La chute de Blaise Compaoré un message d’espoir pour les peuples d’Afrique en lutte pour leur dignité.

7 11 2014

agboInvité Afrique ce jeudi sur les antennes de Radio France internationale (RFI), le politicien togolais maître Yaovi Agboyibo est revenu sur les évènements au Burkina Faso et interpelle Faure Gnassingbé à prendre la mesure de la situation.

L’ancien premier ministre de Faure Gnassingbé entre 2006 et 2007, en occurrence le  président d’honneur du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) tout en reconnaissant les qualités et atouts personnels du président déchu, Blaise Compaoré dans sa gestion du Burkina, au cours de ses 27 ans de règne, affirme que l’ex numéro 1 du Faso a surestimé ses qualités personnelles car pour le bélier noir, les qualités ne suffisent pas seules pour bâtir un Etat. Il faut en plus un système de gouvernance qui passe par une alternance.  « Après tant d’années passées à la tête de l’Etat burkinabè ce n’était pas sain que le président Blaise ait cherché à manipuler la Constitution pour pouvoir rester ». relève maitre Agboyibo, avant d’indiquer qu’il faut que la République ait une raison d’être et qu’on ne peut y vivre comme dans une monarchie.

Mieux pour celui qui est présenté comme un opposant modéré au régime togolais, la situation au Burkina va certainement avoir un échos au Togo qui doit en tirer les leçons au regard de certaines similitudes notamment la question de la longévité au pouvoir et la question de la répartition des ressources nationales de manière équitable entre toutes les couches sociales.

Maitre Agboyibo, n’a pas manqué de rappeler les similarités entre tripatouiller la constitution pour s’éterniser au pouvoir et jouir d’une constitution taillée sur mesure au fin de rester éternellement au pouvoir, l’objectif étant de s’octroyer un règne sans fin. A cet effet il a rappelé la signature de l’Accord Politique Global qui prescrit entre autre la question de la limitation du mandat présidentiel. Cet accord est signé en août 2006  sous l’égide de l’ex président Compaoré à Ouagadougou mais il est resté lettre morte pendant près de 6 ans du fait des velléités du régime de Faure Gnassigbé de perdurer alors qu’il totalise près de 50 ans de pouvoir. « C’est dommage… Et je crois que partout et dans toutes les couches sociales, tout le monde s’attend à ce qu’on tire des conséquences de ce qui s’est passé au Burkina pour procéder aux réformes », a renchérit l’ancien premier ministre togolais.

Faure Gnassingbé doit tirer les leçons de ce qui vient de se passer au Burkina de son ex mentor Compaoré. Le numéro un togolais doit être à l’écoute de son peuple et des évènements qui se passent sur le continent a laissé entendre maître Agboyibo qui rappelle le cycle interminable des élections sans issue avant de se réjouir du processus d’assainissement quant à l’intervention des militaires dans la vie politique. Une donnée qui est valable pour tous les pays. En somme la situation du Burkina voisin du Togo va changer les données au Togo avant la présidentielles de 2015, estime le réel patron du parti des déshérités.

 


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