Fuite de capitaux au Togo, plus de 9000 milliards sortis du pays entre 2002 et 2011.

2 09 2014

GFIUn rapport du Global Financial Integrity (GFI), une ONG  américaine, sorti en décembre 2013 sur 144 pays en voie de développement dont le Togo fait des révélations vertigineuses sur le pillage à ciel ouvert du Togo au cours de la décennie 2002-2011. Sous le père comme sous le fils la gouvernance repose sur la dilapidation des ressources du pays. Mais ce braquage économique du pays s’est accentué avec la venue de Faure Gnassingbé au pouvoir avec un pic en 2008. Plus de 9000 milliards sont détournés au cours de cette période que couvre le rapport.  Si le rapport de GFI a fait l’objet d’articles de presse à sa publication le sujet a été l’objet d’un exposé de monsieur Jean Pierre Fabre, président de l’ANC, l’Alliance Nationale pour le Changement,  ce mardi dans un hôtel de Lomé.

« Ce rapport, le 3ème du genre, porte sur 144 pays dont le Togo et  présente les estimations les plus exactes, des sommes d’argent qui sortent illicitement des pays pauvres, avec la criminalité, la corruption et la fraude fiscale. Il est accablant pour les gouvernants de ces pays et met à jour l’une des raisons essentielles pour lesquelles les populations de nos pays vivent dans une extrême pauvreté, tandis que les dirigeants affichent une richesse insolente ». Lit-on dans l’exposé de monsieur Fabre.

Fabre

Fabre

La question du pillage systématique du Togo n’est un secret pour personne, le chef de l’état, Faure Gnassingbé lui-même reconnait que seule une minorité s’accapare des richesses du pays sans pour autant prendre les mesures idoines pour faire cesser cette hémorragie orchestrée par le gang au pouvoir.

Ce rapport rédigé par des économistes chevronnés  prouve à suffisance que les dénonciations des acteurs sociaux politiques togolais  ne sont pas des affabulations sorties de l’imagination fertile de ceux qui s’opposent à la politique de gabegie de la minorité dirigeante.

Entre 2002 et 2011, les fonds sortis clandestinement du Togo, atteignent à la virgule près  9 233,5 milliards de FCFA dont 8 233 milliards de FCFA entre 2005 et 2011, soit sous Faure Gnassingbé qui n’a pourtant cessé de proclamer qu’il veut faire du cher Togo un exemple de bonne gouvernance, du véritable saupoudrage servi pour bluffer une certaine communauté internationale.

 

Selon le rapport, les flux financiers illicites sortis du monde en développement en 2011, représentent environ 946,7 milliards de dollars (473 400 milliards de FCFA). Sur la décennie 2002-2011, ces flux illicites représentent 5 899 milliards de dollars US (2 949 500 de milliards de FCFA).

 

Le 27 février 2012, à la 10ème séance plénière du groupe de tête des financements innovants pour le développement à Madrid, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-Moon a reconnu que ces sources de revenus sont très importantes et a convié les pays à mettre rapidement en œuvre des politiques visant à réduire ce trafic.

 

Deux mois plus tard, à la 25ème réunion du Comité monétaire et financier international du FMI, madame Helen Clark, l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a reconnu que la réduction des flux illicites peut aider à combler le fossé entre l’aide publique au développement et le niveau de ressources nécessaire pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), en particulier à un moment où les pressions financières entravent les efforts de contributions des pays donateurs de l’Aide publique au développement (APD).

 

 

Il est clair que le Togo reste un pays riche à fort potentiel qui a la capacité de répondre aux besoins vitaux des togolais et aux revendications légitimes des étudiants, des médecins et de l’ensemble des fonctionnaires qui ne cessent de fuser depuis la prise de pouvoir de monsieur Faure Gnassingbé.

Il apparait clairement, au regard de ce rapport accablant pour les dirigeants togolais que ces derniers ne se préoccupent nullement du bien être des togolais mais s’accrochent au trône pour les privilèges que confèrent le pouvoir surtout sous les tropiques.

 

Global Financial Integrity (GFI) est une organisation non gouvernementale située à Washington qui œuvre à la promotion des politiques, des mesures de protection et des ententes nationales et multilatérales visant à freiner les mouvements transfrontaliers de capitaux illicites : corruption, contrebande, crime organisé et évasion fiscale1. Son action passe par la mise en place de partenariats stratégiques, par la diffusion de rapports de recherches et par la préconisation de solutions en vue de freiner la circulation des capitaux illégaux. Elle publie par ailleurs des articles dans la presse internationale visant à mettre en lumière des cas précis.

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