Togo, la synergie des ODDH et ses partenaires écrivent à Hollande et à l’Union Européenne.

12 03 2015


holl
junDans une correspondance ouverte, la synergie des organisations de défense des droits de l’homme, des associations de la société civile et quelques partis politiques interpellent le président français François Hollande et l’union européenne sur la situation du Togo
« qui risque, si on n’y prend garde, de dégénérer à nouveau en sanglante tragédie comme celle que notre pays a connue avant, pendant et après l’élection présidentielle d’avril 2005 » peut-on lire en introduction de la lettre adressée à monsieur Hollande.

Tout en rappelant le millier de morts dont l’accession au pouvoir de Faure Gnassingbé a jalonné, la vingtaine de signataires de ces correspondances rappelle à la France qui se fait le chantre de défense de la dignité et des valeurs universelles, le refus du pouvoir togolais qui cumule près de 50 ans d’exercice d’opérer des réformes politiques de façon à donner une chance à l’alternance.

« Dans l’actualité récente, les religieux, les leaders communautaires, les différentes missions diplomatiques accréditées dans notre pays, les organisations de la société civile, la classe politique de l’opposition, ont insisté quant à l’urgence et à la nécessité des réformes sociopolitiques. Le 18 décembre 2014, l’ONG «AFROBAROMETRE» confirma, au terme d’un sondage d’opinion, que les Togolais aspirent à plus de 85% aux réformes et au changement ». Rappellent les différentes organisations au numéro un  français qui fait le mort quand il s’agit de la situation qui prévaut au Togo.

« Alors que nous sommes à un mois seulement de l’élection présidentielle, les réformes ne sont pas et ne peuvent pas être faites. Le climat social délétère qui règne actuellement au Togo et la tension politique palpable dans l’actuel contexte pré-électoral s’y aggrave de jour en jour.

 

C’est face à cette situation que le regroupement d’organisations de la société civile et de partis politiques que nous constituons exigent l’arrêt du processus électoral en cours, la confirmation de la fin des mandats du président sortant Faure Essozimna GNASSINGBE  et la mise en place d’un régime de transition pour prendre en charge la gestion du pays afin de mettre en œuvre les réformes.

 

 Par la présente lettre ouverte, nous avons donc voulu vous alerter sur la situation togolaise afin que vous n’ignoriez pas que les ingrédients d’une nouvelle tragédie s’y accumulent et qu’il est souhaitable que vous usiez de votre influence pour aider à l’éviter ».  

 

Voilà François Hollande mis de nouveau au courant de la situation du Togo qui n’augure rien de bon, il ne peut dire plus tard qu’il ne sait pas, lui dont il se susurre de plus en plus que son représentant au Togo affiche une position de continuité dans la dictature.

 

Une autre correspondance du front en faveur de l’arrêt de processus électoral, est adressée au président de la commission de l’union européenne monsieur Jean Claude JUNCKER. Il  lui est rappelé les déclarations tonitruantes d’un certain Patrick Spirlet qui a pris une position ferme au nom de l’UE contre un troisième mandat de Pierre Nkurunziza, le même Spirlet en poste au Togo a préféré rouler pour le clan cinquantenaire au pouvoir.

 

« Nous pensons que, tout comme au Burundi, le discours de l’UE doit être le même partout, évitant de faire une politique de deux poids deux mesures. Alors que nous sommes à un mois seulement de l’échéance de l’élection présidentielle, les réformes ne sont pas et ne peuvent pas être faites. Le climat social est déjà délétère et les risques de tensions politiques pré, per et post électorales sont perceptibles, après deux (02) mandats de cinq (05) ans à la suite des 38 ans de règne de son père, M. Faure Gnassingbé vient d’être investi pour briguer un troisième mandat. La Chronique de l’éditorialiste Jean-Baptiste PLACCA sur RFI a indiqué que M. Faure Gnassingbé « veut rester au pouvoir jusqu’à la lie ».

 

Nous ne saurions donc comprendre que, sur des situations nationales similaires, la position de l’UE varie d’un pays à un autre.

 

Fort donc de ce qui précède, le regroupement d’organisations de la société civile et de partis politiques que nous constituons souhaite que l’institution que votre Excellence a l’honneur de présider ne fasse pas de différence de traitement entre la situation togolaise et celle du Burundi ».

 

Soulignent la synergie des Oddh et les tous ceux qui prônent l’arrêt du processus électoral en cours.

 

 

 

 

 


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