Opposition togolaise De la nécessité de mettre fin aux querelles des hommes pour construire un projet alternatif.

20 08 2013

Le phénomène est devenu presqu’une habitude depuis plus de 20 ans et tend à se perpétuer. L’éternelle querelle de chef de l’opposition togolaise à la veille et au lendemain des élections. Dans son ouvrage, Discours, entretiens et autres sources, Henry Clay, homme politique américain (1777-1852) disait : « Les partis politiques servent mutuellement à se tenir en échec en se surveillant l’un l’autre ». Une pensée qui colle à la triste réalité togolaise avec un pouvoir dictatorial, autoritaire, monarchique à la limite vampirisant, et une opposition toute aussi sclérosée, engluée dans la guerre des chefs de bande où l’idée première est de prendre la tête du groupe et éliminer ensuite les concurrents et prétendants, souvent avec un coup de pouce du régime.
A ce jeu, presque tous les leaders sont passés à la trappe. On a encore en mémoire le choix de l’ancien Président de l’UTD, Edem Kodjo, candidat unique du COD2 à Cotonou, un choix auquel n’avait pas adhéré Gilcrist Olympio appuyé par un certain Apollinaire Madji Yaovi Agboyibo. « Si le choix, c’est Edem Kodjo, Eyadéma peut garder encore le pouvoir pour 5 ans », avait lâché cette figure de proue de l’opposition considérée à l’époque comme le messie qui viendrait sauver les Togolais des serfs du régime RPT. Face aux torpilles lancées à l’époque par le tandem Olympio-Agboyibo, Edem Kodjo et ses amis dont Léopold Gnininvi qui mobilisaient certes des foules à l’époque, n’avaient d’autres choix que de mettre fin à leur campagne après un meeting à Atakpamé. Le bal des ego venait d’être ouvert et sera avec le temps catastrophique pour les populations togolaises qui, dans leur majorité, militent pour un changement de régime, et bénéfique pour le pouvoir qui a repris du poil de la bête. Lire le reste de cette entrée »

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Prochaines législatives au Togo, après 23 ans de lutte, l’opposition finira t-elle par mordre à l’appât d’une énième élection truquée?

14 06 2013

Depuis l’annonce par le gouvernement togolais de la tenue des législatives le 21 juillet 2013, l’opposition togolaise donne l’impression de perdre les pédales. Malgré les annonces officielles où elle fait montre d’une témérité apparente en réitérant qu’elle ne boycottera aucune élection mais qu’elle ne va pas y participer dans des conditions rocambolesques, à l’interne ce n’est pas la sérénité. Les réunions se multiplient entre le collectif sauvons le Togo (CST) et la coalition arc en ciel. Du côté du collectif la tendance est de ne participer à aucune élection aux résultats déjà connus ; mais là encore ce n’est pas l’unanimité, certaines formations politiques notamment deux sont tentées par ces élections dont leur caractère de fraudes est pourtant avéré.

Au niveau de la coalition arc en ciel comme une grande partie de l’opinion le pressentait déjà la tendance est à une participation des prochaines législatives. Seul hic, signé un accord électoral entre les partis du collectif  pour se donner plus de chance. Ce regroupement politique avec ou sans un accord  dont la signature est peu probable pourrait déposer les candidatures  d’ici lundi prochain, date de clôture du dépôt.

Cette attitude de l’opposition qui consiste à faire un pas devant, un pas en arrière à chaque joute électorale laisse perplexe. Les populations qui ont eu à payer un lourd tribut du fait des violences électorales savent qu’aucune élection organisée par le pouvoir cinquantenaire des Gnassingbé ne peut répondre aux normes démocratiques. Cette posture  assez curieuse de la classe politique de l’opposition suscite  néanmoins quelques observations et interrogations. Lire le reste de cette entrée »