Présidentielle 2015, Synergie-Togo dénonce un processus unilatéral et verrouillé.

23 03 2015

brDans un communiqué, l’association que préside Brigitte Améganvi est préoccupée de la tenue du scrutin présidentiel du 15 avril 2015 en l’absence de réformes politiques pouvant garantir un tant soi- peu la transparence et l’équité du processus électoral.

Synergie s’étonne que malgré  ‘’les multiples alertes relatives aux irrégularités et dysfonctionnements qui entachent le processus préparatoire en cours, une élection présidentielle se tiendra au Togo dans moins d’un mois, conformément aux annonces faites par la Cour constitutionnelle et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)’’. Lire le reste de cette entrée »





Présidentielles de 2015, l’opposition et les « réformes »

23 03 2015

guLa CDPA-BT estime que le problème des « réformes » de même que celui du fichier électoral ne se posent que parce que  l’opposition est faible et ne peut rien imposer au régime. On retrouve inexorablement la question du rapport des forces et la nécessité de le modifier en faveur de l’opposition .Mais l’opposition ne peut renverser le rapport de forces en sa faveur qu’en changeant la politique d’opposition conduite jusqu’à présent par les partis du courant majoritaire…..

Le problème des « réformes » est fondamental à plus d’un titre. Réforme des institutions en vigueur s’entend. En réalité, pour l’opposition, il ne devrait pas s’agir de « réformer » des institutions antidémocratiques créées par le régime pour se pérenniser, mais bien d’imaginer et de créer des institutions démocratiques de nature à favoriser le progrès du pays et la transformation des conditions de vie des masses populaires.

Création donc d’une nouvelle constitution à la place de la constitution de 2002 ; création d’un nouveau système électoral ; gestion de ce système par un organe technique capable de résister aux pressions politiques ; création d’une nouvelle institution chargée de remplir les fonctions d’une Cour constitutionnelle au profit du peuple et soumise au contrôle du peuple ; création d’une nouvelle institution conçue pour ne pas faire ce que fait la HAAC est créée pour faire…

Il faut certainement aller plus loin : Créer une administration publique nouvelle qui ne soit plus un instrument au service d’un pouvoir et un lieu privilégié de manifestation de la corruption, du régionalisme, du tribalisme, du népotisme. Imaginer et créer une armée et une force de sécurité publique républicaines. Mais il faudra aller encore bien plus loin : redéfinir les rapports Etat/Population de manière à préserver cette dernière des injustices, des exactions, des abus de pouvoir, des tracasseries de toutes sortes dont les hommes et les femmes sont si souvent les victimes… Lire le reste de cette entrée »