Togo, des cas de décès constatés à la prison civile de Lomé.

22 01 2015
conditions inhumaines de détention à la prison de Lomé

conditions inhumaines de détention à la prison de Lomé

L’enfer carcéral reste une réalité au Togo. Faire la prison au Togo de Faure Gnassingbé c’est côtoyé la mort à chaque instant. La surpopulation carcérale ne semble interpeller les autorités togolaises. Le compteur affiche déjà en ce début d’année 2136 détenus pour une prison qui ne devrait en contenir que 660. Les incessantes interpellations de l’international et des associations des droits de l’homme au Togo n’émeuvent guère le pouvoir  qui chante à qui veut l’entendre que des progrès sont faits. Ou sont-ils ces progrès quand des êtres humains sont entassés comme des marchandises ? Déjà trois décès en l’espace de seulement quelques jours.

Dans la nuit du 15 au 16 janvier 2015, deux détenus décèdent dans des conditions tristes. Le premiers Atiamoua Antoine, la cinquantaine, condamné pour homicide il y a 8 ans est mort de tuberculose.  Il est important de rappeler que le nombre des tuberculeux en détention est nette progression mais aucune disposition n’est prise pour faire face à la situation. Certains se découvrent tuberculeux alors qu’ils ont partagé des cellules avec ceux supposés être en santé. Sauf le cache nez qu’on leur fait porter, les tuberculeux n’ont d’autres protections à la prison civile de Lomé. Le traitement à eux fournit n’est pas de première qualité. Pourquoi des détenus sont atteints de tuberculose dans cette prison-enfer alors qu’ils ne souffraient de cette maladie avant leur transfert ? Les conditions dans ce Guantanamo national exposent les potentiels détenus à certaines pathologies qui peuvent leur couter la vie. La prison doit cesser d’être une morgue ambulante. On doit pouvoir y entrer avec l’espoir d’en sortir un jour en santé pour reprendre sa vie.

Le second,  Ayouba  Gaba,  la vingtaine, a commencé par se plaindre de maux de ventre dans l’après-midi du 15 et est transféré au cabanon où il rendra l’âme la même nuit il est déféré pour vol le 20 octobre 2014, juste 4 mois après il s’en est allé. Selon nos informations, il aurait passé  toute la journée du 14 janvier sans  manger alors qu’il souffrait  d’ulcère, le 15 il a mangé du haricot autour de 14 heures.

Un troisième détenu dont nous n’avons pas encore l’identité est décédé le 19 janvier.

Par ailleurs, la prison de Sokodé à enregistrer un décès par la faute des responsables qui ont refusé à Bimana Kossi de se faire soigner, alors qu’il souffrait de maux de poitrine plusieurs semaines durant. Déposé et condamné pour un an dans une affaire de terrain.

2015 vient à peine de commencer, le mois de janvier n’est pas encore terminé et déjà trois détenus décèdent dans des conditions insupportables. Les autorités togolaises qui se complaisent dans la non-assistance à peuple en danger sont interpellées à faire en sorte que 2015 n’enregistre pas un taux de décès élevé dans les centres de détention du Togo.

Depuis 05 ans, le pouvoir togolais parle d’une prison en construction à Kpalimé comme solution pour décongestionner les maisons d’arrêt, mais quelle ne fut notre surprise de constater que ce centre n’aura qu’une capacité maximale de 200 personnes, à en croire une source carcérale.

Faure Gnassingbé ferait mieux de régler le problème carcéral au lieu de le contourner car n’importe quel être humain peu importe son rang peut s’y retrouver.

 

 

 

 


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