La stratégie de Faure Gnassingbé de « décapiter » les portes voix du nord pour s’assurer un holdup électoral inouï mise en branle sans pitié. Pascal Bodjona en prison, Abass Kaboua sur la liste d’attente, Olivier Amah convoqué chez le doyen des juges.

14 09 2014

faureLes joutes électorales constituent une bataille de mort et sans merci pour la famille Gnassingbé et acolytes qui dirigent le Togo depuis bientôt un demi-siècle. Tous les moyens sont bons pour mourir au trône et permettre une succession dynastique au fils et petit-fils en éternité. Kidnappings, massacre des populations, emprisonnements, menaces, intimidations, achats de conscience, tripatouillages des résultats, achats des observateurs nationaux et internationaux et biens d’autres moyens dignes de véritables putschistes  qui se réclament pourtant démocrates .

Plus que tous les gangstérismes électoraux auxquels le régime cinquantenaire est l’auteur et dont il a habitué les populations, l’échéance de 2015, où la majorité des togolais espèrent se débarrasser pour de bon de cette dictature,  est perçue par les bourreaux comme une échéance fatidique qui risque de sonner le glas d’un règne qui a trop duré. Alors les méthodes de braquages de voix orchestrées jusqu’alors risquent  d’atteindre un degré de  virulence jusqu’alors méconnu dans le seul but de consacrer le règne illimité d’une famille et d’une minorité qui ‘imposent aux togolais par la force des armes.

Faure Gnassingbé n’attend pas le démarrage effectif de la compétition, il est en guerre depuis plusieurs mois déjà. Dans son silence, plus qu’assourdissant  il a décidé une énième fois  de jouer la carte de l’oppression et de la tyrannie pour concrétiser son bail sur le Togo.

De sources concordantes, le fils du père conscient de la nullité de sa base électorale sur l’échiquier national n’est pas prêt à accepter une raclée électorale des plus retentissantes dans ce qu’il croit être son fief, notamment au nord du pays. Pour ce faire il faut réduire en silence tous les originaires de cette zone qui pourraient au cours des périodes électorales ouvrir les yeux aux togolais du septentrion à porter leur choix sur une alternance politique.

Le premier à abattre de la pire des façons dans une procédure judiciaire tordue en violation de toutes les règles du droit et des instruments fondamentaux des droits de l’homme est Pascal Bodjona. La trouvaille, réchauffer le puant dossier d’escroquerie dite internationale qui ne repose sur grand-chose pour le remettre en détention de façon arbitraire et abjecte. Mettre Bodjona en prison pour le torturer psychologiquement et l’amener à renoncer à ses droits en tant que citoyen, tel est la nouvelle invention du prince des tropiques. La stratégie est d’un cynisme déconcertant dépourvu de tout bon sens en ce siècle de modernité.

Le second à abattre physiquement ou dans le moindre des cas carcéralement est le tonitruant Abass Kaboua, il représenterait à lui seul un service FBI ambulant avec les secrets d’état qu’il balance de temps en temps et en public, ce qui n’est pas du gout du numéro un togolais et de son entourage. Quoi qu’il en soit Faure Gnassingbé est décidé à lui faire la fête avant 2015 car un Abass Kaboua en campagne au nord n’est pas du tout bon pour l’omnipotent. L’homme de Soumdina et patron du MRC ( mouvement des républicains centristes) ne peut que réduire et anéantir les chances du prince dèjà très impopulaire de faire un score un peu honorable.

Le troisième dans le point de mire de Gnassingbé Faure qui  est un frère de tribu est  Olivier Amah, chef d’escadron, originaire de Pya, village natal de la famille présidentielle, reconverti en ardent défenseur des droits de l’homme après avoir subi des tortures innommables dans le dossier Kpatcha Gnassingbé. Il est devenu depuis l’une des voix  écoutées qui en campagne dans le sois disant  fief du prince risque de lui être fatal en terme de score et de résultats des urnes. Dans la logique de ce plan machiavélique, le commandant Amah vient d’être convoqué chez le doyen des juges d’instruction ce mardi 16 septembre, pour quel motif ? Mystère.

A cette liste peut s’ajouter tous les leaders ressortissants du septentrion ou autre. Il ne coutera rien à Faure Gnassingbé de mettre tous ceux qui s’opposent à lui au chaud pour qu’il soit le seul compétiteur qui sera proclamé grand « perdant vainqueur » conformément aux habitudes de la dictature gnassingbéenne. Le Professeur Komi Wolou, le professeur Aimé Gogué, maitre Abi Tchessa, maitre Raphael Kpande Adzare peuvent se retrouver dans l’œil du cyclone à tout moment.

Sans oublier la stratégie du traditionnel achat de conscience qui sera quadruplée dans les plateaux et doublée dans les autres compartiments du pays avec une dose de matage pour les populations sud qui ne  voudraient pas la boucler et accepter que le fils d’Eyadema est le roi du Togo.

La machine de l’oppression électorale est mise en branle et peut être nommée, « fouettez les tous en prison on les lâchera après le braquage de 2015 ». Car par ici les caprices du prince sont plus que des ordres, quitte à régner sur les animaux, les choses et la minorité.

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