Face à une justice aux ordres, Pascal Bodjona et ses conseils s’en remettent à la cour de justice de la CEDEAO.

4 09 2014

bodj cedeaoLe Togo connu pour ses institutions taillées sur mesure au service du seul « prince gouverneur » va s’illustrer une nouvelle et énième fois à la cour de justice de la CEDEAO.  Après Kpatcha Gnassingbé et Co accusés dans le ténébreux dossier d’atteinte contre la sureté intérieure de l’état, Bertin Agba pour torture dans le dossier dite d’escroquerie internationale, les militants de sursaut Togo pour torture, les victimes de 2005 pour crimes liés à l’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir et la révocation irrégulière et illégale des députés apparentés ANC du parlement. Dans toutes ses affaires l’état togolais n’a remporté aucun procès, en revanche, le pouvoir de Faure Gnassingbé a essuyé de lamentables revers, condamné aux dépens et à dédommager avec des centaines de millions des citoyens dont les droits ont été violés. C’est au tour de Pascal Bodjona qui fait face depuis plus d’un an  à un  traquenard judiciaire assorti de toutes les incongruités, de saisir la cour de justice de  la CEDEAO pour violations de ses droits.

 De sources proches du conseil de l’ancien ministre de l’administration territoriale, Pascal Bodjona,  deux avocats, maitres Zeus Ajavon et Jil Benoit Afangbédji se sont envolés ce mercredi pour Abuja, où se trouve le siège de la cour de justice de CEDEAO.  Lire le reste de cette entrée »





FUTURES ÉLECTIONS TOGOLAISES DE MARS 2015 : Comment contourner la vérité des urnes ?

4 09 2014
Dr. Y.E Amaizo

Dr. Y.E Amaizo

ANALYSE DU 31 AOUT 2014

Si l’histoire électorale du Togo était basée sur la vérité des urnes, cela se saurait. Heureusement et malgré la mise au pas du Conseil constitutionnel et la neutralité coupable et bienveillante des pays occidentaux avec la France de Nicolas Sarkozy et ses réseaux françafricains, les résultats que produisent la contrevérité des urnes ne sont convaincants ni au plan économique, ni au plan social ou du développement à long terme. Il se prépare donc quelque chose dont les termes se jouent dès à présent pour aller crescendo au cours des mois à venir.

EMPECHER LE PEUPLE DE CONNAITRE LA VERITE DE SES URNES

Il est difficile de ne pas rappeler la seule fois où le peuple togolais a eu le sentiment d’avoir été écouté. Il s’agit du référendum de 1992 sur la Constitution du pays. Il fut question d’élections à deux tours, un mandat présidentiel de 5 ans limité à deux et surtout des garde-fous juridiques et institutionnels avec une Commission électorale indépendante et sans interventionnisme du pouvoir central. Il faut bien parler au passé car cette Constitution n’a jamais pu être appliquée telle que le peuple togolais l’avait souhaitée.

Faure Gnassingbé, au cours de ses deux mandats de 5 ans a fait détricoter cette Constitution pour des élections à un tour avec une soumission du pouvoir juridique aux pouvoir exécutif. Cela lui permet d’avaliser ce qui fait office de résultats électoraux, quitte parfois à inverser les résultats avec l’aval des juges qu’il ou ses affidés désignent. Bien sûr, on n’est jamais trop prudent. Alors, des formes modernes d’achat des consciences facilitées par le taux élevé de pauvreté, d’injustice et des ayant-droits dans le pays, mais aussi la gouvernance de la peur, de l’arbitraire et de la brutalité gratuite sans oublier le musèlement des journalistes et caméramens indépendants parfois accompagnés de publi-reportages à plus de 350 000 euros pour certains médias politiquement assimilés finissent par faire oublier que la désinformation est à son paroxysme au Togo, mais tout est feutré.

BAWARA : DE LA MASCARADE ELECTORALE A LA DISSIMULATION ELECTORALE

Le Togo est insignifiant dans un monde où les espaces chaotiques, les guerres et récemment l’épidémie Ebola occupent la une des médias. Pourtant, l’avenir proche du Togo pourrait aussi basculer tant les frustrations et haines enfouies se déclinent soit en des silences de cimetières, soit alors en des manifestations stoppées à coups de gaz lacrymogènes. La majorité silencieuse a peur de devenir une majorité indépendante. Aujourd’hui, une sorte de round d’observation a lieu entre les partis et mouvements voulant offrir une alternance au Togo et le pouvoir en place. Ce dernier tente tant bien que mal à les convaincre de le rejoindre pour une sorte de  gouvernement d’union nationale où les ministres de l’opposition sont des marionnettes. Lire le reste de cette entrée »