Face aux ravages du virus Ebola, le régime togolais gagnerait à nommer un ministre de la santé.

11 08 2014
une photo de le devoir

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Il n’est un secret pour personne que le Togo de Faure Gnassingbé est sans ministre de la santé depuis la formation du dernier gouvernement. Face aux nombreuses difficultés auxquelles font face le personnel médical qui n’a cessé de multiplier les mises en gardes et  grèves pour se faire entendre notamment au niveau du SYMPHOT, (Syndicat des Praticiens Hospitaliers du Togo), le régime togolais n’a trouvé meilleure réponse à ses légitimes cris du corps soignant que d’amputer du gouvernement le ministère de la santé, secteur clé et vital dans tout pays sérieux. Une décision qui révèle la légèreté avec laquelle le Togo est dirigé. Même le féroce virus Ebola ne fait pas flipper Faure et son équipe.

Le numéro un  togolais, son premier ministre et ses ministres face à l’urgence du moment qui consiste à sauver le Togo de cette pandémie  continuent dans l’à peu avec des mesurettes qui ne font qu’augmenter la psychose au sein des paisibles populations qui pensent qu’avec de l’eau chaude, du sel et de l’oignon ils peuvent se mettre à l’abri alors même qu’un chef d’état a fait semblant de prêter serment pour être au service des togolais tel un  fidèle et loyal. Ce chef d’état a nommé un premier ministre qui a osé former son gouvernement sans ministre de la santé juste pour contourner les revendications légitimes des praticiens de la santé.

Le premier ministre togolais Arthème Ahoomey Zunu cumule donc depuis plusieurs mois le poste de ministre de la santé en plus de ses prérogatives de chef de gouvernement. La santé d’un pays et dans l’organigramme gouvernemental est trop important pour être rattaché à un autre département surtout à la primature dans le cas d’espèce. Lire le reste de cette entrée »