Togo, libération de Pascal Bodjona et de kpatcha Gnassingbé, Faure Gnassingbé fait la sourde oreille.

22 05 2015

pbgLa cour de la CEDEAO a finalement délibéré à son siège à Abuja au Nigéria, dans le fameux dossier dit d’escroquerie internationale notamment le chapitre  Pascal Bodjona. Quelques mois plus tôt c’est le groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies qui a demandé la libération immédiate de kpatcha Gnassingbé pour détention arbitraire. Depuis lors, c’est silence radio du côté du palais de la marina.

Pour une énième fois, le Togo s’est ridiculisé. L’état du Togo est sommé de procéder à la libération immédiate de l’ancien directeur de cabinet de monsieur Faure Gnassingbé, Pascal Bodjona, rentré en disgrâce pour des mobiles obscurs.

En plus de la libération immédiate, la cour condamne l’état du Togo à ses dépens et demande que le ministre Bodjona soit dédommagé à hauteur de 18 millions de FCFA au titre de dommages et intérêts. De sources proches du dossier, le montant du dédommagement qui est en deçà de ce que les avocats du ministre ‘’grand format’’ ont exigé au regard des préjudices subis. La cour de la CEDEAO se serait basée sur la jurisprudence créée, par le dossier kpatcha Gnassingbé où  les victimes de la torture ont été dédommagées à hauteur de 20 millions. Pascal Bodjona s’en sort avec 18 millions. Une de ses proches nous confiera : « l’essentiel c’est que Pascal recouvre sa liberté pour s’occuper de sa famille. Le reste n’a pas d’importance ».

Le pouvoir de Faure Gnassingbé connu pour ses entêtements  vis à vis des arrêts de la cour de justice de la CEDEAO va-t-il procéder à la libération de son ancien ministre et homme de confiance ?

Depuis plus d’un an que la même cour a demandé la libération de kpatcha et Co accusés, Faure Gnassingbé a marqué un refus de défiance  se contentant de payer les dédommagements à des citoyens privés de liberté et maintenus en détention arbitraire. Un non-sens dans lequel le Togo patauge sans vergogne avec un silence incompréhensible de la cour d’Abuja saisit de nouveau par les requérants dans ce dossier obscur d’atteinte contre la sureté intérieur de l’état qui a signifié qu’elle ne peut se dédire et que son arrêt de juillet 2013 dit tout.

Par ailleurs, le groupe de travail sur la détention arbitraire basé à Genève en fin d’année 2014 statue sur le dossier kpatcha Gnassingbé, atteste de la détention arbitraire de kpatcha et Co accusés et demande leur libération immédiate. Faure Gnassingbé s’en moque. Une attitude de défiance vis à vis de ces institutions qui doivent penser à des mécanismes pour faire plier le Togo hors la loi de Faure Gnassingbé.

Pour ces deux dossiers, véritables arrêtes dans la gorge d’un chef d’état qui a pris l‘option de se débarrasser de ceux qui l’ont pourtant fabriqué de toute pièces, des courants ne cessent de gesticuler autour d’un prince au cœur dur. Pour faire plaisir à Faure, ils sont nombreux à lui conseiller de ne pas libérer ces deux poids lourds. Une telle indiscrétion a prévalu avant la mascarade présidentielle. Maintenant que le prince s’est octroyé sans aucune difficulté un troisième quinquennat sera t- il capable de faire triompher le droit que la justice togolaise à ses ordres ne peut dire ?

Sacré Faure Gnassingbé !!!

 


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