Les élèves officiers et sous-officiers en stage débarqués à Lomé dans la perspective de la marche du 21 novembre prochain.

13 11 2014

officiersEn stage dans les différents centres du pays, les élèves officiers et sous-officiers sont ramenés manu militari à Lomé dans le cadre des manifestions que l’opposition réunie au sein du CAP 2015 organise.

Sont concernés par ce voyage forcé, les élèves de l’Ecole des Sous-Officiers des Forces Armées Togolaises (ESFOFAT) de  Témédja,  ceux de l’Ecole des Officiers des Forces Armées Togolaises (EFOFAT) de  Pya  et ceux du Centre National d’Instruction (CNI) de  Kara. Ces  officiers et sous-officiers en stage  ont regagné Lomé depuis ce mercredi et attendent des instructions.

Selon nos informations une partie de l’effectif est déployée dans la préfecture des lacs pour appuyer les militaires du camp de Zowla, dont certains éléments ont tiré à balles réelles il y a deux semaines sur des vendeurs de carburant dit illicite faisant un mort et plusieurs blessés.

De sources concordantes,  ce déploiement inattendu qui induit la suspension des stages  pour les officiers et sous-officiers togolais est une décision du sommet dans le cadre des manifestations de l’opposition appelant les populations à réclamer les réformes politiques avant le scrutin présidentiel de 2015. Lire le reste de cette entrée »





La chute de Blaise Compaoré racontée par le juriste burkinabè Ibrahim Ilboudo.

13 11 2014
I.Ilboudo

I.Ilboudo

Ibrahim Ilboudo est un juriste burkinabè qui  réside  en France depuis 2002. Il a été de 2002 à 2006 le secrétaire  général de l’Association des Etudiants Burkinabé en France (l’AEBF) qui est la branche française  de l’Union Générale des Etudiants Burkinabé. Il a représenté  l’AEBF au sein du Collectif France contre l’impunité au Burkina Faso. Ibrahim Ilboudo est l’un des témoins oculaires de la chute de Blaise Compaoré le 30 octobre 2014. Dans cette interview exclusive, Ibrahim Ilboudo dit tout sur le balayage de Blaise Compaoré, le rôle de la France, la réhabilitation de Thomas Sankara et l’avenir du Burkina Faso. Bonne lecture.

Vous êtes l’un des témoins oculaires, vous avez vécu la chute du président Compaoré le 30 octobre dernier, décrivez nous le 30 octobre 2014 tel que vous l’avez vécu.

Pour commencer, je tiens à vous remercier de m’avoir donné la parole pour m’exprimer sur les événements politiques en cours au Burkina Faso. Je remercie également vos lecteurs d’ici et d’ailleurs.

La journée du 30 Octobre 2014 m’a trouvé à Bobo-Dioulasso la deuxième ville du Burkina Faso. La veille, pour protester contre la volonté de Blaise Compaoré suite à l’annulation du projet de la modification de l’article 37, de demeurer président jusqu’à la fin de son mandat en 2015, les leaders politiques et la société civile ont lancé un appel à manifester le 30 octobre. Cet appel a été entendu partout au Burkina Faso et surtout à Bobo-Dioulasso.

Dès 8H du matin, je me suis joins  à la manifestation qui au départ était pacifique et discipliné. Malheureusement, d’autres personnes dans la manifestation ont commencé à scander les noms de certains ténors du parti au pouvoir à Bobo et en demandant d’aller bruler leurs domiciles. Au même moment, environ vers 10 H ils ont commencé à piller les magasins et les petits commerces qui étaient ouverts. A partir de cet instant, J’ai décidé de quitter le cortège des manifestants pour me rendre à la maison. Une fois à la maison, j’ai vu des pillards passer avec  divers matériels de maison et des ustensiles de cuisine emportés de chez les parents de Alain Edouard Traoré, le ministre et porte-parole du gouvernement qui est un voisin du quartier .Ensuite, J’ai vu une grosse fumée à la hauteur du même domicile. Lorsque m’a curiosité m’a poussée d’aller voir, j’ai constaté sur place que toute la maison de la famille de Alain Traoré était partie en fumée. Lire le reste de cette entrée »