Sokodé, quand le procureur et sa suite sèment la terreur.

19 07 2014

Les faits remontent à mercredi, une simple histoire d’obstruction de la voie devant une maison et le procureur de la ville de Sokodé, son substitut et une policière, intime de monsieur le procureur jouent aux tarzans sur deux paisibles citoyens.
Abonnés des buvettes, monsieur le procureur de Sokodé et sa suite, soit huit personnes au total ont débarqué dans leur bar favori et garé leurs véhicules devant une maison. Selon les informations, c’est une attitude pour le procureur de toujours garer son véhicule pour empêcher les occupants de cette maison d’aller et venir. Les incessantes interpellations n’ont pas trouvé écho favorable auprès du tout puissant procureur qui fait la pluie et le beau temps mais beaucoup plus le mauvais temps.
Les jeunes Sondou et Gbati, ont eu le malheur de soutenir que le véhicule du procureur obstruait le passage. Crime de lèse majesté dans un pays où l’impunité est assurée aux hors la loi, les bastonnades ont commencé. La première réaction à « Gnassingbéland » dans ces genres d’occasions, pour ceux qui se disent intouchables en éternité c’est, « tu sais qui je suis » ? En l’espèce, le procureur et sa suite ont rétorqué « qui êtes vous pour nous parler de la sorte » ? Dès que tu entends l’une ou l’autre absurdité il faut savoir que vous avez affaire aux togolais entièrement à part qui ont le doit à tout et sur tout.
Au cours de cette copieuse bastonnade la policière qui a actuellement le vent en poupe parce que copine du procureur a usé de ses griffes pour laisser de jolies cicatrices à l’un des jeunes, notamment Sondou pour avoir eu le toupet de s’adresser aux petits dieux de Sokodé.
L’incident n’était pas clos, au Togo tous ceux qui ont de toutes petites parcelles de pouvoir l’exercent à fond avec un zélé nocif. C’est ainsi que Sondou et Gbati, après 48 heures de garde à vue se sont vus déférés manu militai à la prison civile de Sokodé depuis mercredi dernier, pour avoir demandé que les véhicules puissent être garés ailleurs de façon à permettre aux occupants de la maison de se déplacer. Deux jeunes togolais sont en prison au nom d’un procureur qui traîne des casseroles telles des litanies qu’on n’aura pas le temps d’étaler le temps d’un article.
De sources concordantes ce procureur est bien connu de ses pairs dans de sombres dossiers de magouilles avec des libanais, ce qui est à la base de son affectation. Il devrait être réformé mais s’appuie sur les relations d’une des femmes de Gnassingbé Eyadema pour continuer en toute impunité à violer la loi, à semer la terreur, à abuser des mineurs de 14, 15, 16 ans qu’il affectionne particulièrement. L’objectif de cet article n’est pas de dresser le profil de celui qui se fait pompeusement appelé procureur aujourd’hui à Sokodé. Nous y reviendrons si nécessaire, mais de dénoncer cette façon inconcevable dont certains togolais pensent disposer de la vie et de la liberté des autres sans défense.
Ceux qui méritent véritablement la prison sous Faure Gnassingbé, parce que auteurs de crimes de sang et de crimes économiques sont plus que libres et ce sont les pauvres citoyens qui ne réclament qu’un minimum de droit d’exister qui sont jetés en prison.
Quand ceux qui doivent incarner une certaine étique et la justice dans un pays sont de véritables cas sociaux, protégés par une dictature nocive, la société ne peut rêver d’un avenir prometteur et malgré les discours de farce que tienne Faure Gnassingbé la réalité est tout autre.

 

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