Togo, Le vital secteur de la santé en totale agonie sous Faure Gnassingbé.

18 08 2014
dans un hôpital à Paris

dans un hôpital à Paris

Il n’est un secret pour personne qu’en presque 50 ans de pouvoir, le Togo est dans une situation critique. Un confrère journaliste disait déjà en 2006 en conseil de rédaction,  que « si le Togo  était un organisme vivant il devait mourir depuis et ses obsèques faites ». En réalité ils sont nombreux à se demander comment le Togo arrive à tenir malgré cette gestion calamiteuse qui ne répond à aucune rigueur ni vision ? la santé dans tous les pays au monde reste un secteur, clé, primordial et vital sauf au Togo où le secteur est dans un état de délabrement indescriptible laissé aux soins d’un  chef de gouvernement qui a mille choses à faire pour gérer en plus un portefeuille  qui représente l’âme de tout programme politique sérieux. Décryptage d’un système de santé en totale agonie.

Le système de la santé au Togo est quasi inexistant avec de graves manquements dans la prestation, dans les prises de décision surtout que la santé n’a plus son ministre depuis  plusieurs mois déjà. Les ressources financières sont insuffisantes avec  un budget annuel qui reste des plus dérisoires chaque année, il varie entre 5 et 6%. Il a chuté cette année et couvre  seulement  le 1/3 des dépenses prévisionnelles.

Au centre hospitalier universitaire de Lomé par exemple, le bloc opératoire est dans un piteux état avec des  sanitaires semblables à ceux des  pays en ruine ou post guerre. Les  lits des patients datent de l’époque coloniale. Il faut aussi souligner  l’inexistence d’eau  courante. Les matériels d’opération  financés à près de dix milliards par la BIDC sont non opérationnels et pourtant c’est le conseiller personnel de Faure Gnassingbé sur les questions de santé qui a piloté un tel projet.  Un véritable scandale financier et sanitaire qui n’émeut guère les tenants du pouvoir au Togo. Si le plus grand centre hospitalier du pays avec pour mission de sauver les togolais est plus qu’un mouroir qu’en est-il des centre hospitaliers régionaux ? Lire le reste de cette entrée »





Togo, l’ère de feu sous Gnassingbé 2.

23 02 2014

Aux toutes premières heures  du vendredi 21 février 2014, le grand marché de Lomé du moins  ce qui reste du marché avec les magasins et bâtiments  situés dans les alentours a pris feu notamment le bâtiment qui fait presque face à la cathédrale de Lomé. Cet autre incendie fait suite à celui du marché d’Adétikopé il y a seulement quelques jours. Quand on sait que l’année 2013 a connu beaucoup d’incendies dont les plus dévastateurs restent ceux des marchés de Kara et de Lomé. Les togolais sont en droit de se demander ce qui se passe avec ce pays et ses incendies qui n’en finissent pas.

Pour une fois les sapeurs pompiers togolais ont fait le maximum pour limiter les dégâts. Aucune perte en vies humaines. Plus de peur que de mal.

Selon les témoignages une fuite de gaz dans  une cafétéria serait la cause de l’incendie mais pour l’instant nul ne sait avec certitude ce qui a pu déclencher les flammes. Pratiquement le cas des nombreux incendies que le pays enregistre depuis 2013. Avec ce énième qui est évité de justesse les autorités togolaises gagneraient en toute objectivité à se pencher sur  cette épineuse question qui peut devenir un sérieux  problème d’insécurité pour les populations et pour le pays. Lire le reste de cette entrée »





Grève des enseignants au Togo, le gouvernement préfère les intimations à la résolution des problèmes.

25 11 2013

Les enseignants lancent une nouvelle grève pour jeudi et vendredi prochains toujours pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. Visiblement l’implication des députés togolais dans la crise n’a pas réglé grand-chose. Les syndicats des enseignants vont durcir le ton par une nouvelle grève de quarante huit heures. En attendant la grève,  Dapaong et Sokodé étaient en ébullition ce lundi. Malheureusement le pouvoir togolais fidèle à la stratégie de l’intimidation ne semble préoccuper par la résolution durable de cette crise qui secoue l’éducation depuis belle lurette.

Sokodé a connu une marche spontanée ce lundi. Les enseignants ont convoqué une assemblée générale pour définir les modalités d’une marche qu’ils projettent faire le mardi 26 novembre histoire de  se faire entendre d’un gouvernement qui joue au sourd-muet face aux revendications pourtant légitimes des acteurs de l’éducation. Comme le Togo et ses dirigeants savent bien le faire, le responsable syndicale de la zone, Monsieur Djakis  l’un des représentants des centrales syndicales et enseignant au lycée moderne de Sokodé est convoqué chez le préfet, non pour trouver un terrain d’entente mais pour l’intimider et empêcher par tous les moyens la tenue de la marche.  Lire le reste de cette entrée »





Le gouvernement togolais adopte le service minimum.

25 11 2013

Le Togo à la traîne dans la sous région, sur les plans politique et socio-économique ne fait qu’accentuer son déplorable retard de jour en jour. Depuis quatre semaines bientôt, le gouvernement togolais fonctionne sans un Premier Ministre. Ce dernier malade suit des « soins appropriés » en terre française. Aucune information pour situer l’opinion togolaise sur l’évolution de l’Etat de santé de Monsieur Arthème Séléagodji Ahumey Zunu, Chef de Gouvernement togolais. A l’heure où nous écrivons, le Togo n’a pas de Premier Ministre, ni de Ministre de la Santé, encore moins de Président de la Délégation Spéciale de la commune de Lomé qui fait office de Maire,  lui aussi absent du pays pour se faire soigner à l’extérieur, le port autonome de Lomé fonctionne aussi  sans Directeur Général. C’est le service minimum au sommet.

A l’heure des nouvelles technologies et du progrès où les Etats du monde sont en pleine course pour l’émergence,  le Togo opte pour un service minimum et ceci au sommet de l’Etat. Comment un pays peut-il fonctionner sans un Premier Ministre  depuis bientôt un mois ?  Quand on sait que le Chef du Gouvernement a pour rôle de diriger l’action du Gouvernement et, à ce titre, fixe en principe les orientations politiques essentielles qui, hors cohabitation, sont celles du Président de la République.

Si sous d’autres cieux,  il est un inconcevable qu’un gouvernement fonctionne sans son Premier Ministre,  au Togo cette situation ne semble émouvoir les premiers responsables.  Voila qui donne raison à ceux qui soutiennent que depuis le tripatouillage de la constitution en 2002, le Premier Ministre n’est  que le premier des ministres et sa fonction est totalement dévalué puisqu’il n’est que le valet du Chef de l’Etat qui se sert de tout et de tout le monde pour satisfaire ses moindres caprices. Lire le reste de cette entrée »





Togo, 05 octobre 1990-05 octobre 2013, 23 ans de mensonges et de trahisons d’une opposition atypique et nuisible.

6 10 2013

« La confiance, un mot qui perd tout son sens quand la trahison et la déception sont commises.»

Cet adage à lui tout seul,  résume ces 23 dernières années de lutte du peuple togolais,  qui,  le 05 octobre 1990 s’est soulevé  spontanément à la faveur d’un simulacre de procès, comme le système de père en fils sait en organiser, au motif que des jeunes auraient distribué des tracts hostiles à la dictature de Gnassingbé 1er. Une révolution togolaise qui marquera les anales de l’histoire, mais dont la symphonie inachevée, de  par la faute d’une opposition hypocrite, traitre et très peu préoccupée par les aspirations profondes du peuple, complique le combat de ce dernier pour l’alternance.

23 ans après le soulèvement populaire du 05 octobre, qui a suscité plein d’espoir,  force est de constater que l’opposition togolaise a prouvé son incapacité à offrir un Togo autre à travers une alternance politique qu’elle chante à tue-tête et qu’elle continue malgré son incapacité de promettre aux pauvres populations fatiguées par tant d’années de lutte aux conséquences fâcheuses en pertes de vies humaines et autres sacrifices consentis.

Drôle d’attitude d’une opposition qui en face d’une dictature féroce a opté pour des enfantillages, des guéguerres sans motifs  valables, des conflits de leadership sans aucun enjeu, des trahisons tous azimuts, des complicités contre nature avec les bourreaux du peuple togolais. Lire le reste de cette entrée »





Le Premier Ministre togolais, Ahumey Zunu dans ses prêchi prêcha devant le parlement.

22 09 2013

Dans le traditionnel discours programme devant l’Assemblée Nationale tel que prévu dans la constitution togolaise, le Premier Ministre togolais Arthème Ahumey Zunu et ses ministres ont sacrifié à l’obligation constitutionnelle en présentant avec son nouveau gouvernement son discours programme. Comme de coutume et conformément aux habitudes du régime, rien de nouveau sous le soleil des Gnassingbé. Le même discours, le même chapelet de bonnes intentions bref une séance de prêchi prêcha qui n’aura aucune incidence sur le quotidien désespéré des togolais de plus en plus confrontés à une dictature sournoise et implacable d’un régime héréditaire qui ne sait qu’offrir misère et souffrance à tout un peuple.

Malgré le cinéma qu’il a fait de diviser la poire en deux en reconnaissant les manquements tout en vantant les mérites de son gouvernement précédent et réitérer des promesses qu’il ne peut tenir Monsieur le Premier Ministre en son for intérieur qu’il n’a convaincu ni les députés de l’opposition ni la majorité des togolais. Lire le reste de cette entrée »





Fraude mode d’emploi UNIR dans les Savanes. Législatives 2013 : ADDI révèlent les pratiques frauduleuses de UNIR dans la Savane.

9 08 2013

Seuls les naïfs et propagandistes du pouvoir continuent de croire et de faire croire que Rpt-Unir a réellement remporté et proprement les 62 sièges lors des dernières législatives. Dans une déclaration rendue publique mercredi dernier, le parti du Prof Aimé Tchaboré Gogué révèlent les pratiques frauduleuses du régime bientôt cinquantenaire et sans lesquelles il aurait été laminées dans tout le pays.

DECLARATION DE l’ALLIANCE DES DEMOCRATES POUR LE DEVELOPPEMENT INTEGRAL (ADDI) RELATIVE AUX FRAUDES ET IRREGULARITES DE L’ELECTION LEGISLATIVE DANS LA REGION DES SAVANES.

Le jeudi 25 juillet 2013, les togolais se sont rendus aux urnes pour choisir leurs représentants à l’Assemblée Nationale ; malheureusement ce choix a été vicié par un certain nombre de faits extrêmement graves que l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral, parti membre du CST a constatés dans les circonscriptions électorales de Kpendjal, l’Oti, Tandjoaré et de Tône-Cinkasse. Ces irrégularités et ces fraudes peuvent se classer en 9 rubriques qui sont ici résumés.
1. Achat massif de conscience
Pour contrer la montée évidente du parti ADDI, membre du CST dans les savanes, l’achat des consciences pourtant formellement interdit par le code électoral du 31 juin 2013 , a été utilisé à grande échelle :
• La distribution des sachets de riz estampés UNIR se faisait sans aucune réserve dans toutes les soukalas de notables identifiés. Un camion entier de ce riz a été photographié à Cinkassé et la photo a circulé sur le net.
• Des sommes d’argent pouvant aller jusqu’à 200 000 F par notable ont été distribuées. Ce sont les querelles entre notables traités de façon différente qui ont mis la puce à notre oreille. Un vieux notable d’un quartier fief de l’opposition de la ville de Dapaong, s’est révolté quand il a appris que dans un autre quartier plus favorable à UNIR, un de ses pairs a perçu 100 000 F alors qu’à lui on n’a donné que 20 000 F. L’avant-veille et la veille des élections la quasi-totalité des chefs de canton, des chefs de village, des notables et jeunes activistes des cantons de l’Ouest de Tône et de l’est de Tandjoare où des sondages montraient une percée spectaculaires d’ADDI-CST, ont reçu de l’argent pour appuyer la méthode de fraude qui sera exécutée le jour du vote. Si toutes ces sommes distribuées pouvaient entrer dans le calcul des dépenses de campagne pour chaque candidat de l’UNIR, le plafond de 10 000 000 par candidat autorisé par le code électoral serait largement dépassé. Lire le reste de cette entrée »