Législatives au Togo, Ouattara et Goodluck en soutien à la dictature héréditaire.

21 07 2013

Envoyés en émissaires par la CEDEAO à la veille des législatives frauduleuses qui se préparent au Togo, les Présidents ivoirien Alassane Ouattara et nigérian Goodluck Jonathan ont confirmé que la CEDEAO est au bottes  de Chefs d’Etats véreux et  restera un soutien à la dictature togolaise. Ces deux représentants du syndicat des Chefs d’Etats, nonobstant les conditions anti démocratiques patentes dans lesquelles s’organisent ce processus électoral demandent à l’opposition de veiller à ce qu’il y ait la paix au lendemain du scrutin. Une honte pour des pseudos intellectuels qui ne savent pas qu’une élection transparente et démocratique n’a jamais été source de violence et que c’est le contraire qui est synonyme de violence avec d’énormes quantités d’hectolitres de sang. Alassane Ouattara venu dans un torrent de sang comme un certain Faure Gnassingbé a visiblement vite oublié sa venue au pouvoir ou bien il en est fier estimant que c’est la plus belle des manières d’accéder au trône.

 

Pour cette opération markéting, les syndicalistes de la CEDEAO étaient prêts à tout. L’opposition en pleine campagne a été détournée de son objectif l’espace de quelques heures pour venir satisfaire les désidératas d’individus au service du mal, d’intérêts obscurs et partisans.

Ils étaient prêts à tout, à mettre un avion à la disposition des leaders, notamment celui de l’ANC pour le convoyer vers Lomé pour cette comédie de mauvais goût et d’une nullité certaine. Une proposition que Monsieur Fabre aurait habilement déclinée en rejoignant la capitale par la route. Une véritable perte de temps et d’énergie que de se déplacer pour écouter les inepties de ses assoiffés hors série du pouvoir.

 

Seul message qu’ils ont eu sur les lèvres, « nous sommes venus apporter un message de paix de nos pairs de la CEDEAO. Nous demandons que les élections soient apaisées et non violentes. Nous exhortons l’opposition à ne pas les boycotter car la situation est presque la même en Afrique et un boycott serait suicidaire pour elle ». Une honte pour des premiers responsables de nos pays. Ils poursuivront plus loin, « l’opposition doit aller aux élections quelques soient les conditions. Pas question même de les reporter, pas plus qu’à revoir la question d’une Cour constitutionnelle ou d’autres institutions ». De quoi je me mêle diront certains à raison.

 

Nous avons tenu à relever ces quelques propos pour que les lecteurs puissent se faire une idée de la légèreté avec laquelle les problèmes des peuples africains sont traités au plus haut niveau. Lire le reste de cette entrée »