Gilbert Bawara contredit par les images des forces de défense dans les rues de Lomé le 21 novembre 2014 aux côtés des manifestants de l’opposition.

26 11 2014
G.Bawara

G.Bawara

La marche du 21 novembre du Combat pour une Alternance Politique en 2015 qui a connu une grande affluence est violemment réprimée par les forces de l’ordre et de sécurité. De plus, le pouvoir dans sa stratégie de semer la terreur dans les esprits pour empêcher les populations à sortir massivement a déversé les forces de défense dans les rues de la capitale bien armées alors que les militaires n’ont aucune prérogative dans le cadre du maintien d’ordre. Après avoir nié le doigt dans le feu que les forces de défense n’étaient pas aux côtés des manifestants vendredi nuit dans l’émission au ‘’cœur de la nation’’ sur la Télévision Togolaise, monsieur le ministre de l’administration territoriale, Gilbert Bawara ravale ses propos pour soutenir sur antennes de nana Fm dans l’émission ‘’le 12-13’’ que les forces de défense sont déployées parce qu’il y a risque d’attentats.

Le ministre Bawara est connu pour ses excès de langage, c’est le même qui a traité les togolais il y a deux ans de badauds. Il est resté le même en maniant contre-vérités et énormités à la suite de la manifestation du cap 2015. Marche qu’il a voulu interdire systématiquement sous le fallacieux prétexte qu’elle ne peut chuter au palais des congrès, siège du parlement alors que c’est le même gouvernement qui refusait à l’opposition d’autres points de chutes en lui  proposant plutôt l’esplanade du palais des congrès.

Depuis la chute de Blaise Compaoré, facilitateur  dans la crise togolaise et père adoptif du numéro un togolais qui est balayé par une insurrection partie du siège du parlement burkinabè,  le pouvoir de Lomé craint l’effet contagion et a développé une peur bleue vis-à-vis des manifestations de rues. A ce sujet, Faure Gnassingbé particulièrement agressif lors de l’audience qu’il a accordée au président de l’ANC Jean Pierre Fabre, de sources concordantes aurait soutenu que ‘’l’opposition togolaise semble pousser des ailes avec la crise au Burkina’’, avant d’ajouter comme tous ses sbires que ‘’le Togo n’est pas le Burkina’’.

Certes le Togo n’est pas le Burkina, mais la situation du Togo du point de vue politique est plus dramatique avec le règne d’une seule famille biologique, politique et clanique au pouvoir depuis près d’un demi-siècle.

Il a fallu 24 heures seulement pour que le ministre Bawara admette  que les militaires étaient bien déployés dans la ville de Lomé au motif de la manifestation. Juste après ses contre-vérités les reporters qui ont subi les menaces des forces de défense ont publié plusieurs photos qui confirment  la présence des militaires hors des casernes. Pris la main dans le sac, le super ministre n’a eu d’autres choix que de reconnaitre ce que tout le monde entier sait avec désolation.

‘’Nous avons déployé les forces de sécurité et des forces de défense à des endroits stratégiques de Lomé vendredi 21 novembre parce qu’il y a des risques d’attentats’’. Avant de précises que des menaces terroristes pèsent sur la sous-région. Dans ce cas, c’est tous les jours que ces forces devaient patrouiller puisque les menaces de ces genres sont permanentes et ne devraient être liées à aucune manifestation de rue.

« Vous ne devez pas être surpris par le déploiement des militaires. Il est normal lorsqu’il n’y a pas une situation extraordinaire que des éléments des forces de défense appuient en ce qui concerne la sécurisation de certains emplacements économiques ou stratégiques. Vous connaissez la situation dans la sous-région aussi bien au Nigeria avec Boko Haram qu’au sahel avec les organisations islamiques et avec la piraterie maritime. Ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire, ça arrive au Togo, c’est arrivé hier, ça arrivera, ça arrive à Paris, ça arrive à Washington. Un pays qui se soucie de la sécurité des personnes et des biens, de la préservation de ces intérêts économiques et stratégiques majeurs ne doit pas lésiner sur les moyens.  A-t-il martelé pour se justifier sans pourtant autant convaincre les esprits avisés.

Gilbert Bawara ajoutera, ‘’l’encadrement et la gestion des manifestations publiques relèvent exclusivement des forces de sécurité à savoir la police et la gendarmerie, que vous ayez vu des éléments de l’armée en train de circuler, de faire des patrouilles ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire, c’est arrivé, ça arrivera. Le but c’est de protéger la population’’.

Monsieur le ministre semble oublier que les attaques à mains armées ce sont multipliées ces dernières semaines en plein jour ou des individus armés s’emparent de colossales sommes au vu et au su de tous sans que personne ne mette la main sur eux dans un pays où le gouvernement dit prioriser la sécurité des populations et l’intégrité du territoire. Des commerçants ont été attaqués à l’aéroport de Lomé en plein jour sans que ces forces de défense n’aient pu réagir.

Il ressort de cette sortie médiatique de très zélé Bawara que la préoccupation du régime dont il membre est de se maintenir par tous les moyens au pouvoir.

 


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