CARNET CITOYEN N°4 DU CVU SUR LE REVEIL CITOYEN DU PEUPLE TOGOLAIS.

19 07 2012

COLLECTIF SAUVONS LE TOGO (CST) ET OPPOSITION TOGOLAISE : COMMENT DOMPTER L’AXE DU MALIN ?

Depuis la mise à jour le 12 juin 2012 du Réveil citoyen du Peuple togolais, il souffle un vent de révolte dont la force fait trembler la carapace gouvernementale nimbée de poussière intoxicante, nocive au Peuple togolais tout entier assujetti à une misère matérielle et morale sans précédent.

L’onde de choc provoquée par les évènements du 12 juin dernier a bouleversé la cynique et méthodique stratégie du pouvoir RPT /UNIR assuré par le coup de l’adoption unilatérale de lois électorales contestables sur la base de l’article 2 du protocole a/sp1/12/01 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance. Lequel coup de force politico-juridique passé sous silence à la CEDEAO, et censé garantir subséquemment une victoire au forceps lors des prochains scrutins à la dictature militaro-clanique de Lomé.

A peuple vaillant, rien d’impossible !  A force de jouer avec l’avenir de toute une population appauvrie et désespérée, le pouvoir est rattrapé par la malédiction dont les régimes décadents se font frapper au moment où ils pensent que plus rien ne pourra leur arriver.

La démission de Gilbert HOUNGBO, triviale quelle soit, ne peut éluder la cacophonie, le mélange des genres et la vacuité du pouvoir de Faure GNASSINGBE qui peine à s’affirmer, complice qu’il est de graves et massives violations de droits humains qui ne peuvent que le faire sombrer inéluctablement.

Toutefois, cette démission « surprise » de Gilbert HOUNGBO n’en est pas moins stratégique.

Il s’agit pour Faure GNASSINGBE de reprendre la main après avoir senti le souffle du volcan du CST rentré en éruption le 12 juin 2012, et qui a failli emporter son pouvoir.

Cette énième entourloupe, n’est rien d’autre qu’un appeau destiné à attirer et inciter les forces de l’alternance et du progrès dans la nasse gouvernementale. Ce qui explique la prompte offre d’un Gouvernement d’Union (GUN) délestée de son essence car dépourvue aussi bien de la force de la Loi fondamentale du 14 octobre 1992 que du mandat de mission qui devraient être la sienne. Alors même qu’il est clair que sans une ligne de conduite ne devant être que celle de l’organisation des élections justes, libres, équitables et transparentes de même que des prérogatives bien définies, le GUN ne sera autre chose qu’une officine annexe de validation des pratiques antirépublicaines du pouvoir ; ce qui permettra à Faure GNASSINGBE de réussir son pari de se maintenir au trône envers et contre tous.

Les forces de l’alternance et du progrès se retrouvent dès lors confrontées au célèbre paradoxe d’Achille et la tortue : « Achille ne peut jamais rattraper la tortue après laquelle il court. En effet quand il a parcouru la distance qui le sépare de la tortue, celle-ci a avancé et il doit poursuivre son effort. Quand Achille a parcouru la nouvelle distance la tortue a encore progressé, et ainsi de suite. La distance entre Achille et la tortue se raccourcit à chaque fois mais n’est jamais nulle ».

Le pouvoir RPT/UNIR garde toujours un coup d’avance. Paradoxalement, en face, les forces de l’alternance et du progrès ne disposent pas de moyens de lutte adéquats et se retrouvent toujours à la merci de l’agenda de dialogue aussi infructueux qu’inutile imposé par Faure GNASSINGBE et la Nomenklatura.

A ce tournant particulier et décisif de la lutte, le CVU recommande aux acteurs politiques, à la société civile, à la diaspora ainsi qu’à toutes les filles et à tous les fils du Togo tout entier de rester plus que jamais alertes et perspicaces pour déjouer toutes les manœuvres de la dictature militaro-clanique n’ayant que pour seul objectif la conservation des rênes du pouvoir.

Cela implique  un décryptage froid de la nouvelle donne politique qui recèle bien de pièges que le CVU se propose d’analyser sans tabou.

Un tel décryptage requiert nécessairement une analyse à quatre dimensions, notamment au niveau de la perception du peuple, au niveau des appareils politiques, au niveau de la stratégie politique et au niveau du déterminisme métaphysique. De leur approche croisée et systémique nous semble donc dépendre l’alternative stratégique idoine pour une meilleure sortie de crise !

 

 

–         Le contexte politique vu par le peuple

Les incessants manquements de Faure GNASSINGBE lui ont fait perdre toute crédibilité, et ont sabordé le peu de capital-confiance dont il dispose auprès d’une majorité écrasante du Peuple togolais.

Nonobstant son accession sanguinaire au pouvoir en 2005 sur fond de crimes imprescriptibles suivi d’escroquerie électorale, et son maintien en 2010 par un hold-up électoral, Faure GNASSINGBE avait tout pour se faire pardonner et gagner la confiance de ces concitoyens. L’Accord Politique Global (APG) arraché en 2006 a de quoi lui octroyé les leviers nécessaires à une modernisation de la vie politique passant par un incontournable aggiornamento devant déboucher sur des réformes institutionnelles et constitutionnelles pour ouvrir une nouvelle ère au Togo.

Malheureusement, Faure GNASSINGBE s’est complu dans la concussion, le complot contre la Nation, redevable qu’il est au réseau militaro-clanique qui l’a porté au sommet de l’Etat et qui continue par l’aider à y rester.

Dans ces conditions, les manquements se sont amplifiés. En témoigne le traficotage du Rapport du 15 février 2012 de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), alors que ledit rapport concluait expressément à l’implication du sieur Yotroféi MASSINA, colonel directeur de l’Agence Nationale de Renseignements ainsi que d’autres sinistres sires tels le général chef d’état major des Forces Armées Togolaises (FAT), Mohamed Atcha TITIKPINA, ou le commandant OUADJA de l’état major particulier du Chef de l’Etat dans la ténébreuse affaire de torture et autres traitements inhumains et dégradants dans le cadre de l’affaire du coup d’Etat d’avril 2009 ou «  Kpatcha Gate ». Ces hors-la-loi bénéficient toujours de l’indulgence suicidaire et lâche de Faure GNASSINGBE décidé à se porter caution solidaire de l’impunité.

De même, la banalisation des violations des droits humains ainsi que le bafouement des lois de la République se sont allégrement institués. Le domicile de Jean-Pierre FABRE, président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) n’a de cesse d’être violé au pire avec voie de fait sur les habitants le 14 juillet dernier, et au mieux surveillé avec interdiction de sortie décernée audit leader. Pour sa part, Agbéyomé KODJO, nonobstant son statut d’ancien président de l’Assemblée nationale a été interpellé et menotté le 19 juin 2012 après violation de son domicile par effraction  par une unité d’élite de plus d’une centaine d’hommes, contrairement aux dispositions  légales en vigueur.

Dans la même veine, les répressions des manifestations autorisées sont devenues des pratiques systématiques, sans évoquer les innombrables arrestations et détentions arbitraires et illégales ainsi que des incessantes voies de fait dont est victime la population.

A ce tableau peu glorieux s’ajoute l’accaparement sans précédent des deniers publics, leur pillage systématique à un rythme effréné et soutenu aussi bien par la Nomenklatura que par les innombrables premières coquines de la République dressées en véritables sangsues budgétivores, dévoreuses et spoliatrices de biens publics.  Ceci alors même que les conditions déplorables de vie de la majorité écrasante des Togolais n’a de cesse de chuter, entraînant trépas, calamité et désespérance.

Face à ce sinistre bilan, il est clair pour une majorité écrasante du peuple que Faure GNASSINGBE a apporté de la plus éclatante des manières la preuve de son incapacité à présider aux destinées du Togo. Il doit alors tirer toutes les conséquences de son échec en passant dignement la main, même si les appareils politiques dans leur ensemble essayent de ne pas désespérer de lui. D’où la récurrence et l’insistance des slogans réclamant plus que jamais sa démission depuis le 12 juin 2012 !

–         Le contexte politique scruté par les appareils politiques

Pour les appareils politiques des forces de l’alternance et du progrès de même que ceux de la coalition RPT /UNIR/UFC et apparentés, il n’est jamais tard pour bien faire. La démission du Premier ministre Gilbert HOUNGBO semble les conforter dans l’idée qu’un Gouvernement d’Union Nationale de mission expressément mandaté pour l’organisation de scrutins justes, libres, équitables et transparents pourrait résoudre l’impasse plus que bi-décennale qui retarde l’entrée du Togo dans la modernité politique et démocratique. Si les partis de l’alternance et du progrès se parent de garde-fous telle que l’exigence de préalables dont certains portent sur les observations contenues dans la plate-forme citoyenne du CST publiée le 04 juin 2012, le RPT/UNIR se claustre dans l’exigence de la formation d’un gouvernement avant toutes discussions. Dans le fond, le RPT/UNIR navigue dans une constante initiée depuis 2006, avec l’APG, qui a vu Maître AGBOYIBOR du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) accepté l’offre de conduire un gouvernement d’union avant d’être écarté après les élections législatives d’octobre 2007. In fine, le pouvoir n’a fait que se servir du CAR pour se donner une image lisse et rassurer un tant soit peu la population. Ceci parce que le RPT/UNIR a retrouvé un tantinet d’honorabilité et sa rocambolesque victoire lors de ces consultations électorales de 2007 lui a ainsi permis de bouter le CAR hors de la primature après que ce parti eut contribué à débarrasser le pouvoir de Faure GNASSINGBE des souillures paralysantes  de son accession originelle au pouvoir. Il apparaît donc clairement que, pour le pouvoir, le dialogue est nécessaire à condition que les acquis du RPT/UNIR et les intérêts de certains milieux d’affaires de même que ceux des lobbies et parrains véreux soient invariablement conservés. Il est dès lors clair que le RPT/UNIR est dans une logique de conservation du pouvoir et n’est prêt à lâcher du lest seulement que jusqu’à un seuil. En témoigne la sanction en trompe l’œil des quatre policiers reconnus coupables de voie de fait et de violation du domicile du leader de l’ANC, Jean-Pierre FABRE le 14 juillet 2012, alors que les véritables commanditaires sont loin d’être inquiétés. Ce qui indique qu’une telle posture de louvoiement de la coalition RPT/UNIR/UFC ne peut que contribuer à raviver les tensions, d’où la nécessité pour les partis de l’alternance et du progrès d’être bien inspirés pour procéder à une lecture minutieuse des tartufferies en cours en ne privilégiant que la stratégie communautaire d’un bloc étanche, uni et plus que jamais  soudé. Le RPT/UNIR n’ignore pas qu’il ne pourra plus gouverner seul sans être inquiété par le Peuple togolais plus que jamais déterminé à se faire entendre. D’où l’impérieuse nécessité pour les forces de l’alternance et du progrès d’adopter une indispensable posture unitaire.

–          La posture stratégique à adopter face au louvoiement du RPT/UNIR

D’un point de vue stratégique, le principe de l’union fait la force s’impose comme la première carte à abattre par les forces de l’alternance et du progrès. Ce n’est qu’après avoir affiché une solide unité que les forces de l’alternance et du progrès pourront décliner sous tous les angles les choix résolus pouvant leur permettre de se sortir victorieux pour le grand bonheur du peuple du constant louvoiement du pouvoir RPT/UNIR. Le pragmatisme politique est plus que jamais recommandé en ce tournant majeur et de décisif de la lutte pour l’instauration d’une société véritablement démocratique au Togo. Il importe que les partis qui se reconnaissent dans la lutte fassent le point de leur aptitude en termes de moyens de luttes. D’un point de vue strictement empirique, il est clair que l’opposition togolaise dans son ensemble, et tous ceux qui aspirent à l’avènement d’une société démocratique où force revient à la loi, ne disposent d’aucune espèce de force contraignante pour infléchir la vision machiavélique des partisans de l’immobilisme. Dans ce contexte, seule une action concertée coulée dans une unité de marbre peut faire basculer la victoire dans le camp de la population. Rien donc n’est à exclure ! L’opposition peut dès lors entrevoir son entrée au gouvernement dans un cadre bien défini et élaboré par un conclave du CST et de tous les partis de l’alternance et du progrès sans exclusive, appuyé par la société civile, la diaspora de même que toutes les bonnes volontés parmi toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier afin de désigner de commun accord un candidat devant conduire un gouvernement de mission expressément mandaté pour apaiser l’environnement politique actuel et organiser les scrutins à venir. Une telle option devra être expliquée de façon convaincante à la population qui doit s’imprégner des contours afin de demeurer alerte en cas d’obstacles dressés par le RPT/UNIR pour l’application d’un éventuel accord.

Cette stratégie requiert nécessairement l’application effective entre autres des recommandations de la CNDH concernant la destitution et la mise à la disposition de la justice togolaise des tortionnaires, ceux-là mêmes qui sont les sécurocrates de la dictature militaro-clanique. Ce n’est qu’à cette unique condition que peut être établie la preuve de la bonne foi de Faure GNASSINGBE et de la Nomenklatura ! Ainsi, dans une dynamique unitaire et de transparence vis-à-vis de la population, les forces de l’alternance et du progrès peuvent enrayer la diabolique et feinte main tendue du pouvoir RPT/UNIR. Si malgré tout, Faure GNASSINGBE s’illusionne et retrouve les vieux démons de la mesquinerie, la rage du peuple tel un torrent s’associera aux manifestations métaphysiques qui n’ont de cesse de se décliner, pour lui montrer la sortie.

–         Le décryptage métaphysique

Une bonne lecture de ce qui se joue actuellement au Togo ne peut faire l’économie du déterminisme métaphysique de la tragédie de la Terre de nos Aïeux révélée dès l’incident fondateur de la République survenu le 27 avril 1960. Le rendez vous manqué du drapeau en berne ce jour là, et la non prise en compte d’une série d’indices mystiques n’ont pas aidé à une meilleure analyse des stratégies de lutte pour l’avènement du Togo, « Or de l’Humanité ». Néanmoins la longue traversée de désert du Peuple togolais constitue un chemin initiatique qui a permis aujourd’hui la prise en compte sérieuse de la dimension hautement spirituelle de la lutte pour un Togo libre et prospère !

Le temps est compté pour Faure GNASSINGBE et la dictature militaro-clanique depuis l’effritement en septembre 2011 du cœur du pouvoir représenté par le tryptique Famille  GNASSINGBE-RPT-FAT. La prophétie de 1946 sur le Togo est dans sa dernière phase, et nombre d’indications aussi bien numérologiques que mystiques attestent de l’inexorable victoire du Peuple togolais sur les forces obscures coalisées avec l’esprit « ABLO ». Cinquante deux (52) ans après l’indépendance du Togo, sept ans (07) après l’accession de Faure GNASSINGBE au pouvoir, et sept mois après que Kara soit libérée des entraves de l’esprit à sept sceaux « ABLO », le cycle diabolique sept qui pèse sur le Togo est définitivement rompu en ce septième mois de l’année 2012, qui s’ouvre sur le cycle huit (08) de Lumière de l’Esprit à huit sceaux.

Au regard de tout ce qui précède, tout indique à suffisance que pour dompter l’axe du malin, les forces de l’alternance et du progrès doivent nécessairement faire leur, une lecture systémique de la grave et déchirante crise sociopolitique que connaît notre pays, et intégrer avec humilité et vérité la voie du peuple, également celle du discernement citoyen empreint d’une grande dose de bon sens. C’est bien de l’audace et de l’éthique républicaine dont il est plus que jamais question aujourd’hui au cœur de la Résistance citoyenne !

L’Esprit à huit sceaux a pris possession de la Terre de nos Aïeux, et il appartient à toutes les filles et à tous les fils du Togo tout entier de se mettre en marche à l’unisson, sans douter en rien de ce qui se joue actuellement au cœur de notre lutte ardue pour que triomphe promptement la Résistance citoyenne.

Que l’intègrent ou pas les différentes forces en présence sur la scène politique togolaise, il y a des soleils et il y a des nuits, et en temps voulu nous marchons où Dieu nous conduit !!!

ENSEMBLE SOUS LA BANNIERE DE DIEU, UNISSONS NOUS POUR RESTAURER PAR L’ACTION CITOYENNE LA REPUBLIQUE EN LAMBEAUX !

 Dr Edem Atsou KWASI                                          Sylvestre APEDO

 Coordinateur International provisoire            Secrétaire International provisoire

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