Togo, nouveau mot d’ordre de grève de 72 heures des travailleurs togolais suite à l’assemblée générale de la STT ce 22 janvier 2015.

22 01 2015

stt agLe gouvernement togolais réuni en conseil des ministres le mercredi 21 janvier 2015, pensait démobiliser a cru pouvoir démobiliser les travailleurs qui ont lancé une grève de 48 heures, en annonçant un décaissement d’environ 900 millions qui n’est en réalité que le reliquat sur salaire du fait du gap constaté entre les salaires de 2013 et de 2014. En réalité Faure Gnassingbé et ses ministres n’ont fait grand-chose dans le lot des revendications des travailleurs togolais qui ont maintenu le mot d’ordre de grève de 48 heures qui prend fin ce vendredi dans l’administration publique et parapublique. Et  rebelote la semaine prochaine. Ainsi en ont décidé les fonctionnaires togolais réunis en assemblée générale ce jeudi sous l’égide de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT).

Le geste du gouvernement est perçu par les travailleurs togolais comme de la duplicité. Certains n’ont pas hésité à parler de provocation. La Synergie des Travailleurs du  Togo maintient  la pression et salue le courage des travailleurs qui malgré les manœuvres de démobilisation orchestrées par le gouvernement ont respecté le mot d’ordre qui est maintenu pour ce vendredi également. Lire le reste de cette entrée »





Togo, des cas de décès constatés à la prison civile de Lomé.

22 01 2015
conditions inhumaines de détention à la prison de Lomé

conditions inhumaines de détention à la prison de Lomé

L’enfer carcéral reste une réalité au Togo. Faire la prison au Togo de Faure Gnassingbé c’est côtoyé la mort à chaque instant. La surpopulation carcérale ne semble interpeller les autorités togolaises. Le compteur affiche déjà en ce début d’année 2136 détenus pour une prison qui ne devrait en contenir que 660. Les incessantes interpellations de l’international et des associations des droits de l’homme au Togo n’émeuvent guère le pouvoir  qui chante à qui veut l’entendre que des progrès sont faits. Ou sont-ils ces progrès quand des êtres humains sont entassés comme des marchandises ? Déjà trois décès en l’espace de seulement quelques jours.

Dans la nuit du 15 au 16 janvier 2015, deux détenus décèdent dans des conditions tristes. Le premiers Atiamoua Antoine, la cinquantaine, condamné pour homicide il y a 8 ans est mort de tuberculose.  Il est important de rappeler que le nombre des tuberculeux en détention est nette progression mais aucune disposition n’est prise pour faire face à la situation. Certains se découvrent tuberculeux alors qu’ils ont partagé des cellules avec ceux supposés être en santé. Sauf le cache nez qu’on leur fait porter, les tuberculeux n’ont d’autres protections à la prison civile de Lomé. Le traitement à eux fournit n’est pas de première qualité. Pourquoi des détenus sont atteints de tuberculose dans cette prison-enfer alors qu’ils ne souffraient de cette maladie avant leur transfert ? Les conditions dans ce Guantanamo national exposent les potentiels détenus à certaines pathologies qui peuvent leur couter la vie. La prison doit cesser d’être une morgue ambulante. On doit pouvoir y entrer avec l’espoir d’en sortir un jour en santé pour reprendre sa vie.

Le second,  Ayouba  Gaba,  la vingtaine, a commencé par se plaindre de maux de ventre dans l’après-midi du 15 et est transféré au cabanon où il rendra l’âme la même nuit il est déféré pour vol le 20 octobre 2014, juste 4 mois après il s’en est allé. Selon nos informations, il aurait passé  toute la journée du 14 janvier sans  manger alors qu’il souffrait  d’ulcère, le 15 il a mangé du haricot autour de 14 heures. Lire le reste de cette entrée »





Togo, du désordre organisé au Tribunal d’Aného.

22 01 2015
une photo de telegramme228

une photo de telegramme228

Il n’est un secret pour personne que le Togo est un pays malade dans tous les domaines. Les richesses du pays confisquées par une minorité qui s’oppose à toute distribution équitable, les lois du pays violées, les droits de l’homme bafoués, les populations font face à une insécurité grandissante avec des braqueurs qui sèment la terreur, les filles togolaises continuent d’être la proie des réseaux de trafic d’organes et de sang humain, quelques-unes viennent de trouver la mort via un réseau de nigérians, sans oublié une justice corrompue et aux ordres du pouvoir de Faure Gnassingbé. Le désordre règne dans ce rectangle de pays. Aného première capitale du Togo au temps colonial, est une ville tricentenaire. Elle  érigée en commune depuis 1951 et menacée de disparition par l’avancée de la mer. Mais il y a des menaces plus imminentes que celle de la mer. Il s’agit du dysfonctionnement des différentes institutions de la ville ou de la préfecture. Une de ces institutions dont le mauvais fonctionnement  est notoire est le tribunal de Zébé-Aného.

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