Libération à Sokodé d’une dizaine de personnes présumées auteur du meurtre d’un jeune homme

22 05 2014

La modernisation de la justice et tout ce qui en découle n’est pas pour aujourd’hui sous Faure Gnassingbé. Les discours sont prononcés pour les belles oreilles et les beaux yeux des togolais mais aucune vision ni volonté de voir le Togo un jour s’engager dans la voie démocratique tant que le règne de la pensée unique et du pouvoir éternel auront le vent en poupe. La prison de Sokodé a connu une vague de libération particulière et étonnante ce mercredi. Ils sont au total dix prévenus à recouvrer la liberté comme par enchantement mais surtout une liberté achetée à près de 2 millions 300 mille francs.
En effet il y a un peu plus d’un an dans l’Adélé, à Blitta, qu’un jeune de 24 ans a été tué puis vidé de son sang. Sans doute que ce crime fait partie de la vague de disparitions que le Togo a connu avec des jeunes filles retrouvées mortes amputées de leur parties intimes. Apres avoir tué ce jeune homme de 24 ans son sang fut recueilli sans doute pour servir à des rituels comme en voit souvent en Afrique et dans certaines régions du monde soutien d’ailleurs une de nos sources.
A la suite de cet acte barbare une enquête est ouverte et une dizaine de personnes sont été arrêtées comme des supposés auteurs et commanditaires du meurtre de ce jeune homme. Ils ont été déposés à la prison civile de Sokodé depuis un an 13 mois.
Sans procès, ces présumés auteurs qui auraient opéré en réseau pour achever un être humain ont été purement et simplement libérés.
De nos investigations il ressort que c’est une femme député, du parti au pouvoir, UNIR de Faure Gnassingbé, madame Viviane Tadjéré de connivence avec son mari actuellement en voyage qui aurait versé ce montant juges corrompus, ceux là même sous Gnassingbé 2 qui ont le droit de libérer les prévenus sans procès malgré la gravité de l’acte qu’ils auraient commis.
Le couple Tadjéré aurait payé le silence des juges en deux tranches d’un million. Soit au total deux millions versés. Tout calcul fait, chaque prévenu a vu sa liberté achetée à 200.000, pour dix personnes le compte est bon. 300.000 de plus auraient été versés spécialement au procureur général de Kara par l’intermédiaire d’un professeur qui officie au lycée de Hihéatro. Et c’est justement parce que le cadeau du procureur a pris du retard que la dizaine de prévenus n’a pu être libérée plus tôt.
Il est logique de se demander, dans quel intérêt ce couple de députés, pose un tel acte ? Est –il mêlé dans cette histoire du meurtre ? Sinon pourquoi débourser un tel montant pour des présumés assassins ? pourquoi ne fait-il pas semblant de s’aligner sur le discours décor de leur patron Faure Gnassingbé dont le couple serait très lié notamment madame, pour ne pas se mêler de ce dossier qui est d’une certaine gravité parce qu’on parle de meurtre? Cette affaire est trop grave pour qu’un élu du peuple ose faire obstruction à la justice et pousse l’outrecuidance à acheter le silence des juges.
Ce n’est pas la première fois que le Togo connait ces genres d’histoire et jamais aucune enquête sérieuse n’a abouti à démanteler ces réseaux qui tuent de pauvres innocents et les vident de leur sang. Pas plus tard que le week end dernier, le journal Actu Express révèle qu’une fille de 5 ans a été retrouvée morte et vidée de son sang. Les faits se sont déroulés à Ségbé dans la banlieue nord ouest de Lomé. Le phénomène semble reprendre et à l’approche des élections ses faits graves sont constatés. Est-ce une simple coïncidence ou ces meurtres en séries obéissent- ils à un rituel particulier dans un objectif précis ? Surtout que le pouvoir en place et les autorités judiciaires ne font aucun effort pour démanteler ses réseaux. La sécurité des citoyens qui fait partie des attributs régaliens de l’état ne peut être relégués dans les divers surtout face à ce fléau qui est devenu un phénomène depuis quelques temps.
Sous d’autres cieux une information judiciaire doit être ouverte sur ce couple de député qui est censé savoir que représenter une nation impose une certaine discipline dans les actes qu’on pose. Mais au « Togowana » de Faure Gnassingbé en avant les dérives, les institutions de la république sont là pour promouvoir l’impunité et encourager les travers s’ils sont l’œuvre des amis du number one togolais.

 


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