Les ‘’bourderies’’ ghanéennes de Faure Gnassingbé aux antipodes des règles démocratiques.

3 12 2014

FGAccra a été le théâtre il y a une semaine d’une déclaration à la limite de la provocation du chef de l’état togolais qui affirme que la constitution en vigueur sera rigoureusement respectée. Tollé général dans la classe politique de l’opposition, des chancelleries et au sein de l’opinion togolaise.

De quelle constitution parle-t-il se sont étonnés beaucoup de togolais. La version tripatouillée qui lui profite et qui permet une présidence à vie ou celle d’octobre 1992 dont les togolais se réclament parce que votée par référendum a plus 97% ?

Faure Gnassingbé qui joué de l’opposition togolaise comme bon lui semble depuis la signature de l’accord politique global qui lui donne un semblant de légitimité,  continue de narguer tout un peuple avec cette déclaration d’accra qui n’est qu’une partie des intentions réelles du fils d’Eyadema qui veut opérer un bail illimité sur le Togo.

Il nous revient que la pression diplomatique a été telle que le numéro un togolais était obligé d’instruire la présidence pour ravaler ses propos choquants, estimant que le chef de l’état respecterait la constitution quelle qu’elle soit  y compris en cas des réformes politiques.

Réformes Institutionnelles et constitutionnelles que Faure et son clan refusent de réaliser depuis bientôt 10 ans.

Au regard de l’évolution du contexte sous régional, régional et international  avec des derniers évènements au Burkina Faso et la chute de Blaise Compaoré, il sera difficile à Faure Gnassingbé de continuer à refuser les réformes sur la limitation du mandat, le retour au scrutin à deux tours, la recomposition de la commission électorale, de la  cour constitutionnelle ou autre.

En visite au Togo, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Ibn Chambas invite la classe politique au consensus notamment sur la question de la limitation du mandat présidentiel.

Le chef de l’état français, François hollande, enfonce le clou à l’ouverture du quinzième sommet de la francophonie, a été on ne peut plus clair à l’endroit des chefs d’états africains qui ne veulent pas être à l’écoute des peuples qui aspirent au changement et à l’alternance.

François Hollande met en garde les chefs d’états qui veulent s’éterniser au pouvoir et rassure que ‘’la France soutiendra les peuples qui revendiquent leur liberté et leur dignité’’. Le contexte a évolué, Faure Gnassingbé qui était présent à Dakar doit réviser ses appétits de pouvoir éternel et comprendre que nous ne sommes pas en 2005 ou on peut tuer des humains comme des pigeons et se prélasser éternellement dans un fauteuil usurpé. « Un homme d’état sert son pays et des valeurs et est capable de s’élever à un moment » affirme le président français dans son hommage à Abdou Diouf, le secrétaire général sortant de la francophonie. Qui dit mieux?

L’étau se resserre autour du clan Gnassingbé qui régente le Togo depuis près de 50 ans. L’opposition togolaise qui a brillé par son amateurisme et dans les conflits de leadership inutiles réussira-t-elle à mettre au cœur de la lutte l’unique intérêt du peuple togolais ? Les mois à venir nous édifieront

Le Togo élira en mars prochain son président de la république.


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