Togo, Koffi Kounté confirme l’intrusion de l’exécutif dans les décisions de justice.

23 09 2014

kountéInvité de l’émission fenêtre sur l’Afrique sur radio Kanal K en Suisse, l’ancien président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, (CNDH), Koffi Kounté,  en exil depuis la publication du rapport sur la torture dont ont été victimes kpatcha et Co accusés dans l’affaire d’atteinte contre la sureté intérieure de l’état rompt le silence. Réfugié à Paris depuis trois ans, koffi kounté  se prononce sur l’état  de la justice au Togo.  Malgré sa prudence légendaire quand il s’agit de donner son opinion sur certains sujets sensibles, l’ancien président de la CNDH  reconnait que la justice togolaise est malade de ses acteurs mais elle souffre  aussi  de l’intrusion du pouvoir exécutif.

Sur le rapport qui lui vaut l’exil, Koffi Kounté confirme qu’ensemble avec son équipe d’alors ils ont fait leur enquête avec  professionnalisme et impartialité à l’issue de laquelle il a été établi que  Kpatcha Gnassingbé et Co accusés ont effectivement été victimes de traitements cruels inhumains ou dégradants. Koffi Kounté regrette que le pouvoir n’ait  pas apprécié les résultats du rapport et a préféré le falsifier. Plus encore, Koffi Kounté s’étonne que les recommandations depuis lors soient restées lettres mortes. « La question de l’impunité demeure. Dans le rapport incriminé, les personnes mises en cause n’ont pas été poursuivies jusqu’alors, alors  que les faits relevés sont graves, des faits de torture sont des crimes et doivent être sanctionnés » a rappelé l’ancien président de la CNDH. « L’impunité perpétue les violations des droits de l’homme, seuls les sanctions peuvent dissuader les auteurs de ces actes », a martelé le magistrat togolais. Lire le reste de cette entrée »