Blaise Compaoré choisit la petite porte et fait désormais partie du passé.

31 10 2014

bcLe président du Faso sous la pression lâche le pouvoir auquel il s’accrochait il y a encore quelques heures. La détermination du peuple a eu raison de Blaise le têtu.

L’histoire a beau se répéter les dictateurs du noir continent font leur  l’adage : ‘’les conséquences corrigent mieux que les conseils’’. Compaoré vient de rejoindre le club des présidents qui préfèrent que le pouvoir les quitte. Les choses se sont accélérées en début de soirée ce jeudi 30 et vendredi 31 octobre et malgré qu’il veuille jouer la prolongation au pouvoir,  le compagnon et frère d’arme de Thomas Sankara n’a jamais été aussi proche de la sortie. Tel on fait son lit on s’y couche dit un autre adage.

La détermination de l’opposition aux côtés du peuple burkinabè a obligé Compaoré à revoir ses appétits de pouvoir éternel. L’armée fait irruption pour dissoudre le gouvernement et l’assemblée nationale. Décision que Compaoré d’une petite voix confirme cette décision de la grande muette. Plus rien ne sera comme avant pour le dictateur du Faso si l’opposition sait jouer avec doigté les cartes qu’elle a en main.

L’armée fait intrusion dans le débat politique en  dissolvant le gouvernement et l’assemblée nationale qui devrait avaliser la forfaiture de tripatouillage de la loi fondamentale devant permettre au président Blaise de s’offrir un énième mandat contre la volonté du peuple qui a tenu à le faire savoir par des mobilisations et une détermination à toute épreuve.

Le peuple du  Burkina ne veut plus de Compaoré après 27 ans de pouvoir et elle a gain de cause. En seulement trois jours de mobilisation elle a résolu l’équation complexe nommée Blaise Compaoré, le tout puissant ‘’président éternel’’, éternel facilitateur dans les crises en Afrique de l’ouest notamment dans lesquelles  il prend souvent parti pour l’un ou l’autre camp en fonction de ses intérêts propres  et de ce que lui dicte la France en bon fervent disciple de la France Afrique. Le pouvoir de Compaoré fera bientôt partie de l’histoire si le peuple et ses leaders savent comment « manager ».

En un jour, le peuple burkinabè a réglé le  sort de Compaoré et aura le choix et le droit de décider  de son avenir politique.

Connu comme soutien de la dictature héréditaire qui sévit au Togo, comme bras droit des rebelles dans la crise ivoirienne, médiateur dans la crise  guinéenne et  malienne, Compaoré est digne de recevoir la palme  du ‘’pompier’’ dans l’ouest africain avec une dévotion à la métropole qui lui faisait croire qu’il était intouchable et invincible.

Compaoré s’accroche au pouvoir et propose une transition d’un an. Les burkinabé comptent maintenir la pression de même que l’opposition.

L’union africaine dans une timide réaction comme à son habitude face à la position difficile d’un des membres de ce syndicat de chefs d’états fait juste part de son inquiétude. Washington aussi s’inquiète mais réitère sa position de deux mandats au pouvoir ça suffit, l’Union Européenne demande l’ouverture d’un dialogue. La France l’un des soutiens de Blaise Compaoré et de la plupart des dictateurs, joue toujours la carte de l’ambigüité qu’on lui connait en appelant les protagonistes au calme tout en veillant à la sécurité de ses ressortissants en terre burkinabè.

Une chose est sûre Compaoré a désormais compris le message du peuple burkinabè et devra partir par la petite porte. Quelle honte ?

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