Le concours miss Togo ou la petite face visible d’un pays en pleine déviance depuis près d’un demi-siècle.

3 09 2014

couronneEn plus du label de  dictature atypique qui colle à la peau du pauvre Togo au nom du clan cinquantenaire au pouvoir, ce pays contrairement au rêve des pères de l’indépendance  est aussi celui du sexe avec pour programme de société dédié à la femme ; humilier, chosifier,  dépersonnaliser, abêtir,  la gente féminine. Le concours miss Togo n’est  que l’arbre qui cache l’immense forêt de perversités et d’indécences  d’un pays amoralement atypique dont les dirigeants et autres acteurs n’ont que faire du respect dû à  la femme et par ricochet et  sa nudité. Cette nudité se vend bien, se consomme bien, se tripote bien, se jette bien avec l’accord tacite de celles qui incarnent accidentellement la femme togolaise. Ces représentantes de elles toutes,  acceptent volontiers la politique programme de marchandise à bon marché à  portée de main du sexe qualifié de fort.

Disons d’emblée que le but de cet article n’est pas de faire passer les femmes togolaises pour des victimes car elles ont leur part de responsabilité du drame qu’elles vivent pour avoir accepté du fait  d’être une chose aux mains des hommes vautours qui représentent dans le cas d’espèces les pouvoirs politiques et économiques. Avant de revenir au cas désespéré  de la jeune togolaise, qui se présente ou non à un honteux concours de miss, il n’est pas inutile de revenir sur la mère togolaise, la femme togolaise, qu’elle soit femme au foyer, ministre, directrice de société ou autre.

Cette femme togolaise a perdu sa valeur, de  son charme, de son être  et plus grave de son âme. Ne sont-elles pas nombreuses, ces épouses la bague au doigt après le cinéma nuptial devant monsieur le maire, devant Dieu, Allah et les hommes a multiplié les amants pour des mobiles financiers, politiques ou autres ?  Qu’on ne dise pas que c’est partout ainsi, nous sommes au Togo dans le royaume de l’atypisme et du singularisme, le royaume du tout est possible, où les interdits n’existent pas dans la réalité. Ils sont de mise habillés d’une hypocrisie congénitale, ces interdits,  juste pour donner à la société togolaise un visage humain et normal. Lire la suite »





Fuite de capitaux au Togo, plus de 9000 milliards sortis du pays entre 2002 et 2011.

2 09 2014

GFIUn rapport du Global Financial Integrity (GFI), une ONG  américaine, sorti en décembre 2013 sur 144 pays en voie de développement dont le Togo fait des révélations vertigineuses sur le pillage à ciel ouvert du Togo au cours de la décennie 2002-2011. Sous le père comme sous le fils la gouvernance repose sur la dilapidation des ressources du pays. Mais ce braquage économique du pays s’est accentué avec la venue de Faure Gnassingbé au pouvoir avec un pic en 2008. Plus de 9000 milliards sont détournés au cours de cette période que couvre le rapport.  Si le rapport de GFI a fait l’objet d’articles de presse à sa publication le sujet a été l’objet d’un exposé de monsieur Jean Pierre Fabre, président de l’ANC, l’Alliance Nationale pour le Changement,  ce mardi dans un hôtel de Lomé.

« Ce rapport, le 3ème du genre, porte sur 144 pays dont le Togo et  présente les estimations les plus exactes, des sommes d’argent qui sortent illicitement des pays pauvres, avec la criminalité, la corruption et la fraude fiscale. Il est accablant pour les gouvernants de ces pays et met à jour l’une des raisons essentielles pour lesquelles les populations de nos pays vivent dans une extrême pauvreté, tandis que les dirigeants affichent une richesse insolente ». Lit-on dans l’exposé de monsieur Fabre. Lire la suite »





Affaire d’escroquerie à Ecobank, Jonathan Fiawoo et Elvire Grunitzky derrière les barreaux.

30 08 2014

jo et elLes cerveaux dans ce qui peut être qualifié « d’escroquerie du siècle », Jonathan Fiawoo et sa compagne Elvire Grunitzky sont détenus depuis quelques jours, en attendant que la justice togolaise pour une fois retrouve toute sa lucidité et  tranche cette affaire selon le droit et éclairer l’opinion sur les tenants et les aboutissants de cette malversation grandeur nature digne de figurer dans le livre Guiness Records. Qui a fait quoi et pourquoi ? L’opinion, surtout togolaise attend que la justice qui a son blason totalement terni saura se départir des contingences des milieux mafieux et faire correctement son « job ».

Une chose est certaine, au regard de l’importance de la somme détournée soit plus de deux milliards de francs CFA, il urge que justice se fasse et les clients d’Ecobank qui ont subi des dommages du fait de cette malversation grotesque  puissent rentrer dans leur droit.  Surtout que la renommée de la prestigieuse banque panafricaine est mise à mal depuis un certain temps par cette situation plutôt désastreuse.   Lire la suite »





Togo, vol de matériel au CHU de Lomé, la gendarmerie met aux arrêts des agents de santé.

27 08 2014
chu s.o

chu s.o

Les faits remontent à la semaine dernière où un moniteur a disparu du centre hospitalier Sylvanus Olympio, c’est le moniteur du bloc opératoire de la salle 3. Un moniteur est un appareil qui permet de suivre un malade qui vient d’être opéré ou en réanimation. La direction informée, décide de s’en référer à la gendarmerie. Un détachement du SRI (Service de Recherches et d’Investigation) débarque au CHU Tokoin pour investigations.

Le commandant du détachement souhaite interroger le personnel qui était de garde au moment de la disparition de l’appareil. Mais du fait que certains patients attendaient d’être opérés, la gendarmerie a souhaité procéder à l‘interrogatoire en fin de journée pour permettre au personnel qui doivent être  écoutés de s’occuper d’abord  des malades.

Certains agents concernés ont  néanmoins suivi les gendarmes, parce que de nuit ils étaient libres la journée. C’est dans son blouson que l’un d’eux a rallié la gendarmerie. Il lui aurait été refusé de pouvoir se changer. Un peu après 18h, deux autres anesthésistes  comme convenu étaient au SRI pour être interrogés. Soit au total 05 personnes. Fait curieux, la gendarmerie décide de les garder pour la nuit.

Le responsable du service de réanimation qui est un colonel de l’armée a dû intervenir pour comprendre les raisons qui sous-tendent une telle détention pour la nuit. Une solution intermédiaire fut proposée.

Les gendarmes proposent de perquisitionner les domiciles des trois surveillants avant de pouvoir les laisser rentrer chez eux. Lire la suite »





Togo, décès du détenu Sadja Kokou au CHR de Sokodé.

25 08 2014

Incarcéré depuis plusieurs mois à la prison civile de Sokodé où il devrait purger une peine de deux ans, Sadja Kokou, environ 43 ans, après un peu  moins d’un an de détention, décède des suites d’une tuberculose. Plus alarmant, il y a de probables indices que les 74 autres  détenus avec lesquels monsieur Sadja a partagé la cellule soient contaminés.

Accusés d’avoir volé des sacs de colas, Sadja Kokou a écopé de 48 mois de prison ferme. Peine qu’il purge à la prison civile de Sokodé depuis plusieurs mois déjà quand il tomba malade. Diagnostiqué d’une tuberculose, il fut mis en quarantaine comme le recommande la procédure dans les centres pénitenciers.

Chose curieuse, après 48 heures,  il fut placé de nouveau et ensemble avec d’autres détenus dans une cellule où sont agglutinées 48 personnes sous prétexte qu’il ne souffrait pas de tuberculose. Lire la suite »





Togo, Pascal Bodjona de nouveau en prison au nom du fils du père.

23 08 2014
P. Bodjona dans le véhicule devant le conduire à la prison de Tsévié

P. Bodjona dans le véhicule devant le conduire à la prison de Tsévié

L’affaire dite d’escroquerie internationale se révèle de jour en jour  un véritable serpent de mer et  met à nu  l’état calamiteux d’une justice digne d’une époque préhistorique  ayant le vent en poupe  au Togo de Faure Gnassingbé dans le but de réprimer, régler des comptes, réduire en silence des togolais qui pour des raisons politico économiques ne seraient pas en  odeur de sainteté avec le plus « Faure » des togolais et toute sa tribu. Pascal Bodjona rentré en disgrâce et détenu plus de 07 mois en 2012 a entamé depuis ce jeudi 21 août 2014 son second round carcéral au nom de Faure  Gnassingbé, dans une ténébreuse affaire mal ficelée comme de coutume  au royaume de la seule famille régnante  qui a l’art de confectionner tous les délits et les accrocher au cou de tous ceux qui refusent de soutenir la politique suicidaire du prince.    

En effet L’ancien ministre de l’administration territoriale, Pascal Akoussoulèlou Bodjona est convoqué ce jeudi par devant le 04èm substitut du procureur pour être écouté au fond sur le  fameux dossier d’escroquerie internationale, alors même que les principaux cerveaux présumés de  cette affaire notamment Bertin Agba et Loic le Floch Prigent  sont pour l’instant dans la nature. Pascal Bodjona tantôt auteur, tantôt complice, selon les gymnastiques des juges, au service d’un homme, est victime d’un acharnement insensé alors même qu’un rôle secondaire lui est attribué.

Palais de justice de Lomé ce  21 août 2014

Ambiance particulière au palais de justice ce jeudi. Les jeunes manifestants se réclamant du fan club Pascal Bodjona ont investi  la devanture du palais dont l’accès est bloqué au public par les forces de l’ordre alors même que l’audience est censée être ouverte  à tout le monde. Lire la suite »





Togo, Le vital secteur de la santé en totale agonie sous Faure Gnassingbé.

18 08 2014
dans un hôpital à Paris

dans un hôpital à Paris

Il n’est un secret pour personne qu’en presque 50 ans de pouvoir, le Togo est dans une situation critique. Un confrère journaliste disait déjà en 2006 en conseil de rédaction,  que « si le Togo  était un organisme vivant il devait mourir depuis et ses obsèques faites ». En réalité ils sont nombreux à se demander comment le Togo arrive à tenir malgré cette gestion calamiteuse qui ne répond à aucune rigueur ni vision ? la santé dans tous les pays au monde reste un secteur, clé, primordial et vital sauf au Togo où le secteur est dans un état de délabrement indescriptible laissé aux soins d’un  chef de gouvernement qui a mille choses à faire pour gérer en plus un portefeuille  qui représente l’âme de tout programme politique sérieux. Décryptage d’un système de santé en totale agonie.

Le système de la santé au Togo est quasi inexistant avec de graves manquements dans la prestation, dans les prises de décision surtout que la santé n’a plus son ministre depuis  plusieurs mois déjà. Les ressources financières sont insuffisantes avec  un budget annuel qui reste des plus dérisoires chaque année, il varie entre 5 et 6%. Il a chuté cette année et couvre  seulement  le 1/3 des dépenses prévisionnelles.

Au centre hospitalier universitaire de Lomé par exemple, le bloc opératoire est dans un piteux état avec des  sanitaires semblables à ceux des  pays en ruine ou post guerre. Les  lits des patients datent de l’époque coloniale. Il faut aussi souligner  l’inexistence d’eau  courante. Les matériels d’opération  financés à près de dix milliards par la BIDC sont non opérationnels et pourtant c’est le conseiller personnel de Faure Gnassingbé sur les questions de santé qui a piloté un tel projet.  Un véritable scandale financier et sanitaire qui n’émeut guère les tenants du pouvoir au Togo. Si le plus grand centre hospitalier du pays avec pour mission de sauver les togolais est plus qu’un mouroir qu’en est-il des centre hospitaliers régionaux ? Lire la suite »








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