TOGO : ELECTIONS SANS TRANSITION OU TRANSITION SANS ELECTIONS

18 03 2015

mazoIl faut savoir qu’une révision des listes électorales à moins de quatre semaines du lancement de la campagne électorale pour les élections présidentielles au Togo (fixée actuellement au 15 avril 2015) est une gageure. Cela témoigne de la capacité de Faure Gnassingbé d’utiliser la recherche du « dialogue » sans résultats tangibles comme une méthode dilatoire pour mieux endormir ceux au Togo qui ne cessent de croire que « cela ira mieux » sans un rapport d’influence inversé. Alors si cette révision des listes électorales devait se faire unilatéralement sans qu’en même temps, des élections à deux tours ne soient autorisées comme le prévoyait la Constitution de 1992 adoptée par référendum par le Peuple togolais, aucune personne sérieuse ne peut croire que les prochaines élections présidentielles togolaises, -déjà entachées d’irrégularités constitutionnelles-, ne se solderont pas par une élection de plus fondée sur la contrevérité des urnes.

Le système de fraude électorale électronique ainsi que l’actuelle liste électorale bourrée de doublons et non-vérifiable par des tiers indépendants permettent la victoire de Faure Gnassingbé dès lors que les tenants de l’alternance ne sont pas unis comme le demande le peuple. Aussi, aucun des « vrais » tenants de l’alternance politique au Togo ne doit accepter une réformette au rabais et minimaliste des réformes constitutionnelles non réalisées par Faure Gnassingbé depuis la signature par les partis politiques d’un Accord politique global (APG) à Lomé le 20 août 2006. Alors, que faire une fois que la contrevérité des urnes aura été consommée ?

ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES ET PERIODE POSTELECTORALE : QUE FAIRE ? Lire le reste de cette entrée »