Les licenciés de l’ex OPAT en sit-in devant le ministère du travail malgré les menaces dissuasives.

8 12 2014

OPATIls sont au total 161 employés de l’ancien Office des Produits Agricoles du Togo (OPAT),  licenciés sans aucun préavis en 1996. Malgré la décision de justice qui condamne l’état togolais à payer plus de 700 millions de francs CFA au titre des dommages et intérêts seulement près de 150 millions ont versés à ce jour.

Face à l’entêtement et au refus du pouvoir togolais d’exécuter une décision de justice alors que les victimes et leurs familles continuent de vivre dans des conditions difficiles, les agents de l’ex OPAT ont décidé d’observer un sit-in ce mardi 09 décembre 2014 pour se faire entendre afin d’attirer l’attention de l’opinion sur leur situation alarmante.

A ce jour près de 50 employés de cet office sont déjà décédés du fait de ce comportement sans cœur de  non-assistance aux travailleurs en danger.

Selon les témoignages, les décès ont commencé par s’accumuler dès le premier jour des licenciements. Un employé mis à la porte n’avait reçu qu’un salaire de 15.000 franc ; rentré chez lui il informe son épouse qu’il vient de perdre son emploi et dépose sur la table du salon son modique salaire. Quelques heures après, il fait une crise et ne se réveillera plus. Les exemples sont légions. Lire le reste de cette entrée »





Prison civile de Lomé, un enfer pour des humains ou des animaux ?

8 12 2014
prison de lomé

prison de lomé

Ceci représente un énième article que nous produisons sur les conditions inhumaines qui prévalent dans les prisons du Togo notamment à la prison civile de Lomé. Nos nombreux articles ne font ni chaud, ni froid à la bande qui règne sans vergogne sur le Togo. Voici le témoignage d’un détenu qui n’a séjourné que huit jours à la prison de Lomé que nous avons rencontré pour une interview sur son séjour dans cet enfer qu’on ne peut même réserver aux animaux.  Bonne lecture.

Après seulement 8 jours passés à la prison civile de Lomé, Koffi  nous parle de ce qu’il convient pour lui d’appeler un enfer par excellence.

Bonjour monsieur, comment vous portez-vous ?

Bonjour  madame, je ne sais pas trop comment je vais, depuis le jeudi 27 novembre jusqu’à  ma sortie le vendredi  5 décembre 2014,  je ne suis pas encore ce que l’on peut appeler un humain.

-Pourquoi ?

ce que j’ai vécu à la prison civile de Lomé me dépasse, je ne sais pas comment j’ai pu supporter cela, avec des images qui me traumatisent aussi bien en journée que pendant les nuits.

Racontez-nous comment  vous avez vécu ce statut de détenu, dès votre entrée jusqu’à votre libération ? Lire le reste de cette entrée »