Togo, 10 ans après le décès d’Eyadema, le, « lui c’est lui, moi c’est moi » de Faure, un vrai canular.

5 02 2015

eyademaLe 05 février 2005 a été annoncée au peuple togolais, la ‘’catastrophe nationale’’, le décès de Gnassingbé Eyadema, par le premier ministre d’alors Koffi Sama. Le Togo venait d’être frappé par une ‘’catastrophe nationale’’. On aurait cru un tsunami, pour les adeptes du clan ça l’était, ils ont paniqué et ont pris peur de la fin du régime et des privilèges. Koffi Sama pleurait- il Eyadema ou la fin du règne ? Difficile de le savoir. Une chose est sûre, 10 ans après le départ de celui qui se croyait immortel, la citadelle Rpt, devenue Unir reste en place. Le fils du père qui soutenait être différent de son géniteur et se faisait appeler un homme nouveau avec un esprit nouveau a fait pire que papa, que du bluff de la part de Gnassingbé Faure.

Le ‘’sergent-général’’,  a régné sur le Togo 38 ans durant, en chef de village, il a géré le Togo telle une épicerie sans aucune règle, sans aucun respect pour la dignité et la vie humaine surtout pour ceux qui n’étaient pas du clan ou ne l’approuvaient. Un régime de terreur en somme avec comme règle, ‘’la loi du plus fort est toujours la meilleure’’. Ce n’est qu’après le vent du 05 octobre 1990 et l’avènement du multipartisme que l’étau s’est desserré un tout petit peu, mais le régime d’Eyadema malgré les tempêtes est resté l’un des plus féroces du noir continent.

A sa mort les togolais ont cru qu’un vent de liberté, d’égalité et de justice allait enfin souffler sur l’or de l’humanité. C’est sans compter  avec le cynisme des adeptes du clan qui ont une vision plus que patrimoniale du pays. Ainsi à sa mort, tel dans un royaume-république, le fils succéda au père de la pire des manières, par un génocide qui ne  dit pas son nom et qui a couté la vie à au moins un millier de togolais.

Pour se donner un visage humain et tenter de faire croire à l’humanisation du régime qu’il hérite, Faure Gnassingbé s’est fait le chantre des formules apaisantes, ‘’un jeune leader avec un esprit nouveau’’, ‘’rompre avec le passé pour construire l’avenir ensemble’’, ‘’lui c’est lui moi c’est moi’’, que du bluff.

En presque 10 ans de gestion du Togo par  filiation, de manière calamiteuse, le Togo de Faure Gnassingbé reste une dictature telle que son père l’a laissé. L’alternance reste impossible aux yeux du clan cinquantenaire au pouvoir, plus besoin de trop s’attarder sur les violations massives des droits de l’homme et corollaires qui sont devenues des principes de gouvernance.

Faure, 10 ans après, a déçu les togolais qui devraient s’y attendre plus ou moins, mais Gnassingbé 2 a déçu beaucoup plus les adeptes du clan et malgré la loi de l’omerta qu’ils se sont imposés, les frustrations sont énormes. Tous ceux qui s’attendaient à ce que le fils réhabilite les apparatchiks dans le cœur des togolais les a enfoncé davantage exacerbant le désamour entre un régime vomit et un peuple meurtri par une dictature sans merci. Gnassingbé père reste l’auteur de nombreuses exactions et crimes, le fils ne fait pas mieux et l’a même dépassé en mettant en taule des anciens collaborateurs, des officiers, son propre frère et malheureusement pour des mobiles qui ne tiennent à aucune logique si ce n’est pour des règlements de compte aux mobiles inavoués.

10 ans après, le canular se poursuit et le fils ressemble bien à papa,  malgré l’évolution mondiale, avec la même témérité de mourir au pouvoir.

La tragicomédie au Togo va durer jusqu’à quand sous Faure Gnassingbé ?

 

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