Sans surprise, les députés de Faure Gnassingbé disent niet à la limitation du mandat présidentiel et à un scrutin à deux tours.

30 06 2014

DSC0991763 voix contre (62 UNIR et 01 UFC), 27 pour (19 ANC, 06 Arc en Ciel, 01 Sursaut, 01 non inscrit, Ore Djimon) et 01 député (UFC) qui s’est abstenu tel est le résultat du vote, qui s’est déroulé au parlement sur le projet de révision de la constitution dans la suite des réformes préconisées par l’accord politique global signé en août 2006.
Les députés du parti au pouvoir, UNIR, de Faure Gnassingbé, rejettent donc conforméement à la logique du pouvoir en place le projet de révision de la constitution introduit par le gouvernement sur notamment la limitation du mandat présidentiel à deux non renouvelables et le mode de scrutin à deux tours.
La plénière de ce 30 juin 2014 n’est que la concrétisation officielle des indiscrétions qui ont filtré au cours des 05 jours de travaux à la commission des lois du parlement où les députés UNIR se sont catégoriquement opposés à toute modification de la constitution synonyme d’une avancée démocratique qui va acter le début de la fin d’une dictature qui nécessite de figurer dans le livre Guinness record.
L’opposition qui a manqué dès le départ de rappeler au gouvernement qu’il n’a pas la prérogative d’introduire directement un tel projet au parlement à l’issue de ce vote scandaleux et prévisible se dit fortement déçue mais pas étonnée.
Il n’est pas superflu de rappeler que le législateur a prévu à juste titre les conditions dans lesquelles les révisions constitutionnelles doivent se faire. La première partie de l’article 144 de la loi fondamentale du Togo rappelle que les révisions doivent être introduites par le président de la république sur proposition du premier ministre. Pourquoi le gouvernement a pu introduire directement un tel projet et que l’opposition n’a bronché?
Le pouvoir en place fait le maximum pour éviter à Faure Gnassingbé qui veut s’éterniser au pouvoir de ne pas énoncer clairement ses intentions d’un troisième, d’un quatrième et d’un éternel mandat. Alors même que la constitution exige que c’est le président de la république qui introduit le projet de révision constitutionnelle.
Au dialogue Togo Telecom 2 c’est le même schéma, silence de carpe du coté des émissaires du pouvoir sur leur réelle intention. C’est le très illisible Monseigneur Barrigah, facilitateur de ce faux dialogue qui a donné l’impression de savoir tel un liseur de boules de cristal les désirs de Faure Gnassingbé et amis.
Faure Gnassingbé en réitérant lui-même dans sa lettre réponse à Jean Pierre Fabre que l’assemblée nationale doit jouer son rôle et reste le lieu indiqué des réformes, sait pertinemment à quoi il fait allusion surtout dans un Togo où l’assemblée n’est qu’une chambre d’enregistrement pour faire les volontés.
Le scénario a différé un tout petit peu cette fois-ci. C’est le gouvernement qui demande la limitation du mandat présidentiel et le retour au scrutin à deux tours et c’est le parlement acquis au fils d’Eyadema qui dit niet à toute réforme démocratique. Le même pouvoir propose et le même rejette.
« Ce pouvoir ne fera jamais les réformes. A nous de prendre nos responsabilités… », A balancé dépité Me Paul Dodji Apevon, député de la coalition arc en ciel. Mais quand un confrère de nana FM voulait savoir ce que cette opposition fera, « je ne vous le dirai pas ce matin » a renchérit impuissant le président du CAR confirmant malheureusement que l’opposition pendant tant d’années de lutte a soit, toujours minimisé le degré de nuisance du régime togolais soit joue le jeu du pouvoir cinquantenaire.
L’opposition togolaise, qui continue d’accumuler les erreurs malgré la lutte qu’elle continue de mener au nom du peuple togolais gagnerait d’abord, à ce que la révision des réformes se fassent telle que préconisée par la loi fondamentale, ensuite elle doit comprendre qu’il faut mettre très peu d’énergie dans cette bataille perdue d’avance sur les réformes face à un pouvoir autiste pour se consacrer à comment dire et prouver à la face du monde que malgré les règles d’un jeu électoral taillé sur mesure, le pouvoir dynastique des Gnassingbé n’a jamais gagné aucune élection et que la base du fils du père ne vaut pas plus du 10% de l’électorat. Un pouvoir fondamentalement impopulaire et vomi qui se maintien par la force brute, les réseaux mafieux et autres.
A présent, cap sur la présidentielle de 2015 dans les mêmes conditions avec les mêmes résultats, sauf surprise.

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