Crise burkinabè, Faure Gnassingbé jouait au « légaliste » au sommet de la CEDEAO.

19 11 2014

Quand un violateur et un tripatouilleur de la constitution de son pays se fait le chantre du légalisme, c’est une plaisanterie de mauvais goût. En effet, au lendemain de la chute de son ‘’papa adoptif’’,  l’ex président Blaise Compaoré, Faure Gnassingbé le numéro 1 togolais était au sommet de la CEDEAO le 06 novembre, consacré à la situation au Burkina. De sources concordantes, relayées par le magazine jeune Afrique, Faure Gnassingbé soutenait un retour à la légalité constitutionnelle.

 Les chefs d’état de l’espace communautaire ouest africain se sont retrouvés en deux camps. Le premier piloté par ce qu’on peut surnommer, les Amis de Blaise Compaoré (ABC)  avec en tête le président ivoirien Alassane Ouattara suivi du dauphin togolais de Blaise, Faure Gnassingbé.  La constitution du Burkina comme dans presque tous les pays d’expression française, prévoit qu’il revient au président de l’assemblée nationale de diriger le pays par intérim ou au cours de la période transitoire. Dans le cas d’espèce, le président de l‘assemblée proche du président déchu était aussi en fuite avec son mentor en côte d’ivoire ; une logique quand on sait que le forcing parlementaire devrait passer par lui au cours de cette audience du 30 octobre qui devrait consacrer les velléités de présidence à vie de monsieur Compaoré. Lire le reste de cette entrée »





Abdou Diouf prône la limitation du mandat présidentiel.

18 11 2014
A.Diouf

A.Diouf

L’ancien président sénégalais et secrétaire général de l’organisation internationale de la francophonie, Abdou Diouf reçu était l’invité de la chaine de télévision tv5 où il a rappelé la nécessité de limiter le mandat présidentiel.

Prenant son propre exemple pour avoir dirigé le Sénégal pendant 19 ans,  il a tenté de modifier la constitution a reconnu que si c’était à refaire il ne ferait pas. « Je pense qu’à notre époque, deux mandats suffisent largement à la tête d’un Etat », a martelé le président Diouf rejoignant ainsi tous les démocrates du monde qui ne cessent d’attirer l’attention des dirigeants africains piqués par le syndrome du pouvoir éternel des risques qu’ils encourent en voulant s’éterniser au pouvoir.

L’Afrique est à une nouvelle phase de son évolution politique où les pilules de tripatouillage de la constitution, des holdups électoraux ne pourront plus passer. Lire le reste de cette entrée »





Togo, le dossier Kpatcha Gnassingbé débattu à Genève devant le groupe de travail sur la détention arbitraire.

14 11 2014

arbitraireL’affaire d’atteinte contre la sûreté intérieure de l’état n’a toujours pas connu son épilogue malgré l’arrêt de la cour de la CEDEAO du 03 juillet 2013 demandant que les violations sur les détenus qui n’ont pas eu droit à un procès équitable puissent cesser. L’état du  Togo est condamné à dédommager  les requérants, victimes des actes de tortures dans ce dossier. En attendant que la cour de la CEDEAO qui est  de nouveau saisie pour clarifier son arrêt ne se prononce, le groupe de travail contre la détention arbitraire va statuer dans quelques jours sur le cas Kpatcha Gnassingbé et Co accusés.

Le conseil de l’ancien ministre de la défense et demi-frère de Faure Gnassingbé a saisi par une correspondance bien explicite il y a un mois, le groupe de travail contre la détention arbitraire. Lire le reste de cette entrée »





Les élèves officiers et sous-officiers en stage débarqués à Lomé dans la perspective de la marche du 21 novembre prochain.

13 11 2014

officiersEn stage dans les différents centres du pays, les élèves officiers et sous-officiers sont ramenés manu militari à Lomé dans le cadre des manifestions que l’opposition réunie au sein du CAP 2015 organise.

Sont concernés par ce voyage forcé, les élèves de l’Ecole des Sous-Officiers des Forces Armées Togolaises (ESFOFAT) de  Témédja,  ceux de l’Ecole des Officiers des Forces Armées Togolaises (EFOFAT) de  Pya  et ceux du Centre National d’Instruction (CNI) de  Kara. Ces  officiers et sous-officiers en stage  ont regagné Lomé depuis ce mercredi et attendent des instructions.

Selon nos informations une partie de l’effectif est déployée dans la préfecture des lacs pour appuyer les militaires du camp de Zowla, dont certains éléments ont tiré à balles réelles il y a deux semaines sur des vendeurs de carburant dit illicite faisant un mort et plusieurs blessés.

De sources concordantes,  ce déploiement inattendu qui induit la suspension des stages  pour les officiers et sous-officiers togolais est une décision du sommet dans le cadre des manifestations de l’opposition appelant les populations à réclamer les réformes politiques avant le scrutin présidentiel de 2015. Lire le reste de cette entrée »





La chute de Blaise Compaoré racontée par le juriste burkinabè Ibrahim Ilboudo.

13 11 2014
I.Ilboudo

I.Ilboudo

Ibrahim Ilboudo est un juriste burkinabè qui  réside  en France depuis 2002. Il a été de 2002 à 2006 le secrétaire  général de l’Association des Etudiants Burkinabé en France (l’AEBF) qui est la branche française  de l’Union Générale des Etudiants Burkinabé. Il a représenté  l’AEBF au sein du Collectif France contre l’impunité au Burkina Faso. Ibrahim Ilboudo est l’un des témoins oculaires de la chute de Blaise Compaoré le 30 octobre 2014. Dans cette interview exclusive, Ibrahim Ilboudo dit tout sur le balayage de Blaise Compaoré, le rôle de la France, la réhabilitation de Thomas Sankara et l’avenir du Burkina Faso. Bonne lecture.

Vous êtes l’un des témoins oculaires, vous avez vécu la chute du président Compaoré le 30 octobre dernier, décrivez nous le 30 octobre 2014 tel que vous l’avez vécu.

Pour commencer, je tiens à vous remercier de m’avoir donné la parole pour m’exprimer sur les événements politiques en cours au Burkina Faso. Je remercie également vos lecteurs d’ici et d’ailleurs.

La journée du 30 Octobre 2014 m’a trouvé à Bobo-Dioulasso la deuxième ville du Burkina Faso. La veille, pour protester contre la volonté de Blaise Compaoré suite à l’annulation du projet de la modification de l’article 37, de demeurer président jusqu’à la fin de son mandat en 2015, les leaders politiques et la société civile ont lancé un appel à manifester le 30 octobre. Cet appel a été entendu partout au Burkina Faso et surtout à Bobo-Dioulasso.

Dès 8H du matin, je me suis joins  à la manifestation qui au départ était pacifique et discipliné. Malheureusement, d’autres personnes dans la manifestation ont commencé à scander les noms de certains ténors du parti au pouvoir à Bobo et en demandant d’aller bruler leurs domiciles. Au même moment, environ vers 10 H ils ont commencé à piller les magasins et les petits commerces qui étaient ouverts. A partir de cet instant, J’ai décidé de quitter le cortège des manifestants pour me rendre à la maison. Une fois à la maison, j’ai vu des pillards passer avec  divers matériels de maison et des ustensiles de cuisine emportés de chez les parents de Alain Edouard Traoré, le ministre et porte-parole du gouvernement qui est un voisin du quartier .Ensuite, J’ai vu une grosse fumée à la hauteur du même domicile. Lorsque m’a curiosité m’a poussée d’aller voir, j’ai constaté sur place que toute la maison de la famille de Alain Traoré était partie en fumée. Lire le reste de cette entrée »





Faure Gnassingbé tenu au cou par la question des réformes, obligé de dealer sur sa candidature.

12 11 2014

faureLes voix ne cessent de s’élever en faveurs des réformes constitutionnelles et institutionnelles. En conférence de presse cette semaine une douzaine d’organisation de défense des droits de l’homme ont remis sur le tapis la question des réformes. Acteurs politiques, responsables religieux, représentations diplomatiques, acteurs de la société civile tout le monde presque, appelle de tous ses vœux l’application de ses réformes que Faure Gnassingbé a promis faire depuis 2006 mais depuis lors, le numéro un togolais brille par sa mauvaise volonté. Pour l’heure et de sources concordantes, Gnassingbé premier fait entreprendre des deals autour de sa candidature.

Il se susurre dans des milieux autorisés que le locataire du palais de la marina sur la question des réformes a été pour une des rares fois secoué par la fermeté de l’appel en commun des églises presbytérienne, méthodiste et catholique qui demandaient que le débat  puissent s’ouvrir sur la question  des réformes déplorant que la séance parlementaire du 30 juin qui devrait consacrer les réformes a tourné au vinaigre. Il faut relever que les églises au Togo observent le plus souvent un silence sur la situation socio politique, une attitude qui arrange la dictature qui se nourrit de cette option. Que les églises prennent position, a fait mouche, même si certains tentacules proches du régime les ont critiqué de s’inviter dans le débat politique, elles ont été entendu par qui de droit. Lire le reste de cette entrée »





Togo, Faure Gnassingbé interpellé sur la sécurité des journalistes.

12 11 2014

pptSuite aux agressions, filatures et fouilles dont ont été l’objet deux journalistes togolais dans la récente période, le Patronat de la Presse Togolaise (PPT), écrit à Faure Gnassingbé et l’invite à prendre des mesures qui s’imposent pour veiller à la sécurité des journalistes à quelques mois seulement de la présidentielle de 2015.

Dans une correspondance en date du 31 octobre 2014, le Patronat de la presse togolaise (Ptp), informe le numéro un togolais, des agressions dont les journalistes continuent d’être la cible. Le patronat revient sur le cas de deux journalistes notamment celui de Josias Tsatsu, directeur de publication du journal le Panorama, intercepté le 15 octobre dernier par deux individus à moto qui l’ont soumis à une fouille de même que celle de son véhicule avant de proférer à son encontre des menaces. Il constatera plus tard qu’il a été suivi jusqu’à son domicile par les mêmes personnes. La saisine des autorités de la police judiciaire est restée sans suite à ce jour ce ;  une attitude qui n’est pas de nature à rassurer monsieur Tsatsu qui craint pour sa vie. Lire le reste de cette entrée »