Togo, traditionnel discours du 27 avril, Faure Gnassingbé reste fidèle à ses prêchi prêchas.

27 04 2014

faure_gnassingbeEternel chapelet de promesses et de vœux pieux. Les 27 avril se passent et se ressemblent sous Faure Gnassingbé. Les mêmes propos mielleux qui contrastent avec la dure réalité miséreuse à laquelle les populations togolaises doivent faire face au quotidien. Une vie misérable imposée par la dictature à la grande majorité pendant que la minorité dont fait partie Faure Gnassingbé continue de piller à ciel ouvert les richesses nationales.

« Les liens indissolubles qui nous unissent depuis 54 ans, en tant que citoyens d’une même nation, nous commandent aujourd’hui et plus que jamais de nous rassembler, dans un même élan et au delà de tous les clivages, autour des valeurs républicaines», a dardé le fils du père. Faure Gnassingbé venu au pouvoir en foulant au pied les règles républicaines invite les togolais au respect de ces valeurs. Faut –il en rire ou pleurer ? Ces valeurs sont basées entre autres, sur les principes de liberté et d’égalité. Sous Faure Gnassingbé les citoyens sont-ils égaux ? Seuls ceux qui vivent dans le Togo de Faure, le Togo de la minorité peuvent se contenter de ses allocutions simplistes véritables insultes à la majorité des togolais. Le Togo des Gnassingbé reste celui où le citoyen n’a de la considération qu’en affirmant son appartenance à une certaine ethnie, à une certaine formation politique, à une certaine armée, à une administration politisée et clochardisée.

La liberté sous Faure Gnassingbé reste un luxe. Sont libres ceux qui jouissent d’une impunité no limit et ont la liberté et le droit de vie et de mort sur d’autres citoyens. Telle est la liberté sous Faure Gnassingbé.
Au nom de cette fête de l’indépendance sous Faure Gnassingbé les manifestations pacifiques du CST sont interdites et réprimées encore dans le sang,
Au nom de cette fête de l’indépendance version Faure Gnassingbé, un citoyen, Alberto Olympio est empêché d’offrir un spectacle gratuit à la jeunesse togolaise.
Faure Gnassingbé parle de liberté ou est-ce un lapsus de la part du plus Faure de tous qui estime que lui et sa bande ont le droit à tout et rien pour la majorité des togolais ?

Il est facile de rendre hommage aux pères de l’indépendance comme Faure Gnassingbé a semblé le faire dans son discours, mais les pères de l’indépendance ont préconisé un Togo libre, digne et prospère contrairement au Togo divisé, pillé, avec le règne de la pensée unique que ce régime cinquantenaire impose à tout un peuple.

Faure Gnassingbé reste un homme étonnant. Il a attendu la commémoration du 27 avril pour présenter ses condoléances aux familles des victimes de l‘accident de Talo. « Je saisis l’occasion qui m’est offerte ce jour, pour m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes des drames qui ont endeuillé la nation togolaise depuis le début de cette année. Mes pensées vont plus particulièrement vers nos frères et sœurs que nous avons perdus tragiquement, il y a quelques jours, dans le terrible accident de circulation survenu à l’entrée de la ville d’Atakpamé. Je partage le deuil des familles éplorées et leur et réitère toute ma solidarité et ma compassion dans cette douloureuse épreuve qu’elles traversent ».

Il n’y aurait pas la fête de l’indépendance et son discours traditionnel que Gnassingbé second ne daignera dire un seul mot de compassion à l’occasion de cette tragédie.

Le bon sens aurait voulu que le chef de l’état puisse se déplacer sur les lieux du sinistre et instruire le gouvernement de prendre des mesures pour soulager les familles éplorées. Les togolais sont prévenus, Faure Gnassingbé qui ne s’exprime que deux fois dans l’année ont intérêt à espérer qu’il se prononce sur les drames ou les évènements heureux qu’une nation peut vivre soit le 27 avril ou le 31 décembre.

Faure Gnassingbé et son gouvernement incapables d’offrir un petit espoir à un peuple qui peine à se soigner, à se loger, à se nourrir, un peuple qui ne voit aucune lueur d’espoir pointée à l’horizon, Faure Gnassingbé ose parler d’avenir. « J’ai choisi de vous parler essentiellement d’avenir. De cet avenir que nous devons construire ensemble, dès aujourd’hui. Après presqu’une décennie d’efforts et de dur labeur, le Togo a retrouvé la stabilité. Il a renoué avec la croissance. C’est un pays plein de promesses, à tous égards. La pleine réalisation de ces promesses requiert l’engagement résolu de tous les Togolais et surtout une vision commune et partagée de l’avenir ».

Dans un Togo qui n’a que faire des règles démocratiques et du respect des droits les plus élémentaires des êtres humains. Aucun avenir ne se construit dans la dilapidation des ressources, dans l’injustice, dans la délation, dans le clientélisme, dans la falsification des faits, des les tripatouillages des textes de la république, dans l’impunité,

Plus loin, Faure Gnassingbé voit le Togo s’affirmer dans la construction d’un label de qualité et d’un pôle de compétitivité.

Un label de qualité dans une dictature héréditaire sans vision et idéal est totalement impossible à moins que le plus Faure des Gnassingbé à une baguette magique pour faire du Togo ce label de qualité. Un véritable abus utopique de la part d’un chef d’état qui pense qu’on peut relever le défi de l’excellence dans la médiocrité.

La baguette magique aux yeux de Essozimna Gnassingbé est le fameux fonds national de la finance inclusive (fnfi), un outil électoraliste dédié aux achats de consciences pour permettre à la clique au pouvoir de s’y éterniser. Véritable fonds national de la fraude inclusive comme qui dirait. C’est tout simplement dramatique pour le Togo.

« Je voudrais par ailleurs, souligner que notre marche vers une modernité pleinement assumée devra suivre la cadence de la bonne gouvernance économique et financière » après 50 ans de gestion calamiteuse, le régime en place est disqualifié pour parler de bonne gouvernance et des normes démocratiques dans le seul but d’endormir une certaine communauté internationale.

« Je vous engage ainsi à mener une lutte sans merci contre les dépenses improductives dans les administrations publiques comme privées ». A croire que Faure Gnassingbé demande aux togolais de gérer le pays à sa place pendant qu’il reste scotcher au fauteuil présidentiel.

Qui peut sévir contre les dépenses improductives dont il est la première émanation si ce n’est lui-même qui a toutes les institutions à sa merci ?
Quand la justice est sous sa coupe réglée, comment le simple citoyen peut s’engager à bannir les dépenses improductives dont la minorité use et abuse ? Faure Gnassingbé prend son rôle vraiment à la légère en accordant un grand privilège au côté jouissif du pouvoir et tous les privilèges qu’il offre mais quand il s’agit de taper du poing sur la table et rétablir un temps soi peu il en est incapable pire il demande au peuple de le faire à sa place.

Sur la question des réformes, Gnassingbé fils tout en contradiction confirme qu’il est irréversiblement atteint du syndrome du pouvoir éternel en faisant semblant de demander aux togolais de choisir entre la stabilité dans la dictature aux réformes fussent-elle indispensables. « La démocratie représentative pour laquelle nous avons opté, a légué à nos sociétés, des mécanismes qui permettent dans un esprit d’ouverture, de prendre en compte, la volonté du peuple souverain dans les choix importants et déterminants que nous sommes appelés à opérer. Adaptons ces mécanismes à nos réalités. Mais tâchons surtout d’avancer, en ayant à l’esprit notre responsabilité historique de préserver le climat d’apaisement que notre pays a su retrouver après tant de péripéties. Cette exigence fondamentale n’est pas au-dessus de nos forces. J’en suis pleinement convaincu ». Même subtile vision uniquement « faurique » reste une escroquerie morale. Rien d’étonnant de la part d’un anti démocrate. L’opposition est prévenue, Faure Eyadema préfère sa stabilité de façade à des réformes qui vont lancer le Togo sur la voie démocratique et sonner le glas de cette dynastie clanique qui doit heurter toute bonne conscience.

« Au fond, l’enjeu est de transmettre aux générations futures, un pays dans lequel elles vivront mieux que nous n’avons vécu, avec cette même fierté d’être Togolais mais aussi des citoyens d’un monde dont ils seront des acteurs à part entière, dans la paix et la fraternité ». Pour l’heure et sous son règne, les togolais ne peuvent relever la tête et afficher leur fierté d’être togolais, ce rêve Faure Gnassingbé qui reste un dictateur en puissance ne peut l’offrir aux togolais.

Les prisonniers anonymes et personnels de la République qui attendaient un miracle impossible à savoir leur libération ont aussi compris que le fils du père reste égal à lui-même. De beaux discours vaseux et creux aucune mesure concrète de la part de ce dirigeant plus occupé à garder son fauteuil gagner dans le sang que de poser des actes dignes.

Rendez vous le 31 décembre prochain pour une séance de prêchi prêchas.

 

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