Togo, Aziz Goma, un prisonnier mal en point.

30 11 2021

Le pied d’Aziz Goma (selon la presse)

Aziz, un des nombreux prisonniers mal en point. En espérant qu’il aura la vie sauve contrairement à d’autres.

Tu rentres en bonne santé en détention pour des motifs bizarres, tu en sors brisé et bourré de séquelles, dans une indifférence totale de la communauté nationale et internationale.

Le G5 étant coutumier à décerner des satisfecit à tout va.

Les organisations de droits de l’homme devenues inaudibles. Elles ont tout fait pour se retrouver dans cette situation. La recherche des privilèges, du prestige au détriment de la défense et de la promotion des droits de l’homme. Des chantres en la matière il y a quelques années pour casser la dynamique du Collectif Sauvons le Togo (CST) ont ressassé à longueur d’émissions,  »la société civile ne fait pas de la politique ». Refrain repris en chœur par des médias et journalistes maisons. Toujours dans le renforcement du trône. On a beau dire que la politique ce sont les affaires de la cité et que les défenseurs n’aspirent à aucun poste politique. Rien n’y fit. Comme ils étaient en mission le refrain à continuer de plus belle.

La tyrannie est rentrée dans chaque compartiment et tel un cancer a tout gangrené. Les organisations ont choisi la diplomatie, la langue de bois, le caresser dans le sens du poil pour faire ami-ami avec l’oppresseur. D’où la faiblesse des organisations.

Les recommandations onusiennes appelant à libérer les détenus, à permettre leur évacuation si nécessaire sont restées lettre morte. L’ONU même adore le système et l’encourage. Le fameux droit de souveraineté des pays est passé par là. L’oppresseur intouchable, les citoyens sont obligés de compter sur eux mêmes, de s’armer de courage et d’intégrer qu’aujourd’hui plus que jamais ils sont seuls. Ils sont leur propre avocat, leur propre défenseur de droits de l’homme. L’ONU et ses branches africaines à oublier.

Quand ça donne l’impression d’une léthargie , d’un silence assourdissant, sachez que ça remonte à au moins 2012 et c’est un travail de sape soutenu et entretenu pour tuer ce qui est convenu d’appeler organisations de défense de droits de l’homme (oddh). Néanmoins quelques unes tant bien que mal tiennent. En silence avec professionnalisme et efficacité. C’est le cas de l’Association des Victimes de la Torture au Togo ( ASVITTO) que préside le courageux Kao Atchole, qui malgré l’obscurité reste debout, à même de dire un non symbolique mais historique.

Nous sommes tous des détenus. Certains sont dans les grilles d’autres pas encore. Ne pensons pas que ça n’arrive qu’aux autres. Nul n’est à l’abri dans une tyrannie. Sortir de l’illusion pour se repenser, une nécessaire étape. Liberté pour les détenus. La prison n’est pas conçue pour briser mais pour reconstruire.

Que la providence veille sur tous ceux que la souffrance de leurs semblables est un motif de jouissance.


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