboutir l’enquête pour situer les responsabilités et mettre à la disposition de la justice les auteurs de ces crimes ?
Alors même que la déclaration universelle des droits de l’homme auquel le Togo est partie rappelle si bien que la personne humaine est sacrée et inviolable au Togo la vie d’un citoyen ne vaut rien aux yeux des tenants du pouvoir puisqu’elle ne vaut à la limite que quelques billets de banque. Des billets qui servent à acheter le silence des proches qui doivent se taire à jamais sur ces crimes.
Cinq millions c’est la somme que la famille du jeune Anselme a reçu du pouvoir comme dédommagements selon certaines indiscrétions. Il est difficile de savoir la part que celle de Douti qui a été soumise à moult pressions a perçu ; la vie humaine n’a pas de prix et pour le pouvoir togolais il faut s’évertuer à acheter le silence des parents qui réclament justice pour leurs membres.
Un an après ces drames les organisations de défense des droits de l’homme ont intérêt face à cette inaction entretenue par les autorités togolaises de réagir. Le ministre de la sécurité, champion en annonce difficilement vérifiables avait affirmé la mise aux arrêts de l’auteur de l’assassinat du jeune Anselme. Son identité n’a jamais été dévoilée à l’opinion, l’une des marques de la politique de l’impunité.
Dans le cas de Douti Sinalengue, le pouvoir togolais n’a trouvé mieux que de servir une version mensongère en soutenant que le martyr a été emporté par une péritonite aigue pour se raviser après face à la détermination de la famille et admettre qu’il a été bastonné à mort par les forces de l’ordre.
Les députés de l’assemblée nationale depuis la minute de silence observée en hommage aux deux martyrs n’ont daigné demander une enquête parlementaire pour situer les responsabilités.
Les familles de ses victimes et toutes les autres doivent rester ferme et réclamer justice au lieu de se contenter de billets de banque qui ne peuvent faire revenir à la vie ces dignes fils que la dictature abat sans état d’âme.
En attendant qu’un jour les auteurs des crimes de sang au Togo puissent répondre de leurs actes, que la terre soit légère à Anselme Sinandaré, Douti Sinalengue et tous les autres martyrs connus ou anonymes de la dictature implacable des Gnassingbé.

 

 

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