Togo, deux manifestations aux fortunes diverses.

21 11 2014

marcheUn vendredi de manifestations dans les rues de Lomé, les partisans du régime cinquantenaire regroupés dans la majorité dite silencieuse et ceux de l’opposition regroupés au sein du combat pour une alternance politique en 2015 ont déferlé dans les rues de Lomé, les premiers pour soutenir les institutions et les seconds pour exiger la mise en œuvre des réformes politiques conformément à l’accord politique global que le pouvoir a pourtant signé.

Si les partisans du pouvoir ont de nouveau brillé dans l’import-export en convoyant des gens dans des bus  à une  marche qui ne répond à aucune logique si ce n’est de soutenir que nul n’a le monopole de la rue. Les regroupements proches de Faure sont dans la logique, si vous marchez nous marchons. Ils  soutiennent d’ailleurs qu’ils seront dans la rue à chaque fois que l’opposition y sera. L’autre contradiction est que la majorité silencieuse dit soutenir les réformes, qu’elles doivent se faire à l’assemblée nationale en criant au même moment que nul ne doit toucher à la constitution. Comme il fallait s’y attendre personne n’a touché à un seul cheveu aux partisans du régime togolais. Ils ont marché, les forces de l’ordre les ont encadré jusqu’à la chute. Lire le reste de cette entrée »





Togo, dysfonctionnements à la commission électorale, les prémices d’une mascarade électorale.

21 11 2014
Edem Atantsi (représentant ANC à la CENI)

Edem Atantsi (représentant ANC à la CENI)

A trois mois des élections présidentielles de 2015, les représentants de l’opposition à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI),  révèlent les dysfonctionnements orchestrés par le gouvernement togolais. Les experts internationaux à la CENI étonnent par leurs initiatives unilatérales, la commande de près de 700.000 cartes d’électeurs en catimini, le flou qui entoure la gestion des opérateurs de saisi dans le cadre du prochain recensement électoral et la question de non financement de la commission, sont les grands axes développés à la conférence de presse animée ce 20 novembre 2014  par les  représentants de l’opposition au sein de l’institution en charge de l’organisation des élections.

Le 17 aout 2012, par correspondance, le ministre de l’administration territoriale, Gilbert Bawara, informe la commission électorale de la mise à disposition de trois experts internationaux sans donner aucune indication sur les termes du contrat entre le gouvernement et ces experts. A ce jour, seul l’expert Clément AGANAHI a pris fonction et contre toute attente crée une autre cellule de travail composée de 04 autres experts  qui relèvent uniquement de son autorité. Un dérèglement qui viole les dispositions du code électoral et remet en cause la question de l’indépendance de la CENI. Lire le reste de cette entrée »