Au centre hospitalier régional de Tabligbo, une petite fille de 11 mois amputée de sa jambe gauche.

17 10 2014
KLOUTSE Nouagnon Afi, la victime

KLOUTSE Nouagnon Afi, la victime

INTRODUCTION

Depuis quelques années, nous ne cessons de dénoncer l’incompétence et l’inconscience professionnelle au sein de l’Administration Togolaise. Parmi les hommes et les femmes recrutés et employés par l’Etat au service du peuple, certains se comportent hors norme et refusent d’assumer la mission qui leur est assignée et d’autres sans doute  incompétents. Ils  pénalisent au quotidien le peuple et le rend victime et malheureux. Pourtant, ils sont payés et rémunérés par le contribuable Togolais. Malheureusement, le service est médiocre et sans qualité.

L’une des pauvres victimes est une petite fille de onze (11) mois amputée de sa jambe gauche à cause de l’incompétence ou l’inconscience professionnelle de l’équipe médicale du Centre Hospitalier Régional( CHR)  de   TABLIGBO.

LES FAITS.

Le 12 Avril 2013, alors qu’elle n’était encore âgée que  de 11 mois, la petite KLOUTSE Nouagnon Afi a été admise au CHR de Tabligbo pour des soins suite à une fièvre dont elle souffrait. Les agents qui ont reçu l’enfant en consultation lui ont administré une injection avant de prescrire d’autres médicaments aux parents.

En quittant l’hôpital, les parents ne pouvant pas croire qu’en faisant confiance à l’équipe médicale de  ce centre de santé, ils ont commis une erreur fatale qui va non seulement affecter à vie leur fille mais aussi eux-mêmes durant toute leur vie sur terre. Lire la suite »





Faure Gnassingbé prépare une guerre électorale.

13 10 2014

faure arméeRemaniement tous azimuts au sein des forces de défense et de sécurité du Togo à quelques mois de la présidentielle de 2015, Faure Gnassingbé qui a succédé à son père dans des conditions rocambolesques donne l’impression de préparer une guerre électorale avec ce jeu de chaises musicales au sein de la grande muette. Dans la foulée et pour la sécurisation de la fraude électorale en gestation, le chantre de la torture assuré d’une impunité hors norme, le Colonel Massina Yotrofei   est catapulté à la tête de la gendarmerie. Il  aura dorénavant  la charge de gérer entre autre le maintien  d’ordre. Ça promet !!!

Après le verrouillage de l’administration électorale par le biais du ministère de l’administration territoriale du très zélé Gilbert Bawara, il faut relever le verrouillage des  institutions taillées pour Faure, notamment la cour constitutionnelle et la haute autorité de l’audiovisuel et de la communication sans oublier la commission électorale qui malgré la présence des représentants de l’opposition  est aux bottes de Faure Gnassingbé. Tout est donc prêt pour consacrer le perdant vainqueur contre la volonté populaire. Malgré les multiples virées dans les garnisons tout au long de cette année pour graisser les pattes aux chefs corps, le fils du père fait un grand plongeon au sein de l’armée histoire de  placer ses pions, capables de lui assurer le mandat de trop et de la honte contre vents et marrées quitte à faire couler  de nouveau le sang des togolais comme ce fut le cas en 2005 ou près de 1000 togolais ont été trucidés. Lire la suite »





Togo, Aboudou Assouma, le président de la cour constitutionnelle prend parti pour Faure Gnassingbé avant les élections.

10 10 2014
A.Assouma

A.Assoumaum

Alors même que la question des réformes institutionnelles et constitutionnelles  refait surface depuis la déclaration des églises du Togo invitant les acteurs politiques à s’y pencher conformément à l’Accord Politiques Global et aux recommandations de la Commission Vérité Justice et Réconciliation,  le président de la cour constitutionnelle sensée affichée une certaine neutralité rassurante vis-à-vis du processus électoral et des éventuels candidats prend fait et cause pour le pouvoir de Faure Gnassingbé qui refuse de faire aboutir les réformes.

Aboudou Assouma,  ce n’est un secret pour personne n’a pas choisi son camp mais est du camp présidentiel et a toujours avalisé des élections tronquées et sanglantes au profit du candidat du parti au pouvoir depuis près d’un demi-siècle, notamment Gnassingbé père et fils. Il ne devrait pas changer d’attitude aux  élections présidentielles prochaines surtout qu’il a été reconduit dans ses fonctions de président de la cour constitutionnelle. Une reconduction pour laquelle il n’a pas manqué de remercier celui qu’il a proclamé président de la république pour la seconde fois en 2010 pour sa magnanimité et sa confiance renouvelée.

Même si ce n’est un  secret pour personne le président de la cour constitutionnelle a eu l’outrecuidance  d’aborder la question des réformes au travers d’une « interview maison » que lui a accordé le site ‘’vuvuzéliste’’ du  « togwana ».

Dans cet entretien totalement inopportun, l’ancien gendarme soutien que « la page des réformes est tournée depuis le 30 juin à la suite du rejet par l’Assemblée Nationale du projet de loi sur ces réformes. Les députés sont des élus du peuple, ils ont décidé en toute souveraineté. Tous les citoyens doivent se plier à ce choix opéré par les élus du peuple. La classe politique doit plutôt s’atteler aujourd’hui à une organisation apaisée de l’élection présidentielle de 2015 ». Lire la suite »





Togo, les représentations diplomatiques appellent aux réformes politiques.

10 10 2014

groupeLe groupe des cinq, comme on les appelle communément au Togo, composé de la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, l’union européenne et le PNUD, dans une déclaration succincte appelle aux réformes constitutionnelles et institutionnelles.

A la suite de l’appelle des églises catholique, évangélique presbytérienne et méthodiste du Togo de voir les réformes politiques se faire avant la tenue des élections présidentielles de mars 2015 la communauté internationale représentée au Togo appelle de nouveau la classe politique à opérer les réformes.

« Les Chefs de missions de l’Union européenne, de la France, de la République fédérale d’Allemagne, des Etats-Unis d’Amérique, ainsi que la Coordinatrice résidente du système des Nations unies accrédités au Togo s’associent à l’appel récent des églises du Togo en faveur d’une issue positive du processus de réformes constitutionnelles, encore inachevées. Lire la suite »





En août 2010, Andoch Bonin faisait des révélations sur Gilchrist Olympio. Bonne relecture

7 10 2014

18082010

en conférence de presse samedi dernier, l’ancien interprète d’Eyadema a brisé le silence et dévoilé la face cachée de monsieur Olympio avec des révélations plus que troublantes.

Voici ce que déclarait l’ancien interprète d’Eyadema.

Pour commencer je remercie certaines presses qui actuellement font leurs émissions en mina une très belle langue chose qui pourra nous aider à évoluer après. Maintenant revenons au vrai sujet de cette conférence de presse. Nous sommes dans une opposition où nous combattons depuis très longtemps pour notre libération. Nous nous battons depuis les années 60. Dès après le lâche assassinat du père de la nation togolaise Sylvanus Olympio, qui est aussi le père de l’indépendance. Bien sûr qu’il a lutté mais il n’était pas le seul.il avait mené une politique assez saine et étant donné que sa mémoire est dans l’esprit de tout le monde aujourd’hui et à voir ce que nous avons vécu après son assassinat, je le dis, je le maintiens qu’il est le père de la nation.

Depuis donc ce moment nous avons commencé la lutte y compris ma personne ici. On nous parle de leader charismatique, d’opposant historique et c’est des  mots qui ont été trouvés par la France. Ce que je sais est que quand l’africain est suffisamment bête la France lui trouve de bons attributs.

Quand l’africain est digne, orgueilleux, fier, la France s’en méfie. C’est pourquoi quand je vois un africain apprécier par la France, je me dis automatiquement que c’est un imbécile. Et donc que l’on appelle certains ici opposant historique, leader charismatique, je sais ce que cela peut représenter. Même dans l’opposition que nous avons commencé ensemble dès l’assassinat de Sylvanus Olympio, quand je travaillais à ‘ambassade d’Amérique en 1963 quand l’incident c’était passé. Et je crois que nous devons ensemble chercher les auteurs de cet assassinat que je considère est une ombre qui plane sur le Togo, qui nous empêche de faire notre devoir. Car je l’ai toujours dit, Eyadema, petit sergent qu’il était ne pouvait tuer un Olympio. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas facile de tuer un être humain. On peut me donner une arme tout à l’heure, un pistolet, un revolver pour tuer l’autre, mais si mon esprit n’est pas supérieur à l’autre, je ne pourrai pas. Eyadema n’aurait pas pu.

Alors nous avons avec le docteur kérim boukari qui est décédé, que Eyadema avait tué, nous avons notre frère djobo boukari qu’Eyadema a également tué, nous avons notre aîné salami qui avait commencé cette lutte dès le lendemain de l’assassinat et ma propre personne quand j’ai su la contribution des états unis d’Amérique, de l’ambassadeur jean poulhada dans l’assassinat de sylvanus olympio, j’ai déposé ma démission et je suis parti de l’ambassade et depuis lors nous avons commencé la lutte.

Je disais il n’y pas longtemps dans le quotidien liberté, que je considère qu’il fait un excellent travail, pour cela je vous dirai quand 1991 j’étais à Cotonou quand on faisait la conférence nationale, on me demandait ce que je pensais de la presse togolaise, en ce temps, elle était vibrante et j’en étais tout simplement amoureux. C’est ainsi que je tombe amoureux de notre presse aujourd’hui, c’est pourquoi je vous ai félicité tout à l’heure du courage que vous avez.

Je disais donc dans ce journal liberté que Olympio notre frère, Olympio Gilchrist n’a jamais été et n’est pas de l’opposition. J’ai mes preuves, j’ai toutes mes raisons.

Je vais vous donner une preuve presque palpable de cela. J’ai quitté la présidence de la république togolaise le  jeudi 06  avril 1982. J’étais allé à Cotonou, j’y suis resté quelques temps. Je suis arrivé à paris le jeudi 22 avril 1982, nous avons notre frère qui est aussi dans l’opposition, le beau frère de Gilchrist, monsieur Eric Amerding, que je connaissais parce que nous avons travaillé ensemble à l’UNESCO 66  67. Je savais qui il était. Je lui faisais même le rapport de tout ce qui se passait de malsain à la présidence. Arrivé donc à paris ce matin du 22 avril, j’ai pris mes bagages, je suis allé prendre un petit hôtel, après m’être débarbouillé quelques 5 ou 10 minutes, j’étais allé à l’UNESCO chez notre frère Eric Amerding. Nous avons discuté de 09h du matin jusqu’à 17h entrecoupé d’un petit déjeuner. Le lendemain vendredi 23 avril, nous avons fait la même chose et à midi il me dit, on va aller manger et au restaurant il me dit, Andoche, Gil aussi est à paris, je lui répondis, Gil, qui est ce qu’on appelle Gil ? Quel Gil ? Et Eric me dit, ton Gil. Je renchéris, mon Gil, je connais beaucoup de gil  et à Amerding de dire, Gil Olympio. Et je dis ah, il vit ? Ce qui veut dire que je ne l’ai jamais considéré comme capable de faire quelque chose dans cette opposition.

J’étais allé à paris, pour voir des gens que je savais, se battaient, j’étais allé me joindre à eux.

Je savais que Gilchrist Olympio avait de l’argent, et les origines de cet argent me sont connues tout au moins partiellement connues. Et nous avons besoin de l’argent, dit on que l’argent est le nerf de la guerre. Nous avons besoin d’argent mais je n’ai pas cherché à voir Gilchrist. Cette déclaration d’Eric Amerding que Gilchrist était à paris ce 23 avril, après j’ai rencontré Eric, je cherchais les adresses de ce ceux que je savais étaient capables ou pourraient faire quelque chose dans la lutte pour la libération du peuple.

Je cherchais Lawson merlot, que j’ai rencontré le 5 mai, parce qu’il était difficile de le trouver. Celui-ci dit qu’il n’a pas son adresse. Finalement, je dis voilà mon numéro donnez le lui, on le lui a donné et il m’a appelé le soir. Et nous nous sommes rencontrés le jeudi 05 mai 1982, c’est-à-dire exactement deux semaines. J’ai cherché l’adresse de notre grand frère salami dont je parlais tout à l’heure qui était également en exil et nous avons commencé à travailler.

Le mercredi 20 septembre 1982, soit exactement 05 mois après mon arrivée à paris, nous étions à une réunion quand Lawson Patrick, ami de gil qui lui faisait le rapport de ce qui se faisait  et quand il était venu chez nous à la réunion je me suis dis, bien que le connaissant lâche et il est vraiment lâche, peut être changerait il vu tous ceux avec qui nous travaillions. Gilchrist était donc venu à la réunion ce mercredi 20 septembre, nous avons discuté et nous avons dit qu’on va travailler ensemble.

Que s’est-il passé quelques temps après ? J’ai fait des propositions à Gilchrist Olympio, connaissant bien la situation de sécurité du pays, je n’avais pas pensé que je mettrai plus de 3 ou 4 mois avant de faire arrêter Eyadema. Parce qu’il n’avait pas du tout de sécurité. Du tout.

Et face à ma proposition gil me dit, il n’y a pas d’argent. A toutes les propositions la réponse de Gil, il n’y a pas d’argent. Et je dis, allons chercher les sous.

Alors, j’ai fait cette nouvelle proposition. Adjoignez-moi trois de nos camarades dont Lawson Patrick et puis deux autres que vous ne connaissez pas, nous irons aux états unis. Je suis interprète de conférences. J’ai couvert l’Afrique un certain nombre de fois, traitant des problèmes africains, alors nous ferions des conférences universitaires là, sur des problèmes africains, sur la situation socio économiques de l’Afrique qui intéresse beaucoup de gens et aux états unis les entrées de ces conférences universitaires sont payantes et donc si nous faisons deux mois aux états unis nous aurons un peu d’argent pour continuer la lutte. Alors gil dit qu’il n’a même pas d’argent pour ce voyage, pour 04 personnes. Qu’à cela ne tienne, j’ai un peu de sous, vous Patrick préparez votre passeport nous allons partir. C’est là qu’il a réagit avec véhémence, non personne ne va aux états unis, que lui il est là, il est déjà connu là. Ce qui veut dire qu’il n’y a que lui seul. Ça été la première querelle que nous avons eu.

Ce que je voudrais dire est qu’il est le grand obstacle sur le chemin de la libération du peuple togolais.

Dans cet ouvrage, le Togo du sergent en général que j’ai publié en 1983, j’écrivais ceci : « l’indépendance du Togo avait été obtenu grâce à la lutte du peuple, de tout le peuple dans le cadre du CUT parti populaire et nationaliste.

Malheureusement ce parti avait un seul et unique leader en la personne de Sylvanus Olympio, émergeant nettement de lot, écrasait tout le monde et par ailleurs n’avait pas su admettre d’autres compromis avec d’autres personnalités. On se rappelle du mauvais traitement infligé à Me Anani Santos, avocat de notoriété internationale d’une très grande intelligence qu’il avait fait emprisonné et enchaîné en permanence dans sa cellule.

Cet homme aurait pu lui succéder et obtenir le soutien du peuple. On se rappelle aussi du professeur Messan Aithson, autre cadre nationaliste de grande valeur qu’il avait poussé à l’exil. Ces hommes écartés du parti et éloigné du peuple, le pays était resté avec un seul président qui tué, laissa un vide et un peuple orphelin. Alors les charognards se livraient à leur sale besogne. Olympio était décédé sans laisser de successeur et même pas un seul héritier spirituel. Il est vrai qu’il était commerçant, ainsi n’a-t-il laissé que des commerçants ? Mais des commerçants dépourvus de la dignité de leur père. Mais le peuple togolais pauvre comme nous le disions plus haut n’a rien à vendre et donc n’à que faire des commerçants ». C’est ce que je disais en cette année là, que notre père Sylvanus Olympio n’avait pas d’enfants. Parce que, Olympio était décédé depuis 1963, je suis entrain de parler dans ce livre en 1983, soit 20 ans. Personnes n’a levé le petit doigt pour faire quoi que ce soit. Ce n’est donc pas maintenant que je désavoue Gil, je le désavouais depuis longtemps.

A propos de cela, son aîné qui est quand même un peu plus humain, un peu plus sociable, le frère aîné de Gilchrist Olympio, Bonito qui m’avait téléphoné, j’étais à paris il me dit, félicitations pour ton livre, pourquoi ne viens tu pas à Londres pour voir comment commercialiser cet ouvrage. Et là j’ai dit que je n’avais pas d’argent et effectivement je n’en avais pas. Il téléphone à son frère gil à paris, lui demandant de me faire un billet d’avion et de me mettre quelques sous en poche pour que je vienne. Gil demande à son frère s’il a lu le livre, Bonito dit oui et qu’il trouve que c’est un bel ouvrage et Gil lui dit, tient lit cette page là où on dit que notre père n’a pas laissé d’enfants.

Et bonito me rappelle ah bon, donc tu nous as traités d’imbéciles dans ton livre et je répondis à chacun son jugement.

Voilà pour ce qui concerne le leadership, je ne crois pas que jusqu ’à présent nous en ayons trouvés. A la première conférence de presse que j’avais tenue il y a quelques mois, je disais qu’il faudra que nous nous trouvions un leader. Je vous parlerai de ce manque de leadership par cet exemple ci. La conférence nationale c’était tenue et à laquelle avait participé des gens qui n’avaient aucune vocation, aucune mission, qui avait trouvé la conférence comme une fiesta, comme un festival. Un exemple. Quand en novembre les gens avaient voulu faire une grève illimitée, moi j’étais déjà à Cotonou. De Cotonou, quand je l’ai appris, j’ai dit écouter ne faites jamais ça. Cela ne se fait pas. Vous venez de faire une grève de trois jours qui avait reçu la participation de toute la population. Si nous considérons que nos frères kabyè constituent au moins 10% de la population et qu’il y ai eu 97% de participation à cette grève là, c’est-à-dire que au moins 7% de nos frères kabyè y avaient participé. La vérité ici est que tout le monde souffre et excusez moi nos frères kabyè souffrent plus que nous.

Je connais le nord, quand je suis rentré encore dernièrement en 2005, j’ai fait presque un an en visitant le pays en voyant ce qui s’y passe. Cette grève de trois jours avait déjà prouvé au monde extérieur qu’Eyadema était vomi. Et donc quand ils avaient voulu faire une grève illimitée, j’ai dit, ne le faites pas, ils ont insisté. Vous voulez faire la grève le 16, en syndicalisme aucune grève ne se fait en milieu de mois. Nulle part sur la terre cela ne s’est fait.

Ils lancent une grève le 16 novembre alors que personne n’avait plus de l’argent dans les poches, c’était criminel. Juste pour vous dire que nous n’avons pas de leadership.

Maintenant pour retourner à la situation de l’UFC avec gilchrist olympio, dans cet ouvrage sur les conférences en Afrique, je n’ai dit que du bien de gilchrist olympio. Parce que je me suis dis le moment est venu, le peuple est derrière l’esprit de son père et non derrière lui et donc dans mes analyses dans ce livre ci, je n’ai parlé que de bien de gil. Quand gil l’a appris, j’étais allé le voir, il m’a payé un livre à 500 000  francs parce que, on a dit du bien de lui. Dans le premier dans lequel on n’a pas dit du bien de lui, il a refusé qu’on le ventile.

Ce que je sais par exemple de Gilchrist également, c’est qu’en 1977 il y avait eu une tentative de coup d’état par mercenaires interposés. Ce coup d’état aurait pu aisément réussir sinon par le fait de Gil. Gil a reçu de l’argent d’Houphouët Boigny pour organiser ce coup d’état. Et il envoyé des mercenaires qui ont passé deux mois à Lomé, à l’hôtel le boulevard, qui ont déjeuné avec assila, avec assih, avec Eyadema lui-même.

Le moment venu pour faire le coup d’état Gilchrist dit non qu’il ne faut pas le faire. Qu’il est à une réunion  à New York. Torskin qui est le chef de cette équipe lui dit, mais qu’est ce que ça veut dire, pourquoi ? Il dit remettez ça à plus tard.

Ils remettent à 10 jours. Les 10 jours arrivent, l’équipe dit, nous allons faire le coup d’état tel jour, Gil refuse encore une deuxième fois. La troisième fois les gens lui disent nous, nous voulons faire ce coup d’état, nous le ferons mercredi prochain et si vous ne venez pas, nous remettrons le pouvoir, à un officier du sud.

Gil pour éviter cela, recrute trois autres mercenaires qui avaient pour mission de faire échouer le coup. Ces trois mercenaires étant partis de Londres, venant sur Accra mais transitant sur Zurich. Il y avait trois vols quotidiens, Londres Accra dans le temps.

S’ils prenaient le vol à Accra peut être le plan qu’ils avaient ne réussirait pas. Ils avaient préféré passer par Zurich. Ils avaient suffisamment bu, et quant on a appelé leur vol pour qu’ils embarquent, ils avaient dans leurs sacs des objets étranges, la police leur demanda, qu’est ce que ça veut dire tout ça ? Ils répondent en titubant qu’ils allaient à Accra pour faire un coup d’état dans un pays voisin du Ghana.

La police ne pouvait pas comprendre tout ça et ils furent arrêtés, ce qui était leur souhait, la police a prit leurs passeports, ils ont appelé Scorton Dia à Londres qui a dit qu’il les connait. Ce dernier savait qu’un coup allait se faire au Togo mais n’a rien dit, il l’a signalé à la maison blanche à Washington qui a appelé madame Johnson qui était l’ambassadrice à cette époque en 1977, elle a réveillé Eyadema à 01H du matin pour lui dire qu’il y a un coup d’état en préparation faites attention. Gil ayant suivi cela appelle Topskins, un sergent de la royal air force des états unis pour lui rendre compte.

Houphouët Boigny était obligé de l’avouer à Eyadema lors de leur sommet sur le cacao du 20 octobre 1979, Eyadema se plaignait, oui nous sommes collègues mais tu finances mes ennemis pour venir me tuer.

A Houphouët de répondre, oui nous sommes collègues peut être mais vous êtes mon fils que effectivement ces enfants lui il les aidait jusqu’en 1977 mais ayant vu qu’ils n’étaient même pas capables de réussir leur coup il les a laissé tomber.

Pour ce qui concerne cette tentative de coup d’état d’avant 1977, quand j’ai eu la bande que j’ai transcrite et traduite je suis allé à paris où j’ai cherché Lawson merlot, la deuxième personne que j’ai cherché après Eric Amerding, et je demandais à merlot, mais qu’est ce qui s’est passé par rapport au coup d’état, Lawson me dit, ce n’est pas cet imbécile de Gil ? Mais en quoi est ce qu’il est imbécile ? et il avait répété in extenso ce que Topskin a dit à Eyadema, colonel Assila, commandant Assih, Laclé et Ocloo.

Quand Topskin est allé voir Eyadema, il a donné un plan à Eyadema et il dit à assila, i know You are a true soldier, étudie ce plan et voit si avec ce plan nous pouvons tuer Eyadema et vous tous avec ?

Assila l’a vu, l’a passé à assih et dit oui, vous pouvez réussir.

Topskin de dire, qu’ils avaient fait 06 plans et qu’il n’y avait pas de similitude entre aucun plan. Et s’il ne retournait pas à denou d’ici quelques heures, le coup aura lieu. Et il réclamait un million de dollar ce qui faisait 250 millions de francs CFA.

Eyadema a appelé Klutsè Michel qui était le directeur de la BCEAO, de lui ramener 300 millions ce que Topskin a prit avant de partir. C’est vous dire que gil n’a jamais voulu la libération de ce peuple.

Déjà Gilchrist a pour épouse aujourd’hui une ancienne pute d’Eyadema, que je connais, que beaucoup de gens connaissent mais ils se taisent.

Non seulement qu’elle était une pute d’Eyadema, il la passait à bongo et à Mobutu. Comment quelqu’un qui est bien pensant, qui sort d’une maison responsable peut agir de cette façon ? gilchrist olympio, après 77, nous avons voulu faire un autre coup d’état en 1985, Gilchrist l’a su par Lawson Francisco et nous a directement trahi à Eyadema, en septembre 86 aussi, un coup qui avait réussi, gilchrist l’avait trahi par un certain Ouzou, un petit sergent dans la police qui a volé, on voulait l’arrêter et il a fui pour se réfugier au Ghana. Il est allé voir gilchrist qu’il était opposant ce dernier l’a prit et le met dans le top niveau de l’organisation. Lawson merlot s’y était opposé, Lawson Francisco aussi mais Gil a insisté et s’est ainsi que le coup a foiré.

Pour revenir à la conférence nationale, les ¾ au moins voulaient professeur Léopold Gnininvi, secrétaire général d’un parti pouvait être candidat. Gilchrist est allé voir professeur Gnininvi pour lui faire des propositions qu’il a refusées.

Il était allé voir Koffigoh qui a accepté juste pour faire capoter la conférence et s’est ce qui s’est passé.

Récemment pour prouver sa méchanceté, sa ténacité a brisé tous nos efforts. Gilchrist et cela est vrai était allé voir le président Mills un mois et demi après sa prise de fonction qui prouve que soit il est méchant ou il n’est intelligent. J’ai participé directement à la campagne de NDC en 2004 et en 2008.

Connaissant la politique je ne suis pas allé voir Mills que je connais personnellement pour lui demander quoique ce soit.

Et donc Gil était allé voir Atta Mills et il a été renvoyé, parce qu’il a un dossier qui n’est très beau, très gai. Maintenant pour que quelqu’un d’autre ne puisse pas allé voir Mills et qu’on le reçoive, il est venu à Lomé dire qu’il a vu le gouvernement ghanéen qui est disposé à les aider. Ce qui était faux.

Ma mission principale est de déshabiller Gil, pour que les togolais sache qu’il n’a jamais été de l’opposition. Je suis très heureux qu’il s’est dévoilé, qu’il s’est exposé lui-même. Il nous reste à nous de savoir comment reprendre la lutte pour libérer le peuple, pour pouvoir nous libérer.

Pour cela je le dis, le Togo souffre de la France. Le peuple togolais courageux vaillant et travailleur, souffre néanmoins du peuple français, peuple indigne, incapable, sournois, perfide qui a toujours réussi à faire son histoire grâce aux peuples africains.

Comme le disait bien leur François Mitterrand, sans l’Afrique, la France n’aura pas d’histoire au 21 èm siècle. Notre ennemi principal c’est la France, elle ne veut pas du tout que nous évoluons.

Nous devons tout simplement nous rappeler cette déclaration de Charles De Gaulle, ce fameux 2 février 1944 que l’Afrique n’a pas droit à l’indépendance même pas à la simple autonomie interne.

La France préfère les imbéciles. Prenez cet exemple, jacques Chirac, quand il était maire de paris, nous étions à paris le 27 octobre 1981. J’étais avec Eyadema dans son salon quand le téléphone sonne. Je prends le téléphone, il dit, mon général je suis au garde vous. C’est jacques Chirac, un civil qui se met au garde vous à un sergent.

Mon général je suis au garde vous, je dis mais, qui êtes vous ? À qui voulez vous parler ? il dit mon général, je dis, c’est ce qu’on vous demande. Vous êtes qui ?

Il raccroche. Eyadema demande ce qui se passait, je lui dis que c’est quelqu’un qui s’est trompé de numéro.

Quelques instants après le téléphone sonne et il dit que c’est jacques Chirac et je dis de quel service ?il dit qu’il est maire de paris. Je dis ah vous avez de la chance car dans notre délégation il y a votre homologue de Lomé, je peux arranger à ce qu’il vous reçoive.

Il raccroche. Eyadema dit c’est qui ? je dis c’est un monsieur qui dit qu’il s’appelle jacques Chirac.

Il bondit et dit qui ? Quoi ? C’est le président, et je dis à Eyadema ce n’est plus Mitterrand qui est le président ? Il dit non, c’est eux qui ont les barbouzes.

Il semble que Chirac a rappelé encore et Eyadema lui de venir. 40 minutes après, l’autre se pointe.

Il était parti chercher combien ? 03 milliards de nos francs.

Voilà pourquoi c’est important que nous reprenions la lutte et que nous sachions que notre ennemi principal c’est la France.

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Andoch Bonin »je veux mourir sur ma terre ».

6 10 2014
A.Bonin

A.Bonin

Son vœu le plus cher de rendre l’âme sur la terre de ses aïeux est exaucé.

« je veux mourir sur ma terre » , nous confiait-il, il y a 05 ans, c’était le 23 mars 2009, lors d’une interview qu’il nous a accordé trois ans après son retour au Togo du fait de plusieurs années d’exil. Andoch vient de tirer sa révérence ce week end,  sans avoir vu le Togo libre,  un de ses rêves, le rêve de tous les combattants de la liberté.

Dans cette interview il posait  la problématique d’un leadership éclairé pour mener le peuple togolais à la liberté et à la dignité. Malheureusement, Comme beaucoup de combattants, Andoch s’en est allé au moment où le Togo reste plonger dans une crise politique avec des acteurs qui  continuent de se mélanger les pinceaux à la veille de la cruciale échéance présidentielle de 2015. En attendant de revenir sur son parcours nous proposons ces quelques lignes transcrites d’une interview qu’il noua a accordée à Radio Nostalgie à l’époque. Bonne lecture, nous y reviendrons.

L’une des figures de la lutte pour la démocratie au Togo, Andoch Bonin comme la plupart de ces togolais futs contraint à l’exil. De retour au Togo depuis bientôt 3 ans où il vivait dans la clandestinité, le bouillant Bonin est sorti de sa cachette pour tenir une conférence de presse le 20 mars a Brother home. Nous lui avons tendu notre micro…

Fabbi kouassi : vous êtes revenu au Togo parce que vous estimez que le fils est différent du père ?

Andoche Bonin : je suis rentré parce que je commençais par vieillir, je voudrais plutôt venir mourir sur ma terre que de le faire à l’extérieur. Lire la suite »





Entretien avec la journaliste Sadio Kanté Morel expulsée du Congo Brazzaville.

4 10 2014

sadioL’actualité du moment c’est aussi l’expulsion de la journaliste Sadio Kanté Morel  du Congo pour défaut de carte de séjour selon les autorités de ce pays. L’intéressée estime que les mobiles de son expulsion relèvent du fait qu’elle gêne le pouvoir congolais. Dans une interview qu’elle a bien voulu nous accordé elle revient sur les circonstances et les conséquences d’une expulsion aux relents de règlements de compte.

Madame Kanté les autorités congolaises vous ont expulsé du pays au motif de défaut de carte de séjour, décrivez nous les conditions dans lesquelles vous été expulsée ?

Je suis allé à la direction générale de la police dans l’après-midi du 21 septembre faire un signalement d’usurpation d’identité dont mes frères nés congolais et devenus français sont victimes de la part des personnes hébergés par mon père très âgé et qui a eu 26 enfants, quelques temps après le directeurs de la police administrative me fait appeler alors que je remettais ma lettre de signalement au chargé de communication du DGPN qui lui était hors de son bureau. Le colonel me signifie alors ma mise à ecrou pour trouble à l’ordre publique et demande à ce que je sois entendu jusqu’à son retour. Il se rendait à un séminaire. Dès qu’il est sorti, on m’a menottée,  et conduit au commissariat central, vers 21h un confrère est venu me voir et m’a demandé de lui fournir mon acte de naissance et ma la lettre d’accréditation sur la demande du colonel Ndoudi, je lui ai dit qu’ils ont pris mon sac qui contient les clés de mon appartement et mes téléphones donc dans l’impossibilité de fournir ce qu’il me demande vu que je suis au cachot.

A 1H du matin, une équipe est venu me chercher sous le prétexte que le DG de la police nationale le général Ndenguet demande à me voir, menottée à nouveau je suis surprise de me retrouver à l’aéroport avec de sac de voyage qu’ils ont pris chez moi en y mettant quelques vestes, sans jupes ni pantalon et avec une photo de mon défunt mari et une autre de mon fils. Donc je me suis dit que tout a été décidé et qu’il ne sert à rien à ce stade de résister, vers 2H passée, on m’a remis à la police des frontières en enlevant mes menottes et à 3 h, l’avion a décollé pour Bamako, on a même prit un billet première classe (classe affaire). Lire la suite »








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