Ultima Verba… S’il n’en reste qu’un Togolais.

8 01 2015

Les Togolais auront véritablement le destin qu’ils auront mérité. Car, le peu que nous savons de ce déchainement d’outrage et d’ovation de boue à la veille des élections présidentielles, c’est à notre ignorance des motivations profondes que nous le devons. Jamais à la veille des élections présidentielles au Togo, les attaques n’ont été aussi nourries contre un adversaire, une personne aux lettres de créance régulières et particulièrement engagée, depuis longtemps, dans la lutte démocratique et pour un objectif aussi largement partagé par la population togolaise : l’alternance politique.

Et alors, certains comme nous, avons à notre manière, la tentation de cet éternel homme de conviction, d’éthique et d’honneur, en face du devoir et de la nécessité de l’alternance démocratique pacifique au Togo. Certains comme nous, nous retrouvons bien dans ces propos si adaptés au Togo d’avant ces présidentielles 2015 : « Devant les trahisons et les têtes courbées, Je croiserai les bras, indigné, mais serein. Oui, tant qu’il sera là, qu’on cède ou qu’on persiste, sans chercher à savoir et sans considérer si quelqu’un a plié qu’on aurait cru plus ferme, et si plusieurs s’en vont qui devraient demeurer. Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ; S’il en demeure dix, je serai le dixième ; Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là ! » C’est l’Ultima verba d’Hugo pour les consciences togolaises, peu sereines, devant tout le tourbillon accusatoire pré-électoral ambiant. Lire le reste de cette entrée »





Yayi boni fait l’état de la nation pendant que Faure Gnassingbé snobe les institutions du Togo.

8 01 2015

imagesLe président béninois, le Docteur Thomas Yayi Boni a prononcé le 29 décembre 2014 au palais des gouverneurs à Porto Novo, siège de l’assemblée nationale, conformément aux dispositions de l’article 72 de la constitution du Bénin qui stipule, « le président de la république adresse une fois par an un message à l’assemblée nationale sur l’état de la nation. Il peut aussi, à tout moment, adresser des messages à l’assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat, ils peuvent toutefois inspirer les travaux l’assemblée ». Le Togo dont la constitution,  même dans sa version toilettée, fait obligation au chef de l’état de faire l’état de la nation, n’a jamais respecté cette disposition constitutionnelle, écrite pourtant noir sur blanc.

L’article 74 de la constitution du Togo dispose, « le Président de la République peut adresser des messages à la Nation. Il s’adresse une fois par an au Parlement sur l’état de la Nation ».

Autant Gnassingbé père que fils ne se sont jamais pliés à cet exercice. Faure Gnassingbé durant 10 ans d’exercice d’un pouvoir usurpé dans des conditions atroces au prix de plusieurs litres de sang d’un millier de togolais au moins n’a daigné faire ne serait-ce qu’une fois l’état de la nation. Le numéro un togolais a beau crié « lui c’est lui moi c’est moi », il a prouvé à la face du monde qu’il reste le fils du père, rompu à la dictature qu’il exerce de main de maître en tordant le cou à tout bon sens et en foulant au pied ce qu’une République peut compter comme institutions. Lire le reste de cette entrée »





Le Togo n’est pas un état de droit, affirme le mouvement Martin Luther King.

8 01 2015
conditions inhumaines de détention à la prison de Lomé

conditions inhumaines de détention à la prison de Lomé

Dans un  rapport succinct rendu public, le Mouvement Martin Luther KING –La Voix des Sans Voix du Pasteur Edoh Komi, dresse un bilan peu reluisant de la situation des droits de l’homme au Togo pour le compte de l’année 2014.

Pour l’association, le Togo a régressé dans le domaine des droits humains et de dignité de la personne, paramètres indispensable à la vitalité de la démocratie et de l’état de droit avant de  dénonce les violations massives des droits élémentaires et baptise le Togo d’un pays de non droit

L’association accuse les dirigeants du pays de reléguer au dernier plan la défense, la promotion et la protection des droits de l’homme.

En matière des droits civils et politiques, il y a un déni total et systématique avec les discriminations tribales et ethniques, la fréquence des arrestations arbitraires et les détentions abusives, les multiples atteintes à la vie privée, la non protection des droits à un procès équitable, à l’égalité d’accès aux emplois publics, une atteinte à la liberté de parole, d’expression, de manifestation, de mouvement, d’assemblée pacifique et d’association, épingle le Pasteur Edoh.

Pour exemple, la dizaine de manifestations publiques du mouvement Martin Luther King ont été toutes interdites. L’association dénonce l’arrestation arbitraire de ministre Pascal Bodjona ainsi que sa détention abusive, le maintien de Kpatcha Gnassingbé et co-accusés, l’inculpation des personnes innocentes dans les affaires des incendies des marchés de Kara et de Lomé relève l’association qui affirme que les coupables sont en liberté alors que les innocents sont en prison, avant de souligner que la corruption et l’impunité sont érigées en normes.

En matière des droits économiques, sociaux et culturels, il n’est de secret pour personne que les dirigeants Togolais ont attaché leur seule préoccupation à gagner un pari ,celui de tout mettre en œuvre pour ne jamais  opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles avant le 31 décembre 2014 et ils sont en passe de réussir  fustige l’association. Lire le reste de cette entrée »