Togo, la vie de Kpatcha Gnassingbé menacée à la prison civile de Lomé.

27 12 2014

arton2437Le dispositif sécuritaire est renforcé autour de la prison civile de Lomé depuis quelques jours selon certains prisonniers. Depuis que le député Kpatcha Gnassingbé y séjourne, la sécurité des lieux suscite commentaires de la part des quelques usagers qui empruntent les ruelles aux abords de cet autre Guantanamo national sous l’ère Faure. Pourquoi renforcer une sécurité que d’aucuns trouvent déjà de trop ? De sources concordantes la vie du député de la Kozah serait menacée par certains réseaux autour du régime togolais dont les membres seraient prêts à tout pour empêcher la libération de l’ancien ministre de la défense.

En plus du dispositif de la police, de la gendarmerie et du dispositif classique qui rythment le quotidien de la prison de Lomé, depuis quelques jours, deux jeeps des forces armées togolaises sont observés autour de la maison d’arrêt qui abrite depuis quelques années  l’un des prisonniers personnels de la république, Kpatcha Gnassingbé.

L’information d’une possible élimination du demi-frère de Faure Gnassingbé se fait de plus en plus persistante.  Notre source nous fait quelques révélations, selon elle, Il s’agit d’un clan autour du numéro un togolais qui fait feu de tout bois pour empêcher la libération de Kpatcha, pour ce faire des montages et scénarios de toute sortes sont imaginés et attribués au député de la Kozah qui ‘’serait une menace pour le pouvoir de Faure Gnassingbé’’. Faure qui aime le fauteuil présidentiel plus que tout au monde est sensible et prompt à croire sans aucune vérification toute argumentation allant dans ce sens. Lire la suite »





Togo, le Pasteur Edoh Komi l’un des hommes et femmes de l’année 2014 selon TV5 Afrique.

27 12 2014
Pasteur Edoh

Pasteur Edoh

Le président du Mouvement Martin Luther King la voix des sans voix a appris la bonne nouvelle ce samedi par la chaîne de télévision française TV5 Afrique. Une interview lui a été faite à cet effet. Elle sera diffusée dans le journal de la chaîne ce dimanche.

Le mouvement Martin Luther King reste le plus actif et omniprésent dans tous les dossiers où l’injustice sociale est de mise. Il mérite bien évidemment un trophée pour son action aux cotés des sans voix. Les employés maltraités, les conditions de détentions, le combat contre la vie chère, le respect du droit des consommateurs, le pasteur Edoh était au cœur de Tous les maux  qui touchent le citoyen lambda et fait de son mieux pour faire entendre la voix des milliers de personnes opprimées par un système judiciaire inféodé au pouvoir, des patrons véreux, les victimes des mauvaises répartitions des ressources notamment dans les zones minières et de phosphate  et bien d’autres. Lire la suite »





Togo, Awa nana récompensée pour services rendus à Faure Gnassingbé.

27 12 2014

nanaPar décret pris en conseil des ministres le 24 décembre dernier, la juge à la retraite, madame  Awa Nana Daboya bénéficie d’une double nomination.  D’abord comme médiateur de la république ensuite comme présidente du Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’Unité nationale (HCRUN). Si les milieux proches du pouvoir se réjouissent d’une telle nomination, il est utile de rappeler qu’elle est perçue par une partie de l’opinion comme une récompense de Faure Gnassingbé à celle qui a rendu des décisions de justice sujettes  à commentaires et polémiques notamment dans le dossier Kpatcha Gnassingbé pour faire plaisir au pouvoir togolais. Un double cadeau de noël  pour l’ancienne présidente de la cour de justice de la CEDEAO. Comme quoi,  Faure Gnassingbé sait jouer au papa noël en fonction de ses intérêts.

Le médiateur de la république dans les pays de tradition francophone, ‘’est une autorité indépendante personnalisée au service du citoyen. Il est chargé de résoudre à l’amiable les différends individuels opposant un administré à une administration de l’État, une collectivité territoriale, un établissement public ou tout autre organisme investi d’une mission de service public’’. Il va s’en dire qu’Awa nana, dans la peau de  médiateur de la république a ces différentes charges à accomplir. Aura-t-elle les mains libres pour être à la hauteur de cette mission ?  S’interroge un ancien dignitaire du régime. Lire la suite »





Togo, la plateforme contre la vie chère appelle à un nouveau sit-in le 26 décembre 2014.

20 12 2014
E.Sogadji au milieu de ses collègues de la plateforme contre la vie chère.

E.Sogadji au milieu de ses collègues de la plateforme contre la vie chère.

Dans une interview qu’il nous a accordé pour faire le bilan de leurs actions, monsieur Emmanuel Sogadji, le coordonnateur de la plateforme contre la vie chère dresse un bilan positif des actions menées et lance un nouveau sit-in au lendemain de la célébration de la Noel. Bonne lecture.

Quel bilan faites-vous au niveau de la plateforme contre la vie chère du mot d’ordre de boycott que vous avez lancé les 16 et 17 décembre sur la communication téléphonique et l’achat du carburant
dans les stations d’essence?

Nous dressons un bilan positif de ces actions. Dans la foulé de ces actions, nous avons constatés que la plupart des sociétés pétrolières ont refusé délibérément de vendre aux consommateurs le 15 au soir pour les contraindre de revenir les 16 et 17 décembre. Ceci était le plus remarqué dans les stations Total où moi-même j’ai été victime. Mais nous estimons que ceci a permit à la plupart des consommateurs de se rendre compte de la réalité des problèmes du secteur pétrolier que nous ne cesserons de dénoncer. Ce faisant, ces sociétés ont violé l’article 17 de la loi sur la concurrence qui interdit à tout vendeur de refuser délibérément de vendre à un consommateur puisqu’aucune communication n’a été faite par les sociétés pétrolières à ce sujet.

La direction des approvisionnements par les consommateurs dans ces deux jours nous montre à suffisance que le boycott a réussie. De plus, nous avons vu la plupart des consommateurs changer leur mode de transport. Lire la suite »





Faure Gnassingbé refuse de doter le Togo d’un cadre normatif et fonce dans l’organisation d’un scrutin présidentiel non consensuel.

20 12 2014

faureLa commission électorale nationale indépendante (Céni) continue de progresser comme si de rien n’était. L’opposition dont une partie y est représentée, joue le jeu malgré elle tout en criant réformes politiques et électorales. La commission électorale a établi son chronogramme électoral et si rien n’est fait,  le Togo va  vers un nouveau coup de force dans le cadre du scrutin présidentiel de 2015.

Ainsi le 20 janvier 2015, le corps électoral est invité à se faire recenser. La Céni va vite avec la mise en place de 42 commissions électorales et des centres de recensements. Elle assure dans la foulée les formations de ceux qui vont outiller la force sécurité élection présidentielle 2015 de même que les formations pour les acteurs de la société civile et ceux des médias. Tout ceci rien que pour le compte du mois de décembre 2014. Pour une commission qui n’avait aucun moyen financier il y a encore quelques semaines, le pouvoir togolais, champion dans les organisations électorales à la va vite  décaisse des fonds qui vont servir à organiser le holdup de 2015 avec la caution de l’ensemble de la classe politique. Lire la suite »





La rue pour exiger les réformes de la part d’un pouvoir hostile à la démocratie.

20 12 2014

cap 2015L’opposition togolaise réunit au sein du combat pour une alternance pacifique en 2015, (CAP 2015) et les organisations de la société civile ont opté entre autre stratégies pour les manifestations de  rues pour exiger les réformes politiques avant la tenue des élections présidentielles de 2015.

Les rues de Lomé la capitale et depuis une dizaine de jours celles de certaines villes de l’intérieur  sont investies par les militants et sympathisants du cap 2015 et ceux des organisations de la société civile qui n’entendent pas fléchir sur la question des réformes.

Lomé, Aného, Tsévié, Atakpamé, Sokodé sont les villes test, pour essayer de prendre le pouls des populations sur la question des réformes. La majorité des togolais veulent de ses réformes pour éviter à l’avenir que le pouvoir ne soit plus jamais confisqué  par un groupe d’individus qui en font leur chasse gardée pour opprimer l’immense majorité. Lire la suite »





Togo, la cour suprême dans les dossiers Bodjona et Kpatcha, incapable de faire triompher le droit.

19 12 2014

Réunie ce 18 décembre 2014, pour donner une suite conformément aux règles de droit dans les dossiers d’atteinte contre la sureté intérieure de l’état ou dossier Kpatcha Gnassingbé et l’affaire dite d’escroquerie internationale pour laquelle Pascal Bodjona est mis en prison, suite à une erreur judiciaire, la cour suprême du Togo, la dernière juridiction de recours en la matière a manqué de courage pour donner au droit toute sa force. Elle a préféré faire plaisir à celui qui détient le véritable pouvoir judiciaire et tous les autres : le fils du père.

Dans le dossier Kpatcha Gnassingbé, la cour suprême qui s’est rendue fautive d’un procès inéquitable conformément à l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO, contre toute attente déclare irrecevable la requête en rétractation des conseils du député de la Kozah. Comme quoi le Togo est champion dans les mascarades de procès mais rechigne à rectifier ses énormes bourdes et décisions iniques.

Kpactha Gnassingbé et Co accusés ne seront pas libérés selon le droit, si tel est le cas il y a longtemps que ces détenus devaient  recouvrir leur liberté selon l’arrêt de la cour de la CEDEAO mais ils le seront quand il plaira à Faure Gnassingbé qui est le  juge suprême du Togo et  dans ce dossier plus proche d’un montage rocambolesque que d’un réel putsch contre un pouvoir qu’il a pris lui-même à la faveur d’un triple coup de force sanglant  et pour lequel il se pavane toujours en toute liberté alors même que la constitution prévoit qu’il doit être poursuivi.

Par ailleurs, la cour de justice de la CEDEAO saisie de nouveau depuis plusieurs mois pour une clarification de son arrêt qui affirme que les requérants dans le dossier Kpatcha Gnassingbé n’ont bénéficié d’un procès équitable et ordonné que les violations puissent cesser sur les détenus doit dire clairement si les détenus doivent recouvrer la liberté. Lire la suite »