Au centre hospitalier régional de Tabligbo, une petite fille de 11 mois amputée de sa jambe gauche.

17 10 2014
KLOUTSE Nouagnon Afi, la victime

KLOUTSE Nouagnon Afi, la victime

INTRODUCTION

Depuis quelques années, nous ne cessons de dénoncer l’incompétence et l’inconscience professionnelle au sein de l’Administration Togolaise. Parmi les hommes et les femmes recrutés et employés par l’Etat au service du peuple, certains se comportent hors norme et refusent d’assumer la mission qui leur est assignée et d’autres sans doute  incompétents. Ils  pénalisent au quotidien le peuple et le rend victime et malheureux. Pourtant, ils sont payés et rémunérés par le contribuable Togolais. Malheureusement, le service est médiocre et sans qualité.

L’une des pauvres victimes est une petite fille de onze (11) mois amputée de sa jambe gauche à cause de l’incompétence ou l’inconscience professionnelle de l’équipe médicale du Centre Hospitalier Régional( CHR)  de   TABLIGBO.

LES FAITS.

Le 12 Avril 2013, alors qu’elle n’était encore âgée que  de 11 mois, la petite KLOUTSE Nouagnon Afi a été admise au CHR de Tabligbo pour des soins suite à une fièvre dont elle souffrait. Les agents qui ont reçu l’enfant en consultation lui ont administré une injection avant de prescrire d’autres médicaments aux parents.

En quittant l’hôpital, les parents ne pouvant pas croire qu’en faisant confiance à l’équipe médicale de  ce centre de santé, ils ont commis une erreur fatale qui va non seulement affecter à vie leur fille mais aussi eux-mêmes durant toute leur vie sur terre.

Les heures qui ont suivi, les pieds de la fille ont commencé par s’enfler de manière rapide la plongeant ainsi entre la mort et la vie. Les parents n’ont pas pu fermer les yeux durant toute la nuit. Le lendemain lorsque les parents sont retournés à l’hôpital pour manifester leur inquiétude par rapport à l’évolution de l’infection, le staff médical les a rassurés avant de leur prescrire de nouveaux produits.

Le 14 Avril 2013 la petite a été évacuée à l’hôpital de Saint De Dieu d’Afagnan mais compte tenu de la gravité du cas, elle a été dépêchée à la Clinique Autel d’Elie. Le 15 Avril 2013, il a été procédé au scanner dont les frais évalués à Trente mille (30 000) francs CFA ont été payés par le médecin Directeur du Centre Hôpital Régional (CHR) de Tabligbo.

Comme la situation ne s’améliorait guère, l’enfant va être évacuée le 17 Avril 2013 au CHU Sylvanus Olympio. Malheureusement l’évacuation étant tardive, l’enfant était atteinte de l’infection et il  n’y avait rien à faire que d’amputer la petite fille de sa jambe gauche. Les possibilités pour cet enfant de vivre comme les autres sont désormais compromises et elle va trainer son mal pour toujours. Ce handicap qu’elle n’a pas eu en naissant, est l’œuvre de l’indifférence et de la négligence  voire l’incompétence ou de l’inconscience professionnelle des individus qui prétendent pourtant avoir la vocation de traiter  les maux des êtres humains.Les conséquences sont tragiques et dramatiques sur la vie de la petite fille :

  • Ses capacités physiques sont considérablement réduites ad vitam aeternam. Même si elle sera contrainte de se voir poser une prothèse, elle ne pourra plus jamais user de sa plénitude de ses efforts physiques. Elle sera contrainte d’être assistée toute sa vie. Elle ne pourra pas avoir droit à certaines études et à certains emplois à cause de ce handicap.
  • Bref c’est un sous-homme que cet hôpital vient de créer et le seul fait d’y penser lorsqu’elle va commencer à acquérir le discernement rendra sans nul doute sa vie malheureuse.

Les préjudices  subis sont énormément illimités et doivent être réparés mais des sommes d’argent ne suffiront pas à réparer certaines anomalies préjudiciables dont elle souffrirait à jamais.

Quant aux parents, non seulement, ils ont eu à exposer d’énormes frais dans le traitement malgré leurs revenus très modestes, mais vont aussi souffrir toute leur vie des préjudices moraux er financiers en raison du handicap de leur enfant.

Les auteurs de ce crime crapuleux, plus de un (1) an après ne s’inquiètent ni se soucient guère du dommage qu’ils ont causés. La preuve, sur Six Cent Quarante Quatre Mille Trois cent Trente Cinq (644 335) Francs CFA qu’ont coûté les frais du traitement, le CHR de Tabligbo n’a supporté que  Cent Soixante Quatre mille (164 000) francs CFA laissant ainsi les pauvres parents dans la dette.

Toutes les voies de recours par un huissier de justice et un avocat pour le règlement même à l’amiable sont soldées par la mauvaise foi des responsables du CHR de Tabligbo et la Direction Générale de la Santé  qui ont été pourtant saisis du mal.

Aussi, contacté  le 28 juillet 2014 par le MMLK, le Directeur du CHR de Tabligbo n’a jamais daigné se préoccuper des mesures concrètes pour améliorer  les conditions morales, physiques et financières et de la petite fille et de ses parents. On sent plutôt qu’il profère des menaces envers les parents et n’est pas du tout prêt à aucun consensus avec les victimes.

RECOMMANDATIONS

 

  • Le MMLK demande instamment à l’Etat de prendre des mesures pour sanctionner l’ensemble de l’équipe médicale du CHR de Tabligbo ; lui demande également de s’approprier de cette situation en vue de garantir un  lendemain meilleur à la petite fille malgré son handicap.
  • Le MMLK appelle les organisations de défense des droits de l’homme à une mobilisation massive pour la défense et la protection des droits de la
  • Le MMLK demande au Haut Commissariat aux Droits de l’Homme et à L’UNICEF d’avoir un droit de regard dans cette affaire.

 

CONCLUSION

La situation tragique intervenue au Centre Hospitalier Régional (CHR) de Tabligbo qui a abouti à amputer la jambe gauche à la petite fille est la preuve du malaise et du disfonctionnement général au sein du secteur de la santé au Togo. Nous n’en voulons que pour preuve des crises récurrentes minées de grèves qui paralysent régulièrement les activités dans ledit secteur. Ce dernier est malade et manque cruellement des équipements matériels modernes appropriés pour être à la hauteur des soins et des traitements exigés par les patients. Dans ce cas il ne peut y avoir que des services ratés, décousus et nuisibles à la vie humaine comme le malheur infligé à la petite fille qui n’en a pas demandé ni voulu.

Il est impératif d’assainir le secteur de la santé au Togo par l’amélioration des conditions de travail et de vie du personnel en vue d’assurer des services de qualité aux demandeurs de prestation.

Le Président

Pasteur EDOH K.KOMI


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