Togo, le Commandant olivier Amah Poko de nouveau embastillé. Les dessous d’une arrestation aux relents de règlements de compte.

28 05 2013

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Après près de neuf  (09) heures d’audition (de 08H à 17H GMT), dans les services  de recherches et d’investigations (SRI) et quelques heures au cabinet du deuxième juge d’instruction, un mandat de dépôt est délivré contre toute attente contre le Commandant Olivier Amah, Président de l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO). Depuis ce lundi, cet officier supérieur de l’armée qui a refusé de cautionner l’arbitraire et la dictature est largué à la prison civile de Lomé de façon arbitraire selon les caprices du plus haut sommet de l’Etat.  Accusé d’incitation à la révolte de l’armée, le chef d’escadron Olivier Amah est tout simplement victime d’un règlement de comptes selon nos informations.

Autant cette incarcération surprend toute âme sensée, autant les professionnels du droit qui n’ont pas tronqué leur toge contre des espèces sonnantes et trébuchantes du prince reconnaissent que cette énième inculpation qui relève de l’imaginaire et du cynisme ne réponde à aucune norme de droit.

Selon maitre Zeus Ajavon, l’un des avocats du Commandant,  aucune plainte n’est ouverte contre le président d’ASVITTO, et c’est avec consternation qu’il a été informé que le juge du deuxième cabinet délivre un mandat de dépôt contre ce défenseur des droits de l’homme.

Selon nos recoupements et comme c’est la tradition sous les Gnassingbé, cet embastillement relève d’un plan savamment orchestré par le plus haut sommet de l’Etat pour faire payer au Commandant Amah sa témérité et pour avoir osé dire NON, aux offres mirobolantes du plus « Faure » des togolais. Le ministre de la justice et quelques magistrats zélés auraient donc été instruits pour faire payer cette insoumission à Olivier Amah natif de Pya comme le Chef de l’Etat togolais. Lire le reste de cette entrée »