Dans la perspective des présidentielles d’avril 2015, un spectacle lamentable.

14 03 2015

guA cette veille des présidentielles de 2015, l’opposition présente un spectacle déplorable. C’est plus que du désordre. C’est le chaos absolu. La confusion a atteint son comble. On ne peut plus se retenir de le dire.

Les « regroupements » constitués à la va-vite en 2012 se sont disloqués comme des châteaux de carte. Ils font partie désormais du passé. On voit bien (comme nous l’avions dit à la CDPA-BT dès la création du CST en avril 2012), que ces regroupements sont bien loin des alliances politiques solides et durables dont l’Opposition togolaise a besoin depuis des années pour faire avancer la lutte pour la démocratie.

Certains se sont empressés pourtant de faire passer leur création pour un progrès dans l’organisation de l’Opposition. Les faits révèlent qu’au contraire, ils n’ont jamais été que des groupes d’intérêts rivaux, sans efficacité au regard des objectifs de la lutte d’opposition au régime en place.

Ce constat ressort bien de tout ce qui s’est passé par exemple au sein de la Coalition Arc-en-ciel depuis « l’élection » de Dodji Apevon comme candidat au scrutin de 2015 jusqu’à la dislocation de ce regroupement au cours du « conclave ». Mais il y a plus : est-il possible de croire que des partis membres de cette coalition puissent encore aujourd’hui oser poser les problèmes politiques du pays en des termes régionalistes ou tribalistes !

Tous ces partis s’étaient regroupés autour du CAR dans la logique de la compétition entre partis d’opposition pour le pouvoir ou la première place, contre le CST et l’ANC, et plus précisément contre Jean Pierre Fabre. Comment comprendre qu’ils aient, tout d’un coup, plié bagage comme un seul homme, pour aller désigner le chef de l’ANC comme « candidat unique de l’opposition », puis rentrer dans CAP 2015 en laissant le CAR au bord de la route ?! Lire le reste de cette entrée »