Faure Gnassingbé contre la limitation du mandat présidentiel.

26 11 2014

FGEn visite au Ghana, Faure Gnassingbé le chef de l’état togolais a dévoilé ses réelles intentions qu’il cachait mal en ce qui concerne ses velléités de s’éterniser au pouvoir comme son feu père qui a régné sur le petit Togo pendant près de 40 ans. Gnassingbé 2 va rempiler pour un troisième mandat sauf miracle.

« Tout ce que je peux vous dire, c’est que la Constitution en vigueur sera rigoureusement respectée » s’est fendu le numéro un togolais qui balaye ainsi d’un revers de la main les incessants appels des églises du Togo, des associations de la société civile, des partis de l’opposition, des représentations diplomatiques et de la communauté internationale qui exigent l’application des dispositions démocratiques que se partagent tous les pays qui ont compris que le fait de vouloir s’éterniser au pouvoir est antidémocratique et un facteur d’instabilité dans les pays. Faure Gnassingbé décidé à s’entêter et à aller contre la volonté du peuple togolais.

Le Togo reste à ce jour le seul pays de l’espace monétaire UEMOA a marqué son refus de limiter le mandat pour se conformer aux standards internationaux.

Faure Gnassingbé avec cette déclaration scandaleuse confirme non seulement qu’il va se représenter après 10 ans d’un pouvoir usurpée dans le sang et à la faveur un holdup inouï mais  compte en plus s’offrir un règne sans fin jusqu’à ce que mort s’en suive comme ce fut le cas de son feu père Gnassingbé Eyadema.

Même si Faure Gnassingbé compte réserver la primeur de sa présentation ou non à la magistrature suprême aux togolais, cette déclaration révèle qu’il sera bel et bien dans la course pour la présidentielle, c’est plutôt sa non présentation aux élections qui relèverait d’un miracle dans un pays où toutes les institutions impliquées dans le processus électoral sont au service du régime cinquantenaire.

L’opposition togolaise doit se rendre compte qu’elle est bien en face d’un chef d’état qui n’a rien à cirer des règles démocratiques.

« Naturellement, l’opposition et les partis politiques peuvent avoir une opinion sur telle ou telle chose, mais ce vers quoi nous devons tous tendre, c’est la stabilité surtout, et le respect des dispositions constitutionnelles », a ironisé le fils d’Eyadema.

Faure Gnassingbé qui bénéficie d’une modification unilatérale de la constitution  s’égosille que la constitution actuelle, qui ne limite pas le mandat et préconise un mode de scrutin à un tour ne sera pas modifiée. Faure Gnassingbé semble oublier que la constitution de 1992, votée par référendum a limité le mandat présidentiel et toilettée par son feu père qui a sauté tous les verrous pour s’éterniser au pouvoir après avoir déclaré qu’il ne va plus briguer de  mandat présidentiel et que sa parole de militaire l’engageait.

La même constitution a été tripatouillée à la mort d’Eyadema pour lui permettre, à lui Faure de remplacer son père en violation des textes et lois de la république. Finalement le clan au pouvoir s’accroche à la constitution quand ça l’arrange et la tripatouille à souhait quand ses intérêts sont menacés.

Faure Gnassingbé bluffait donc jean pierre Fabre, quand le numéro un togolais soutenait que les réformes se feront si le consensus est trouvé à l’assemblée nationale.

48 heures après le même Faure Gnassingbé ravale sa promesse et martèle que la constitution ne sera modifiée. Faure Gnassingbé aussi illisible que flou.

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