Yayi boni fait l’état de la nation pendant que Faure Gnassingbé snobe les institutions du Togo.

8 01 2015

imagesLe président béninois, le Docteur Thomas Yayi Boni a prononcé le 29 décembre 2014 au palais des gouverneurs à Porto Novo, siège de l’assemblée nationale, conformément aux dispositions de l’article 72 de la constitution du Bénin qui stipule, « le président de la république adresse une fois par an un message à l’assemblée nationale sur l’état de la nation. Il peut aussi, à tout moment, adresser des messages à l’assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat, ils peuvent toutefois inspirer les travaux l’assemblée ». Le Togo dont la constitution,  même dans sa version toilettée, fait obligation au chef de l’état de faire l’état de la nation, n’a jamais respecté cette disposition constitutionnelle, écrite pourtant noir sur blanc.

L’article 74 de la constitution du Togo dispose, « le Président de la République peut adresser des messages à la Nation. Il s’adresse une fois par an au Parlement sur l’état de la Nation ».

Autant Gnassingbé père que fils ne se sont jamais pliés à cet exercice. Faure Gnassingbé durant 10 ans d’exercice d’un pouvoir usurpé dans des conditions atroces au prix de plusieurs litres de sang d’un millier de togolais au moins n’a daigné faire ne serait-ce qu’une fois l’état de la nation. Le numéro un togolais a beau crié « lui c’est lui moi c’est moi », il a prouvé à la face du monde qu’il reste le fils du père, rompu à la dictature qu’il exerce de main de maître en tordant le cou à tout bon sens et en foulant au pied ce qu’une République peut compter comme institutions.

Yayi Boni, venu au pouvoir par des élections qui se sont déroulées dans des conditions démocratiques a, autant que faire se peut se plier aux exigences que confère la fonction qu’il incarne. Un chef de l’état qui a juré d’être au service de son peuple. Ainsi, ce 29 décembre 2014, c’est en présence du gouvernement, des députés en fonction, des anciens députés, les représentants préfectoraux et communaux, les chefs religieux, les garants des us et coutumes, les représentations diplomatiques que le numéro un  béninois a fait l’état du pays dont il a la charge.

Le discours du président Boni est consacré aux performances  de son équipe au plan économique et social. A cet effet il a rappelé la table ronde de Paris en juin 2014 sur le financement du développement du Bénin. Le numéro un béninois a mis un accent particulier sur les différents rendez-vous électoraux que le pays va connaître au cours de  2015.

Faure Gnassingbé champion en holdups électoraux, au-delà de la comédie du serment dont il est un excellent acteur, Faure a plutôt fait vœu de se servir, de baliser le terrain pour une minorité clanique qui a droit à tout au détriment de la grande majorité qui croupit dans la misère.

Un discours devant une assemblée de Faure Gnassingbé, dans un parlement où il devrait se sentir comme chez  lui, n’enlèverait rien au fils d’Eyadema en tant que chef d’état ; mais le non-respect des institutions est devenu le sport favori du régime togolais.

La justice reste son jouet, l’assemblée nationale une chambre à faire passer des lois selon les désirs du prince, la HAAC pour sanctionner les médias qui donnent de l’insomnie aux apparatchiks et la présidence pour préserver à vie et à tout prix le pouvoir. Faure Gnassingbé rempli toutes les conditions du prix du snobisme des institutions et du peuple togolais.

 


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