Togo, la cour suprême dans les dossiers Bodjona et Kpatcha, incapable de faire triompher le droit.

19 12 2014

Réunie ce 18 décembre 2014, pour donner une suite conformément aux règles de droit dans les dossiers d’atteinte contre la sureté intérieure de l’état ou dossier Kpatcha Gnassingbé et l’affaire dite d’escroquerie internationale pour laquelle Pascal Bodjona est mis en prison, suite à une erreur judiciaire, la cour suprême du Togo, la dernière juridiction de recours en la matière a manqué de courage pour donner au droit toute sa force. Elle a préféré faire plaisir à celui qui détient le véritable pouvoir judiciaire et tous les autres : le fils du père.

Dans le dossier Kpatcha Gnassingbé, la cour suprême qui s’est rendue fautive d’un procès inéquitable conformément à l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO, contre toute attente déclare irrecevable la requête en rétractation des conseils du député de la Kozah. Comme quoi le Togo est champion dans les mascarades de procès mais rechigne à rectifier ses énormes bourdes et décisions iniques.

Kpactha Gnassingbé et Co accusés ne seront pas libérés selon le droit, si tel est le cas il y a longtemps que ces détenus devaient  recouvrir leur liberté selon l’arrêt de la cour de la CEDEAO mais ils le seront quand il plaira à Faure Gnassingbé qui est le  juge suprême du Togo et  dans ce dossier plus proche d’un montage rocambolesque que d’un réel putsch contre un pouvoir qu’il a pris lui-même à la faveur d’un triple coup de force sanglant  et pour lequel il se pavane toujours en toute liberté alors même que la constitution prévoit qu’il doit être poursuivi.

Par ailleurs, la cour de justice de la CEDEAO saisie de nouveau depuis plusieurs mois pour une clarification de son arrêt qui affirme que les requérants dans le dossier Kpatcha Gnassingbé n’ont bénéficié d’un procès équitable et ordonné que les violations puissent cesser sur les détenus doit dire clairement si les détenus doivent recouvrer la liberté. Lire le reste de cette entrée »